Marcel Moine

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Marcel Moine
Naissance
Orléans (Drapeau de la France France)
Décès (à 91 ans)
Toulouse (Drapeau de la France France)
Actif vers 1918-1975
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines aéronautique

Marcel Moine, né le à Orléans et mort le à Toulouse, était un ingénieur aéronautique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Orléans, dans le Loiret, Marcel Moine adhère d'emblée aux idées de l'industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère, qui imagine dès 1918 une ligne aérienne entre la France et l'Amérique du Sud[1],[2]. Entré dans la société en 1918, Marcel Moine y effectuera toute sa carrière, jusqu'en 1975[1] !

Latécoère le charge d'abord de maintenir en parfait état de vol les appareils de guerre déclassés et rachetés à l'Etat pour être employés dans les rudes conditions de la Ligne. Il apparaît vite qu'un tel service, qui doit être assumé par tous les temps, exige un matériel adapté, résistant, endurant, et doté de moteurs adéquats. Marcel Moine y travaille dès 1920. Après les premiers Laté 1 et 2, il conçoit les Laté 25, 26 et 28 dotés d'un moteur Renault de 450 ch ou d'un Hispano-Suiza de 650 ch. Les performances s'améliorent de façon rapide. Le Laté 26 à moteur Renault pouvait relier Toulouse à Dakar sans escale. En mai 1930, le Laté 28, hydravion à flotteurs à moteur Hispano de 650 ch réalise d'une traite la traversée historique de l'Atlantique Sud, soit environ 3 200 kilomètres, avec un équipage composé de Jean Mermoz, Jean Dabry et Léopold Gimié[1].

Marcel Moine conçoit ensuite les quadrimoteurs Laté 300 et 301, hydravions conçus pour l'Atlantique Sud. Cependant, vraisemblablement en raison de moteurs défaillants, deux équipages sont perdus :

Par la suite Marcel Moine réalise les Laté 521 et 523. Confiés à des pilotes de la marine nationale, ces avions battent de nombreux records. Marcel Moine sut s'entourer d'une équipe fidèle et compétente, et formés des ingénieurs qui seront affectés sur le réseau de l'Aéropostale, comme Gabriel Deux, Emile Barrière, Paul Jarrier, Georges Piron, Gaston Rolland et André Seguin. Le succès de la Ligne Latécoère est dû à Didier Daurat, cheville ouvrière de l'exploitation, et aux talents diplomatiques de Beppo di Massimi comme négociateur avec les autorités espagnoles, mais aussi à Marcel Moine qui la dota des avions idoines. Il termine sa carrière en 1975, comme directeur général technique, et décède dix ans plus tard, le à Toulouse. Il est inhumé au cimetière de Terre-Cabade à Toulouse[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 727.
  2. Laurent Albaret, « Ce jour-là... 25 décembre 1918 ouverture du premier tronçon de la ligne. L'aéropostale se lance dans l'aventure », Le Fana de l'Aviation, no 589,‎ , p. 68-78.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]