Marcel Neveu

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Marcel Neveu
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Naissance
Décès
(27 ans)
Cormenon
Nationalité
Activités
Autres activités
Sculpteur, graveur, illustrateur, photographe, céramiste, mosaïste, créateur de tapisseries et bijoux, poète, architecte
Formation
École nationale supérieure des beaux-arts, École nationale des beaux-arts du Havre, Grande-Chaumière
Mouvement
Art contemporain

Marcel Neveu, né le au Havre et mort le à Cormenon (Loir-et-Cher), est un peintre, sculpteur, graveur, illustrateur, photographe, céramiste, mosaïste, créateur de tapisseries et de bijoux, poète et architecte français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

À l'âge de 14 ans, Marcel Neveu obtient son CAP de menuisier-ébéniste au Havre. Il étudie ensuite aux beaux-arts dans sa ville natale entre 1949 et 1953. Élève de Gérard Desgranges, il fait la connaissance de Jean Dufy (frère de Raoul) et expose à la galerie Hamon du Havre.

En 1954, Marcel Neveu arrive à la Grande-Chaumière à Paris, où il est l'élève de Mac-Avoy, avant de fréquenter l'atelier du peintre Gustave Corlin (ancien élève de Renoir), où il y prépare le concours d’entrée à l’École nationale supérieure des beaux-arts.

Dès son admission, Marcel Neveu intègre, avec Pierre Carron, R. Faure, P. Ambille, l'atelier de Raymond Legueult (ancien élève de Pierre Bonnard). Marcel Neveu fréquente également les salons parisiens, la galerie de Seine à Londres[2].

Avec Faure, Carron (prix de Rome), Humbert, ils créent un atelier commun à Rosny-sous-Bois en 1955-1956 et plusieurs expositions personnelles et de groupes s’enchaînent.

Il sera sélectionné pour l'exposition à Dunkerque, du « Tricentenaire du rattachement de la ville à la France », retenu également pour l'exposition « Paris Capitale Le Marais » avec les peintres témoins de leur temps. Il expose à la galerie de Seine à Londres en 1957. Avant de partir au service militaire il partage un atelier et travaux en commun avec le peintre Pierre Longchamp rue Médéric à Paris. Il fréquente et travaille dans les ateliers d'architecture de M. Faugeron et Zavaroni.

Marcel Neveu concilie l'architecture et la peinture, il crée de nombreux plans et maquettes dont l’étude des volumes en maquette de 12 villages du 1er club Méditerranée en collaboration avec Mademoiselle Noëlle Janet et Christian Demonchy pour la Martinique. Il se focalise sur l'étude des volumes et est collaborateur direct du groupe pour l’étude de l’extension de la ville de Bordeaux, exécution de la maquette au 1/10000e de la Vallée de l’Oise pour l’O.R.E.A.V à Noyon. Il fait de nombreuses études de volumes d’intérieurs et extérieurs pour des Ateliers d’Architecture.

Marcel Neveu réalise des études, des projets, des constructions neuves, de restauration à Le Vaudoué, Barbizon, Noisy-sur-École, Étampes, Ballancourt, la maison de Philippe Cousteau, de Bernard Darniche et notamment les boutiques de la place de Milly-la-Forêt. ainsi que pour de nombreuses personnalités du milieu artistique demeurant dans la région parisienne et région Centre.

Après s'être éloigné de la région parisienne, Marcel Neveu, abandonnant sa profession alimentaire d'architecte, s'est consacré uniquement à sa création. Pendant des années, Marcel Neveu a eu pour ambition de se "confronter" au "néant", de découvrir les mystères, d'explorer la peinture comme initiation ésotérique. Après des détours par le sable, ou l'encre de Chine, la mosaïque ou le cuivre, après des factures diverses empruntant à Picasso, à Dufy, à Matisse, ou Bonnard, aussi suite à des périodes d’œuvres tourmentées ou inquiètes. Marcel Neveu affirme son identité dans la plus grande sérénité : abstractions lyriques, jeux de rythmes et de couleurs. L'essentiel commence à se dévoiler dans une évidence de plus en plus perceptible, dans "un périple" qui témoigne de plus en plus solidement et profondément de ses étapes[1],[2].

Dans les années 1960, il se libère de l’académisme des beaux-arts : son art devient plus personnel, s'exprimant dans la plus grande liberté et il engage ses premiers pas en abstraction. Jean-Clarence Lambert récemment exprime avoir été "d'émerveillement en émerveillement et on ne peux rattacher Marcel Neveu à aucune des grandes écoles du XXe siècle. Il n'est ni fauve, ni expressionniste ou abstrait, ni matérialiste ou collagiste, il est tout cela à la fois. Il est le plus libre des artistes. Marcel Neveu, c'est la rage de l'expression".

