Marcel Pinon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ceci est une version archivée de cette page, en date du 1 mars 2020 à 15:03 et modifiée en dernier par Ange Gabriel (discuter | contributions). Elle peut contenir des erreurs, des inexactitudes ou des contenus vandalisés non présents dans la version actuelle.
Marcel Pinon
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
BourgesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Archives conservées par
Œuvres principales

Marcel Pinon est un architecte français né à Saint-Aignan-sur-Cher le et mort à Bourges le .

Biographie

Il fait ses études à Contres, à Vendôme, puis à l'école d'architecture de Paris, avant de s'installer pendant quelques années à Vichy. En 1934, il arrive à Bourges en qualité d'architecte des services techniques de la ville.

Il est à l'origine de nombreuses réalisations dont la Maison de la culture de Bourges, une des premières de France, rendue célèbre en coorganisant le festival du Printemps de Bourges[1]. À l'occasion de l'Exposition internationale de Paris en 1937, il est retenu pour diriger la réalisation du pavillon Berry Nivernais[2].

Pendant la guerre, il participe à la résistance, permettant à de nombreuses personnes, dont le peintre Marcel Bascoulard, d'échapper à la déportation[3].

En 1946, il s'installe à son compte avec le titre d'architecte départemental. On lui doit la réalisation de nombreux établissements d'enseignement, de la bibliothèque municipale de Bourges, des archives départementales, de la maison des jeunes, du centre nautique ou de la gare routière. Ses dossiers, et ceux de son confrère Jean-Claude Féret, sont conservés aux Archives départementales du Cher (Fonds Pinon-Féret - cote 68 J 1-1447)[4].

En 1962, il est victime d'une grave attaque d'hémiplégie à la suite d'un accident dont les séquelles conduiront à sa mort.

Il est régulièrement cité dans les articles consacrés à une affaire urbanistique qui agite Bourges depuis 2011, autour du chantier de rénovation de la Maison de la culture[5], chantier arrêté parce que des fouilles préventives ont mis en évidence (ou remis en évidence[6] ?) les vestiges de thermes gallo-romains.

Sources

  • Marcel Pinon, architecte : Architecte de la Ville de Bourges, édité par M. Descloux, Paris, [s.d.,193?], disponible à la Bibliothèque des Quatre Piliers[7].
  • Laissez-vous conter la naissance d'une ZUP - Bourges Nord III, édité par la ville de Bourges[8]. Dans ce projet, Marcel Pinon est choisi par la mairie de Bourges pour piloter l'opération Chancellerie.

Notes et références

  1. Le Berry Républicain, Nécrologie, 22 décembre 1969
  2. Voir à ce sujet la fiche patrimoine consacrée à la Maison de la culture de Bourges, sur le site du ministère de la culture.
  3. La Nouvelle République, 22 décembre 1969.
  4. La description du Fonds Pinon-Féret sur archivesportaleurope.net.
  5. À Bourges, on enterre bien la Maison de la culture, Le Monde, 28/02/2014
  6. Article dans Le Berry signalant que Marcel Pinon, à l'occasion de précédentes fouilles, entre 1934 et 1937, avait déjà acquis la conviction de ce qu'il s'agissait de thermes. Cet article signale que ces fouilles sont évoquées dans Les thermes de la rue de Séraucourt, à Bourges, de Michel Baillieu, Frédéric Champagne et Yves Roumégoux, Cahiers d'histoire et d'archéologie du Berry, septembre 1990, évoque ces fouilles.
  7. Présentation de l'ouvrage sur le site des bibliothèques de Bourges.
  8. Accéder au document.

Lien externe