Marc Pernot

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Marc Pernot est un pasteur français, figure du protestantisme libéral en France et en Suisse. Il est pasteur de l'Église protestante unie de France et de l'Église protestante de Genève.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille protestante, il est le frère aîné de Louis Pernot, pasteur au temple protestant de l'Étoile depuis 1991. Jeune, il fréquente le temple protestant de l'Oratoire du Louvre et est responsable scout de la section locale de l'Oratoire des Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France.

En 1981, il obtient un diplôme d'ingénieur à l'École nationale des sciences géographiques, puis en 1988 un Master 2 en intelligence artificielle à l'École nationale des ponts et chaussées. Il est informaticien en cartographie à l'Institut national de l'information géographique et forestière jusqu'en 1990, lorsqu'il décide de s'engager dans des études de théologie et de devenir pasteur[1]. Il obtient une maîtrise en théologie protestante en 1993 à la Faculté de théologie protestante de Paris.

À partir de 1994, il officie à Nîmes, à partir de 2000 à Nancy puis au temple protestant de l'Oratoire du Louvre, à Paris, de 2007 à 2017[1]. Il développe cette paroisse, « navire amiral du protestantisme libéral » en France[2].

En mai 2018, il rejoint l'Église protestante de Genève, dans la paroisse de la région Centre-Ville (rive gauche) puis dans celle de Cologny-Vandœuvres-Choulex[1],[3]. Depuis 2019, il donne chaque année des conférences sur la Bible, sur les héros, les miracles puis les mythes bibliques[4],[5],[6].

Ministère[modifier | modifier le code]

Au début des années 2010, Marc Pernot se fait connaître pour son combat militant pour la bénédiction des couples de mêmes sexes, accompagnant alors des couples dans leur Pacte civil de solidarité (PACS). Il s'engage après la loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe en France en 2013 pour l'autorisation aux paroisses locales de l'église protestante de bénir ces couples. Cette autorisation, le choix étant laissé à la discrétion des pasteurs locaux, est actée lors de synode de Sète en 2015[7],[8],[9].

Il développe et alimente des outils numériques au service de son ministère, notamment des sites, blogs ainsi que des comptes sur différents médias sociaux, dès 1998 à Nîmes, puis à Nancy, Paris et Genève, avec un service dépassant ainsi les limites des églises et des continents. Les internautes sont notamment invités à lui envoyer des questions écrites dont il publie les réponses. Le site de l'Oratoire du Louvre atteint 110000 visiteurs mensuels[1]. Il poursuit son activité numérique à Genève. Cela lui vaut une notoriété auprès des protestants libéraux francophones et auprès de certains médias chrétiens et généralistes en Suisse et en France[10].

Marc Pernot est ainsi régulièrement consulté pour réagir à des sujets d'actualité dans des médias de dimension nationale comme Le Parisien[11], La Vie[9], Heidi.news[12], Léman bleu, Tribune de Genève[13] ou Le Temps[5]. Il figure également dans le Dictionnaire politique d'internet et du numérique publié en 2016 par l'universitaire Christophe Stener[14].

Il publie régulièrement des articles dans Évangile et Liberté et Réforme[15],[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Anne Buloz, Marc Pernot: «Genève est la Mecque protestante», Réformés, 24 mai 2019.
  2. Céline Hoyeau, « L’Oratoire du Louvre, navire amiral du protestantisme libéral », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  3. « Accueil », sur Paroisse de Cologny-Vandoeuvres-Choulex (consulté le )
  4. « Héros Bibliques », sur Héros Bibliques (consulté le )
  5. a et b Catherine Frammery, « Noé, Rébecca ou Jésus sont des coaches de vie, foi de Marc Pernot », 5 septembre 2019.
  6. Xavier Lafargue, « Le miracle, finalement, c'est l'antifatalité », La Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  7. Bénédiction des couples homos protestants: "Ça me semble naturel", dit Marc Pernot, RMC-BFM TV, 18 mai 2015.
  8. Judth Silberfeld, Marc Pernot, pasteur: «Il est bon d’encourager chaque personne, homosexuelle ou hétérosexuelle, à construire un couple dans l’amour», Komitid, 20 août 2012.
  9. a et b Pierre Jova, « Marc Pernot : "Je suis plus proche des catholiques d'ouverture que d'autres protestants" », La Vie, 26 juin 2015.
  10. Olivier Bot, « Un pasteur genevois en ligne pour des drôles de paroissiens », Tribune de Genève, 14 septembre 2019.
  11. Marc Pernot, « Nous devons rester soudés », sur leparisien.fr, (consulté le )
  12. « Le point du jour », 12 septembre 2019.
  13. Xavier Lafargue, « Le miracle, finalement, c'est l'antifatalité », Tribune de Genève, 13 septembre 2020
  14. Christophe Stener, Dictionnaire politique d'internet et du numérique, Paris, Books on Demand, (lire en ligne), chap. 86 (« Protestantisme »).
  15. « Marc Pernot – Évangile et Liberté », sur www.evangile-et-liberte.net (consulté le )
  16. Marc Pernot, « “Non, la maladie n’est pas une punition de Dieu” », Réforme,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]