En 1974, le Ministère de la Coopération lui confie une mission d'enseignement à l'Institut des Arts de Dakar. A son retour, il fait la connaissance des peintres Gérard Schneider et Michel Cadoret (conçoit et réalise son atelier à Cerny, participe à l’organisation et l’accrochage de son exposition rétrospective au Musée de Saint-Germain-en-Laye), du photographe Édouard Boubat et des sculpteurs Diego Giacometti et Jean Touret, avec lesquels il se lie d'amitié.

Créateur infatigable, généreux et sensible, il fonde le salon Art et Matière en 1975 à Maisse, qui perdure toujours[3],[4]. En 1980, il est nommé enseignant en expression libre par le Ministre de la Culture[1].

Il organise en 1981 deux importantes expositions personnelles au Grand-Orient de France et à la galerie Hamon au Havre[2]. Marcel Neveu est sélectionné pour l’exposition « La gravure en relief » présentée au château de Tours, au musée de Gravelines, au musée-château d'Annecy, organisée par le ministère de la culture[1].

Il fait son entrée à la Bibliothèque nationale de France avec son Autoportrait, et Le Violoniste bleu, tirages sur vélin d’Arche. Marcel Neveu est sélectionné pour le Festival international d'art contemporain à Osaka.

Invité par la présidence du Sénat, il expose à l'Orangerie du Luxembourg en 1981, cette exposition sera placée sous le haut patronage d'Alain Poher, président du Sénat, et de son cabinet. Peu après, il expose à la Maison de l'Europe sous la direction de Jack Lang, à l'occasion de la première Fête de la musique et en crée l’affiche. Il réalise de nombreuses illustrations de couvertures pour la collection « Le fait psychanalytique », aux Presses universitaires de France[2].

En 1992, il cofonde ARTEC, collectif d'art contemporain, avec Françoise Icart[5].

Il a été invité d'honneur au Salon d'Art Contemporain de Yokohama[5]. Il est saisi d'une proposition d'exposition au Museum of Art de Los Angeles et à Miami (USA)[6].

En 2012 naît l'Association Marcel Neveu, qui a pour objet de faire vivre la mémoire de Marcel Neveu en assurant la promotion de son œuvre ainsi que celles de Colette Neveu et de Pascal Neveu[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marcel Neveu épouse Colette Geneviève Brizions en 1960, céramiste, née le à Vendôme et décédée le à Joigny. De cette union naissent 3 garçons : Pascal (1961-1992), Dominique (1962-1992) et Laurent (1965[2]).

Au cours de sa vie, il rencontre et se lie d'amitié avec de nombreux artistes de sa génération : Jean Touret, Diego Giacometti, Michel Cadoret, Édouard Boubat, Gérard Schneider, Colette, Barbara, Serge Gainsbourg, Jean Cocteau, Jean Marais, Roger Vadim, Jacques-Yves Cousteau et son fils, Alain Poher, Jean Dufy, Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Serge Lama, Marie Laforêt[1].

Prix de peinture et invitations[modifier | modifier le code]

Prix de peinture[modifier | modifier le code]

Invitations[modifier | modifier le code]

  • Sélectionné pour l'exposition de Dunkerque (Tricentenaire du rattachement à la France)
  • 1974: "Paris Capitale - Le Marais" : Exposition: Peintres témoins de leur temps[1]
  • 1981: "La gravure en relief" - Ministère de la Culture: Tours, Gravelines, Annecy[1]
  • 1987: Festival International d'Art Contemporain à Osaka, Japon[1]
  • 1987/88/89: Ed. Presses Universitaires de France: série de dessins de couverture pour la collection "Le Fait psychanalytique"[1]
  • 1998: Invité d'honneur au Salon d'Art Contemporain, Yokohama, Japon[5]

Expositions[modifier | modifier le code]

Ses œuvres se retrouvent dans de nombreuses collections privées en France et à l'étranger, à la Bibliothèque Nationale de Paris (Autoportrait, Le violoniste bleu, Estampes). Marcel Neveu est entré au Musée du Papier à Angoulême et au Musée de Vendôme. En 2006, une plaque commémorative a été inaugurée au Prieuré Saint Eloi à Cormenon, où il a vécu, par le Président du Conseil Général du Loir-et-Cher et Ministre de la ville M.Maurice Leroy, et de M. Philippe Roulliac commissaire-priseur vendômois, en présence de ses amis, artistes, et amoureux des arts[35].

