Marc Liebens

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Marc Liebens est un metteur en scène belge né à Montegnée le et décédé à Genève le 3 avril 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tôt attiré par la photographie, il rencontre Jacques Huisman qui lui donne goût au théâtre.

En 1970, il fonde avec Jean Lefébure le Théâtre du Parvis dont il assure seul la direction de 1971 à 1973. En 1974, il fonde, avec Janine Patrick sa compagne, Michèle Seutin, Michèle Fabien, Jean-Marie Piemme, Jean-Paul Hubin et Jean Louvet, l'Ensemble Théâtral Mobile dont il est aujourd'hui encore l'animateur.

En 1991, il s’installe avec Michèle Fabien, devenue sa compagne depuis quelques années, à Saint-Pierre-la-Vieille (Normandie) tout en continuant à travailler en Belgique.

Il est particulièrement attaché aux écrivains contemporains, dont les Belges Jean Louvet à qui il commande Un Faust, Michèle Fabien, Pierre Mertens et René Kalisky. Il assure la création mondiale de Hamlet-machine et la création française de Quartett de Heiner Müller et crée également Hilda de Marie NDiaye. Il découvre, fait traduire et publie dans sa maison d’édition Didascalies, avec la collaboration d’Actes Sud, le théâtre de Pier Paolo Pasolini.

Après le décès de Michèle Fabien, il s’installe en Suisse. Il réside à Genève depuis 2009. Il y dirige la compagnie Bruxelles-Genève-Genève-Bruxelles (BGGB)[1]. Il a présenté et créé plusieurs spectacles en Suisse, notamment au Théâtre de Vidy, au Théâtre Le Poche – Genève, au Théâtre Kleber Meleau, au Théâtre du Grütli et au Théâtre Saint Gervais.

Professeur à la section professionnelle d'art dramatique du Conservatoire de Lausanne, il enseigne ensuite à la Haute école de théâtre de Suisse romande « La Manufacture » puis au Conservatoire royal de Mons; il donne fréquemment des stages, et notamment au Cifas de Bruxelles.

De sa nouvelle compagne, