Marcel Vuillerme

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Marcel Vuillerme
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Marcel Vuillerme, né en 1892, est un ingénieur français du domaine aéronautique, pionnier des avions et hélicoptères.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé des Arts et métiers (Cluny, 1904), il rentre en 1914 chez Breguet à Villacoublay comme ingénieur en chef de bureau d'études. Il restera ingénieur en chef jusqu'à son départ en 1937[1]. Il est remplacé par Georges Ricard[2].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Breguet XIV (1916) 
Marcel Vullierme aide Louis Breguet à concevoir ce biplan qui sera considéré par beaucoup comme le meilleur avion d’observation et bombardier léger de la Première Guerre mondiale, voire « l’avion de la victoire » de novembre 1918. Réalisé avec le soutien des frères Michelin et suivant les conceptions du lieutenant-colonel Émile Dorand, du Service technique de l'aéronautique (STAé), cet appareil construit à plus de 8000 exemplaires fera de Breguet, une petite entreprise qui vivotait en 1914, le principal avionneur français, au point que les moqueurs surnommeront son propriétaire « Louis XIV Breguet ».
Breguet 19 (1920) 
Après-guerre, Marcel Vullierme dessine ce sesquiplan en 1920 pour succéder au Breguet 14 à partir de 1922 comme biplace de reconnaissance. Cet appareil aura effectivement un usage militaire, notamment durant la Guerre d'Espagne dans le camp républicain, mais il est surtout connu comme avion de grands raids, grâce à son rayon d’action encore augmenté sur la version « Super-Bidon ». C’est avec un Breguet 19 GR (Grand Raid) que les capitaines Ludovic Arrachart et Henri Lemaître effectuèrent un vol sans escale de 3 166 km de Paris à Villa Cisneros en 24 heures et demie les 2 et , Marcel Vuillaume étant présent au départ d'Étampes[3]. Le plus connu des Breguet 19 est le "Super Bidon" avec lequel Dieudonné Costes et Maurice Bellonte réussirent en en aéronautique la première traversée sans escale de l’océan Atlantique Nord, d’est en ouest (départ de France, arrivée aux États-Unis).
Breguet 27 (1929) 
Marcel Vuillerme dirige l’équipe d’ingénieurs (dont deux deviendront à leur tour célèbres : René Dorand et René Leduc[4]) qui conçoit ce sesquiplan. Il sera fabriqué en série pour l’armée française entre 1930 et 1932 en plusieurs variantes : Breguet 270, 271.
Dorand G.20 (1938) 
En 1937, après la nationalisation des constructeurs aéronautiques par le gouvernement du Front populaire, plusieurs collaborateurs quittent Breguet. C’est le cas de Marcel Vuillerme, mais aussi de René Dorand qui crée sa propre entreprise, la « Société Française du Gyroplane » (SFG). Tous deux commencent à travailler ensemble sur un hélicoptère à rotors contrarotatifs coaxiaux, le Dorand G.20. Destiné à la marine nationale française pour être embarqué à bord du croiseur sous-marin Surcouf, c’était un projet en avance de vingt ans sur son époque. Il avait un fuselage effilé terminé par un empennage en V. La Seconde Guerre mondiale interrompit les travaux durant cinq ans, et quand le G.20 fut terminé en 1947 le projet n'intéressait plus la Marine[5].

Distinctions[modifier | modifier le code]

« VUILLERME (Marcel), ingénieur en chef des établissements Louis Bréguet; 14 ans de pratique professionnelle et de services militaires, dont 1 an de mobilisation. Titres exceptionnels : ingénieur d'une valeur technique consommée, a étudié le Bréguet 14 A2, universellement apprécié et réputé, dès son arrivée au front. En a fait la mise au point, servant lui-même de passager dès les premiers vols, à une époque où ces vols pouvaient paraître risqués du fait de la nouveauté de conception de l'appareil, et de l'utilisation audacieuse du duralumin, utilisation qui a marqué une étape nouvelle dans les progrès de la construction aéronautique. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notices Biographiques », sur Les Amis des Avions Breguet (consulté le 26 août 2017).
  2. Henri Lacaze, LES AVIONS BREGUET, vol. 2 - Le règne du Monoplan, Lela Presse collection Histoire de l'Aviation n°36, , 350 p. (ISBN 978-2-9140-1789-3).
  3. capitaine H. Lemaitre, « De Paris à Paris, via Dakar et Tombouctou », Le Petit Parisien, no 17568,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  4. Jacques Noetinger, Témoin privilégié de l'histoire de l'aviation du XXe siècle : Mes rencontres avec des constructeurs, des techniciens, des pilotes, des aventuriers..., Nouvelles Editions Latines, , 304 p. (ISBN 978-2-7233-9597-7).
  5. Roland de Narbonne, « Les gyroplanes de Louis Breguet », Le Fana de l'Aviation, no 571,‎ , p. 68
  6. « Dans la Légion d'honneur - Promotion du Sous-Secrétariat d'Etat de l'Aéronautique », L'Aérophile, vol. 28e année, nos 23-24,‎ , p. 365 (lire en ligne).

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