Marcel Béalu

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Marcel Béalu
Naissance
à Selles-sur-Cher Drapeau de la France France
Décès (84 ans)
à Paris Drapeau de la France France
Activité principale
Romancier, poète
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Signature de Marcel Béalu

Marcel Béalu, né le à Selles-sur-Cher (département de Loir-et-Cher), mort le à Paris, est un écrivain et un poète français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son enfance passée à Saumur, Marcel Béalu part pour Paris, puis se fixe en 1931 à Montargis travaillant comme chapelier à La Chapellerie Marcel, au 21 de la rue Dorée. Il publie son premier recueil, Poèmes sur un même thème, en 1932, ouvrage qui lui permet de connaître Jean Rousselot, René Lacôte et Louis Guillaume.

En 1937, il fait la rencontre, dans sa retraite de Saint-Benoît-sur-Loire, de Max Jacob qui aide beaucoup de jeunes poètes à leurs débuts. Ces entrevues avec celui-ci s'avèrent primordiales et lui permettent de connaître ensuite les poètes qui forment plus tard l'École de Rochefort en 1941, notamment Jean Bouhier, Michel Manoll, René Guy Cadou, Luc Bérimont, Jean Follain et aussi Jean Cocteau.

Mobilisé en 1939, puis démobilisé en 1941 et de retour à Montargis où il tient un commerce de chapellerie, il collabore durant la guerre aux Poètes casqués de Pierre Seghers.

En 1938, Marcel Béalu avait également découvert le surréalisme qui a une influence sur son œuvre poétique, composée de poèmes en vers, mais surtout de remarquables poèmes en prose qui le situent parmi les maîtres du genre, avec des textes qui accordent une grande place à l'onirisme et au fantastique (L'Araignée d'eau, Le Bruit du moulin, L'Expérience de la nuit). Conseillé par des poètes comme Max Jacob, Jean Follain, Maurice Fombeure, il a su garder un style propre et une imagination personnelle.

En 1949, Marcel Béalu donne à sa librairie, Le Pont traversé, le nom d'un récit de Jean Paulhan[1]. Il l'installe rue de Beaune, plus tard près de l’église Saint-Séverin dans le quartier de la Sorbonne, et enfin dans une ancienne boucherie au 62, rue de Vaugirard. En 1955, il fonde avec René Rougerie la revue Réalités secrètes[1] qui paraît jusqu'en 1971.

Il meurt à Paris en 1993.

Œuvres de Marcel Béalu[modifier | modifier le code]

Poèmes
  • Poèmes sur un même thème (Notre Temps, 1932).
  • Les Yeux ouverts (Paris, E. Figuière, 1936).
  • Esquisse de l'idole (Imprimerie Delayance, 1936).
  • Écrits dans la ville (Paris, Édition du Sagittaire, 1937).
  • La Rivière (Paramé en Bretagne, Édition du Goeland, 1938).
  • Tumulte des amarres (Feuillets de Sagesse, 1938).
  • Pouce ! (Feuillets de l'îlot, 1939).
  • Cœur vivant (Jean Flory, 1941).
  • L'Île au cri de silence, suivi d'autres poèmes (Cahiers de Rochefort, 1941).
  • Cœur vivant (Paris, Jean Flory, 1941).
  • Cœur en guise d'ailes (La Presse à bras, 1950).
  • Ocarina (Seghers, 1953).
  • L'Herbier de feu (Rougerie, 1955).
  • L'Air de vie, 1936-1956 (Seghers, 1958).
  • Amour me cèle celle que j'aime (Seghers, 1962).
  • D'où part le regard (Éditions De Beaune, 1964 - réédition Rougerie, 1971).
  • Dix poèmes pour cartes postales (Le Pont traversé, 1966).
  • La Voix sans nom (Rougerie, 1967).
  • La Nuit nous garde (Vodaine, 1968).
  • L'Écorce et le Vent (Robert Blanchet, 1970).
  • La Flamme sans ombre (La Motte, 1974).
  • Hâmes et Konscience (Le Daily-Bul, 1974)
  • Yamira (Le Pont traversé, 1975).
  • Poèmes, 1936-1960 (Le Pont traversé, 1976).
  • Miroir ambigu de l'Amour (S.M.E., 1979).
  • Les cent ciels (Robert Blanchet, 1980).
  • Poèmes, 1960-1980 (Le Pont traversé, 1981).
Contes et romans
  • Mémoires de l'ombre, fragments (Paris, Debresse, 1941).
  • L'Expérience de la Nuit. Gallimard, 1945.
  • Journal d'un mort. Gallimard, 1947.
  • La Pérégrination Fantasque. Vrille, 1951.
  • Passage de la Bête, roman (Belfond).
  • La Millanderie, roman (Deux Rives).
  • L'Araignée d'Eau, illustré de dessins de l'auteur. Librairie Les Lettres.
  • L'Aventure impersonnelle et autres contes fantastiques. Marabout.
  • Contes du demi-sommeil. Fanlac.
Anthologies
  • Florilège de la littérature érotique en France, sous le pseudonyme de Luc le Braame. Éditions du Myrthe, 1948.
  • Anthologie de la Poésie féminine française depuis le Surréalisme. Éditions De Beaune, 1952.
  • Anthologie de la Poésie féminine française de 1900 à nos jours. Stock, 1953.
  • Panorama de la Littérature érotique, sous l'anagramme de l'éditeur, Gilles Delfos. Arcanes, 1954.
  • La Poésie érotique de langue française, anthologie. Seghers, 1971.
Essais et correspondances
  • Dernier visage de Max Jacob, suivi de 212 lettres de Max Jacob, Périgueux, Fanlac, 1946; Vitte, 1959.
  • Correspondance Marcel Béalu — René Guy Cadou. Rougerie, 1970.
  • Le Bien Rêver. Robert Morel, 1968.

Sur Marcel Béalu[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Kihm, Marcel Béalu, Paris, Seghers, collection « Poètes d'Aujourd'hui », 1965.
  • Georges-Arthur Goldschmidt, Un cas de flagrant délit, les contes de Marcel Béalu : L'araignée d'eau, Les mémoires de l'ombre, Paris, Le Terrain vague, 1967 (62 p.).
  • La Grande Marée, édition Belfond, 1973 (144 pages)
  • Yves-Alain Favre et Jean-Jacques Kihm, Marcel Béalu, Paris, Seghers, 1990.
  • Georges Cesbron, Marcel Béalu : actes du colloque d'Angers et de Rochefort-sur-Loire des 27, 28 et 29 septembre 1996, Angers, Presses de l'université d'Angers, 1998 (335 p.).

Adaptations[modifier | modifier le code]

10 minutes. 35 mm couleur. Production La Fabrique, Arte, CNC et DRAC Languedoc Roussillon, 1993. Court métrage d'animation d'après un texte de Marcel Béalu. Voix de narration de l'auteur. Récompensé du Grand Prix - Festival National du Film d’Animation Marly Le Roi 1994, Prix spécial Design - Festival d'animation de Zagreb 1994 et Deuxième Prix d'animation - Dresde 1995.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (fr) « Marcel Béalu, biographie », sur www.jose-corti.fr (consulté le 3 septembre 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]