Galerie d’œuvres[modifier | modifier le code]

Publications collectives et personnelles[modifier | modifier le code]

(dates et publications à compléter)

  • «Promenades insolites en Blaisois"[2],
  • «Ailleurs en Loir-et-Cher»[1],
  • Couverture de la revue "Numismatique et Change" N°150, [36]
  • Couvertures de livres "Le fait psychanalytique» pour les PUF[37],[38],[39]
  • «Les peintres français des années 1946 à 1956»

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s Tanguy, Geneviève-Morgane., Ailleurs en Loir-et-Cher : ateliers d'artistes, Chanteloup-les-Vignes, D.H.R., , 85 p. (ISBN 2-908748-00-2 et 9782908748000, OCLC 34256591, lire en ligne)
  2. a b c d e et f Geneviève-Morgane Tanguy, Promenades insolites en blaisois, Vendôme, Presses Universitaires de France, , 195 p., p. 170-176
  3. Dominique Ficheux, « La premier salon "Art et Matière" à Maisse, un succès du à la qualité », Le Républicain de l'Essonne,‎
  4. « Arts - Ville de Maisse »
  5. a b et c ARTEC, ARTEC EXPO - Les 25 ans d'ARTEC, Chouzy-sur-Cisse, ARTEC, du 1 au 9 juillet 2017, 38 p. (lire en ligne), p. 4
  6. « Hommage à Marcel Neveu », Art et Matière - Dossier Presse,‎
  7. « Déclaration Association à la sous-préfecture de Sens »
  8. « L'art de Marcel Neveu dans la Gazette des Arts », La Gazette des Arts,‎ (ISSN 0246-4225)
  9. « Peintre et graveur: Marcel Neveu », La Gazette des Arts,‎
  10. « Les "Tableaux Théâtre" de Marcel Neveu », Le Républicain,‎
  11. Le Havre Presse, « L’œuvre de Marcel Neveu », Le Havre PResse,‎ (ISSN 1143-936X)
  12. Havre Libre, « Marcel Neveu chez Hamon », Havre Libre,‎
  13. Dominique Jacquemin, « 23 ans de travail exposé », Le Républicain,‎
  14. La Nouvelle République Centre-Ouest, « Trois cents peintures de Marcel Neveu », Trois cents peintures de Marcel Neveu,‎ (ISSN 0152-2590)
  15. « Exposition numismatique: une tranche d'histoire en rondelles », Le Républicain,‎
  16. La Nouvelle République du Centre-Ouest, « Peintures et tapisseries à la chapelle Saint-Jacques », La Nouvelle République Centre-Ouest,‎ (ISSN 0152-2590)
  17. « Marcel Neveu expose à l'Arche », Maine-Libre,‎ (ISSN 0246-4225)
  18. « Un artiste vendômois hors du commun », La Tribune,‎
  19. « Les artistes vendômois - Le peintre Marcel Neveu », La Tribune,‎ (ISSN 2272-088X)
  20. « Marcel Neveu au Normandy », L'Eveil,‎
  21. « Au fil de l'art: Marcel Neveu au Normandy », Ouest France,‎
  22. « Marcel Neveu: une peinture éprise de liberté », Nouvelle République,‎
  23. « Une toile pour l'église de Cormenon, restaurée », La Nouvelle République,‎
  24. « Les signes flamboyants de Marcel Neveu », La Nouvelle République,‎
  25. « Une journée pour l'art avec Marcel Neveu », La Nouvelle République,‎
  26. « Marcel Neveu entre au musée », La Nouvelle République,‎
  27. « En souvenir des ses trois fils, Marcel Neveu donne trois toiles au musée Vendôme », La Renaissance,‎
  28. « Le musée à l'heure moderne », La Nouvelle République,‎
  29. « Exposition rétrospective des œuvres de Marcel Neveu », La Nouvelle République,‎ noël 1993 n°75
  30. « Quatre artistes pour un hommage à Marcel Neveu », Les Gennois,‎
  31. « Tout Chahaignes en peinture rend hommage à Marcel Neveu », Le Maine Libre,‎
  32. « Exposition exceptionnelle à Dracy avec l’association Marcel Neveu »
  33. « Des œuvres de Marcel Neveu à la galerie du Vieux Toucy »
  34. « Marcel Neveu ou "la rage de l'expression" », Le Parisien,‎
  35. Philippe Rouillac, « Hommage à Marcel Neveu en l'Eglise Saint-Pierre de Cormenon, prés Mondoubleau », Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois,‎ , p. 1, 91, 94
  36. Numismatique et Change, « Numismatique et Change », Mensuel,‎ (ISSN 0335-1971)
  37. Junot, Michel., L'illusion du bonheur : recit, Paris, La Table Ronde, , 287 p. (ISBN 2-7103-0072-9 et 9782710300724, OCLC 10755857, lire en ligne)
  38. Bril, Jacques., L'Affaire Hildebrand ou le Meurtre du fils, Paris, Presses universitaires de France, , 176 p. (ISBN 2-13-041890-2 et 9782130418900, OCLC 417103752, lire en ligne)
  39. Godfrind, Jacqueline., Les Deux courants du transfert : le symbole, entre corps et psyché, Paris, Presses universitaires de France, , 231 p. (ISBN 2-13-045331-7 et 9782130453314, OCLC 28980158, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]