Marcel Legay

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Marcel Legay
Description de cette image, également commentée ci-après
Marcel Legay par Fernand Fau dans Les Hommes d'Aujourd'hui n°415
Informations générales
Nom de naissance Arthur Jacques Joseph Legay
Naissance
Ruitz, Pas-de-Calais
Décès
Paris 9e
Activité principale auteur-compositeur-interprète
Genre musical chanson française
Instruments Chant
Années actives 18761915
Marcel Legay par Henri-Gabriel Ibels (1893).

Arthur Jacques Joseph Legay dit Marcel Legay, né le à Ruitz (Pas-de-Calais) et mort le à Paris 9e, est un chansonnier français[1]

Il était surnommé « le barde au bouc noir » ou encore le « chauve chevelu ». Il est considéré comme le précurseur des chansonniers de Montmartre[2].

Biographie [3][modifier | modifier le code]

Marcel Legay Site officiel est issu d'une famille de porions du Pas-de-Calais. À la suite de la déclaration de la guerre franco-allemande de 1870, il s'engage au 20e chasseurs à pied, puis termine son service dans la musique du 43e régiment d'infanterie de Lille en tant que clarinettiste[4].

Il part ensuite s'installer à Paris en 1876 où il commence à chanter et vendre ses chansons dans les rues de Montmartre et du quartier latin.

Vers 1881 il commence à chanter au Chat Noir alors que celui-ci venait d'ouvrir ses portes. Il rejoint le groupe des hydropathes, qui a fait de ce cabaret son lieu de prédilection. Il côtoie à cette période Aristide Bruant[5], Eugénie Buffet et Alphonse Allais.

En 1882 il met en musique la Chanson du semeur[6], chanson engagée de Jean Baptiste Clément (connu pour Le Temps des cerises) à l'Eldorado

En 1885 il ouvre le cabaret de la Franche Lippée[7] rue des Abbesses où l'on met en musique des pages de prose tirées de Maupassant, Hugo, Louise Michel. Il se produit souvent dans différents cabarets comme les Quat'z'arts, le Chien Noir, le Lapin Agile, le moulin de la Galette. Il ouvrira plusieurs cabarets : l'Alouette (1899), le cabaret du Grillon (190?), les Noctambules (1904). Il est très ami avec Jules Jouy, compose beaucoup de musique pour Maurice Boukay dont celles publiées dans le livre Chansons rouges (Flammarion-1896)

Quelques chansons resteront populaires :

La plupart des illustrations de ses chansons sont l'œuvre de Steinlen.

Il se mariera avec Berthe Duthier.

Il meurt le [8]. Il repose avec sa femme au cimetière Saint-Vincent.

Tombe de Marcel Legay (cimetière Saint Vincent)

