Marcelle Gauvreau

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Marcelle Gauvreau, née le 28 février 1907 à Rimouski et morte en 1968, est une naturaliste et enseignante québécoise.

Origine[modifier | modifier le code]

Marcelle Gauvreau est la fille du docteur Joseph Gauvreau. Sa famille s’est installée à Montréal alors qu’elle avait deux ans. Jeune, elle a passé plusieurs étés à la campagne. C’est d’ailleurs en séjournant à la maison d’été que possédait son père, près de la rivière Beaudette, qu’elle a développé un intérêt pour les sciences de la nature.

Études et carrière scientifique[modifier | modifier le code]

De 1920 à 1924, elle a complété une formation en Arts et Sciences, au couvent Mont-Sainte-Marie, à Montréal. En 1929 elle s’est inscrite à la faculté de Lettres et de Philosophie de l’Université de Montréal. Elle a abandonné le programme un an plus tard afin de se consacrer à l’étude des sciences de la nature. Ainsi, le 27 octobre 1931, elle s’est inscrite comme étudiante à temps plein à l’Institut de botanique de Montréal. L’année suivante, elle a obtenu un certificat de botanique générale et un certificat de botanique systématique. De 1933 à 1935, elle a suivi des cours de zoologie, de pédagogie des sciences naturelles, de paléobotanique, de botanique économique, de biologie générale et un cours de floristique donné par le frère Marie-Victorin. En plus de ses études en sciences de la nature, Marcelle Gauvreau a aussi suivi une formation en bibliothéconomie à l’Université McGill. Cependant, elle a choisi de poursuivre des études de deuxième cycle en botanique. Sous la direction de Jules Brunel, elle s’est lancée dans la rédaction d’un mémoire sur les algues marines du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent. Parallèlement à ses propres études, elle a collaboré à l’œuvre du Frère Marie-Victorin, notamment en élaborant le glossaire et l’index de La flore laurentienne (1935). De plus, pour répondre à la demande du professeur Jacques Rousseau de l’Institut botanique, elle a produit une bibliographie exhaustive des écrits du Frère Marie-Victorin. Ce document allait être publié dans les Annales de l’Acfas afin de souligner l’accession du botaniste à la présidence de l’organisation. Les travaux qu’a effectués Marcelle Gauvreau pour le Frère Marie-Victorin ont considérablement ralenti ses propres activités de recherche. Néanmoins, elle a fait preuve de persévérance et avec l’appui de différents membres de la communauté scientifique du Québec et d’un imminent chercheur étranger, William Randolph Taylor, elle a finalement obtenu son diplôme de maîtrise, en juin 1939. En effet, après six années de recherche, à l’âge de 32 ans, ses efforts ont été couronnés. Puisqu’il n’existait à l’époque que très peu d’ouvrages sur les algues du Québec, les étudiants et professeurs de la Faculté de Sciences de l’Université de Montréal ont insisté pour que son mémoire soit publié. C’est ainsi qu’en 1956, le Jardin Botanique l’a édité sous le titre : Les algues marines du Québec.

Implication au sein de la SCHN et des Cercles des Jeunes Naturalistes[modifier | modifier le code]

En janvier 1932, elle est devenue rédactrice de la chronique mensuelle des Cercles des Jeunes Naturalistes publiée dans la revue L’Oiseau bleu. Elle y a collaboré jusqu’en mai 1940. De 1938 à 1954, elle s’est aussi occupé de la rédaction d’une chronique hebdomadaire au sujet des CJN dans le journal Le Devoir. De 1938 à 1950 elle a occupé le poste de chef du secrétariat de la SCHN et du CJN. C’est en 1956, qu’elle a été élue présidente de la Société Canadienne d’Histoire Naturelle.

L’École de l’Éveil[modifier | modifier le code]

Avec l’appui du Frère Marie-Victorin, elle a fondé une école unique au Québec : « L’École de l’Éveil ». Les objectifs de cette école étaient similaires à ceux du CJN. Il s’agissait d’un programme d’initiation à l’histoire naturelle destiné aux enfants de quatre à sept ans. Ses fondateurs souhaitaient transmettre à leur jeunes élèves leur amour de la nature, mais ils visaient aussi à leur apprendre à développer leur sens de l’observation. Le programme incluait des excursions à la campagne, ce qui permettait aux enfants d’élaborer des collections de plantes, d’insectes et de minéraux. Durant les premières années, les cours, d’une durée d’une heure, avaient lieu dans un salon de l’Hôtel Pennsylvania, sur la rue Saint-Denis, en face de l’Université de Montréal. Ensuite, de 1939 à 1957, c’est au Jardin botanique qu’ils ont eu lieu. Finalement, suite à une mésentente avec les autorités de la ville de Montréal, Marcelle Gauvreau a décidé de démissionner de son poste au Jardin Botanique et d’instaurer l’Éveil à l’intérieur de l’Institut Cardinal-Léger sur la rue Beaubien à Montréal. Par la suite, plusieurs autres succursales ont été ouvertes, notamment à Ville d’Anjou, Duvernay, Rivière-des-Prairies, Rosemont et Saint-Léonard.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Janson, Gilles, « Marcelle Gauvreau, femme de science et éducatrice (1907-1968) », Cahier n° 34, Société historique et culturelle du Marigot, décembre 1996 : [1] Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Chauvette, Louise, Marcelle Gauvreau (1907-1968). Biographie d’une québécoise scientifique au milieu du XXe siècle, mémoire de maîtrise en histoire, Montréal, Université du Québec à Montréal, Montréal, 1991.

Références[modifier | modifier le code]


Lien externe[modifier | modifier le code]