Marcel Taillandier

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Marcel Taillandier
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Pupille de la Nation, Marcel Taillandier, né le 25 mars 1911 à Condat-en-Combraille dans le Puy-de-Dôme, et mort le 11 juillet 1944, à Saint-Martin-du-Touch, est le créateur et l'animateur de l'un des plus importants réseaux de contre-espionnage de la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale : le Réseau Morhange.

Son parcours[modifier | modifier le code]

Il rejoint en 1924 l’école des enfants de troupe de Billom (63). Il s’engage en mars 1929 comme ingénieur radio-électricien dans la 8e unité du génie stationnée dans la garnison de Versailles. À partir de 1936, il appartient au 2e bureau (contre-espionnage) et sert au service radio du ministère de la guerre.

Son action dans la résistance[modifier | modifier le code]

En 1940, alors qu'il est adjudant-chef d'active, il entre en résistance et se réfugie dans le château de Brax. Il rassemble autour de lui, en zone libre, les premiers éléments d’un groupe qu’il destine à la lutte contre les services de renseignements ennemis et notamment le Sicherheitsdienst.

En 1942, il s'installe à Solomiac, dans le Gers, où il poursuit ses activités clandestines.

En 1943, le groupe "Morhange", qui porte son pseudonyme, passe à l'offensive contre les agents ennemis. Marcel Taillandier sera secondé par des hommes hors pair tels Achille Viadieu, Pierre Rous ou le docteur Roger Mazelier qui, tout en agissant pour ce réseau, soignait les membres des autres réseaux de résistance. Le groupe Morhange aidera - entre autres - l'intellectuel anti-fasciste italien Silvio Trentin.

Le 2 juin 1944, Marcel Taillandier, cerné sur la place du Capitole à Toulouse par six agents du Sicherheitsdienst, réussit à les tenir en respect et à se sauver en s'enfuyant par les toits. En juillet 1944, il reçoit le renfort efficace du capitaine Louis Pelissier, chargé de mission de 1re classe qui prend la tête d'un groupe franc du réseau.

Dans le courant de juin, Marcel Taillandier, qui est également le chef de l’Armée secrète toulousaine, forme un maquis dans la région de Quérigut (Ariège).

Le 11 juillet 1944, à Saint-Martin-du-Touch, près de Toulouse, alors qu'il est en route pour assurer une importante liaison avec le maquis du Gers, il tombe avec plusieurs camarades sur un contrôle de police allemand. Parvenu à s'enfuir, il se réfugie sur le toit de l'église du village. Dénoncé aux Allemands par une habitante, il est abattu immédiatement. Enseveli dans une fosse commune à Toulouse, le corps de Marcel Taillandier est identifié après la Libération et inhumé dans le cimetière de Châteaugay dans le Puy-de-Dôme.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]