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1886 Toute la gamme (ed brandus) 15 chansons
  • 1887 Les rondes du valet de carreau (Marpon et Flammarion, Texte George Auriol, illustration Steinlein) / (réédition 1910, éd. librairie de la bonne chanson)
    1. Le valet de carreau
    2. Chanson du roy et de la reine
    3. La poupée
    4. La petite bobotte
    5. Le marchand de sable
    6. Buvons du lait
    7. Chanson des adieux
    8. La chanson des fous
  • Chansons du peuple (ed Enoch) texte de M. Boukay/illustration Steinlein
    • Première série
      1. Chanson des petits mendiants
      2. La chanson du myosotis
      3. La chanson de la violette
      4. La chanson de Floréal
      5. La chanson de Vendémiaire
      6. Chanson de l'hyménée (voix élevées)
    • Deuxième série
      1. La chanson de Messidor
      2. La chanson de Brumaire
      3. La chanson de germinal
      4. La chanson de Ventôse
      5. La chanson de fructidor
      6. La chanson de Prairial (voix élevées) / 6bis. la même (pour voix grave)
  • 1895 Chansons cruelles chansons douces (poèmes d'André Barde, ed. Paul Ollendorff)
    1. Le bouquet
    2. Chanson de fou
    3. Turlurette
    4. La dame aux yeux crevés
    5. Ton cimetière
    6. Le bouclier en peau de femme
    7. Représailles
    8. Sujétion
    9. Dernier madrigal
    10. La terrible vengeance
    11. Le portrait
    12. Attente
    13. Vampirisme
    14. Hypocrisie
    15. Les 3 corbeaux
    16. Malgré tout!
    17. Le cadavre
    18. Purification
    19. Mépris
    20. Au long des haies
    21. Ton rire
    22. Le ruisseau
    23. Aumone
    24. Nostalgie d'autrefois
    25. Lied platonique
    26. Ton sein
    27. Chanson d'automne
    28. Chanson d'hiver
    29. Ta peau
    30. Au soleil
    31. Coin du feu
    32. La gloire du mensonge
    33. Avatar
  • Chansons rouges (Wikisource), 1896, Flammarion, texte de M. Boukay/illustration Théophile Alexandre Steinlen
    1. Chanson de Misère
    2. Chanson du Rémouleur
    3. Chanson de l’Oubli
    4. Chanson de l’Aiguille
    5. La Forêt rouge
    6. La Vigne rouge
    7. La Cité rouge
    8. Le Moulin rouge
    9. Noël rouge
    10. La Voleuse
    11. Les quatre Dames
    12. La Chanson du pauvre chanteur
    13. L’Agonie de l’Artiste
    14. Nocturne rouge
    15. Aubade rouge
    16. Fermez la porte
    17. En face
    18. Les Ventres
    19. Chanson de Nature
    20. Le Mot passé
    21. La Dernière Bastille
    22. La Chanson du Laboureur
    23. Le Lys rouge
    24. Les Chardons
    25. Les Pissenlits
    26. Chanson des Maréchaux
    27. Et puis après
    28. Le roi Plutus
    29. L’Homme de bronze
    30. Tu t’en iras les pieds devant
    31. La Madeleine
    32. La Femme libre
    33. Le Coq rouge
    34. Reine du Monde
    35. L’Étoile rouge
    36. Le Soleil rouge
  • 1896 Chansons de cœur (ed. Ollendorff, poésie d'Emile Antoine, couverture Steinlein)
  • 1898 Chansons Fragiles (ed Flammarion, poèmes de Paul Romilly)
  • 1900 Les ritournelles (ed Baudoux, poèmes de Paul Moselle), réédition en 1915 ed. Vanier : 20 chansons
  • (?) Les chansons nouvelles (Ed. Enoch poèmes de Emile Antoine, Andre Barde, Maurice Boukay, J-L Croze, Leon Durocher, L Hérel, Paul Marroc, Henri Murger, Camille Soubise) : 15 chansons (dont 4 Les cloches / 8 pourquoi files-tu)
  • 1906 le Chansonnier Marcel Legay ; Les dix plus grand succès
    • La Musique pour Tous (portrait dessiné par Lucien Victor Guirand de Scevola).
    • Chanson de Fou (paroles de André Barde) / Et voilà pourquoi Madeleine ou l'école buissonière[9] (paroles de Léon Durocher) / le Bleu des Bleuets (paroles de Edmond Haraucourt)
    • le chapelet d'amour (paroles de Villemer et H.Ryon) / Jean-Pierre (paroles de Richepin)
    • le serment trahi (paroles de G. Montoya) / premier aveu (paroles de Marcel Legay) / les muguets blancs (paroles de Jehan Sarrazin)
    • Y a d'la gloire (paroles de Léon Durocher) / mes moutons (poésie de Charles Quinel)
  • Autres chansons:
    • Sur des textes de Léon Durocher : le marchand de clous d'or (1903) / la Montmartroise
    • de ses propres textes : Écoute ô mon cœur (ed Braun-Philippo 1904) / l'heure du rendez vous (illustration Steinlein)
    • À la dérive (collection Grimaud, poème de Jean Richepin, 1889) / Mes moutons (texte Charles Quinel.ed joubert) / Le gueux (?) / La chanson des couleurs (texte Y. Lug) /
    • La sainte bohème (ed. imprimerie des annales, 1894,texte Théodore de Banville) / Sans rien dire (texte Moselle, ed. Rouart)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 10 ans de bohème, Emile Goudeau, Édition Champ Vallon 2000,p. 517
  2. archives/grande encyclopédie Larousse ed 1971-1976 p. 2826
  3. Le chansonnier Marcel Legay -- Le son d'une belle âme, Yves Bertrand, L'Harmattan, Collection Cabaret, 2015
  4. Leon De Bercy "Montmartre et ses chansons" H. Daragon éditeur (Paris-1902)
  5. La chanson de proximité: caveaux cabarets et autres petits lieux, Michèle Trihoreau, l'Harmattan 2010, p47
  6. Robert Brécy, La chanson de la commune: Chansons et poèmes inspirés par la commune de 1871, les éditions ouvrières, 1991
  7. English, Joel Schechter, Poular Theatre: A sourcebook p183 2003
  8. l'express du midi, 18 mars 1915
  9. « Et voila pourquoi Madeleine ou l'Ecole buissonnière : chanson », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 15 février 2018)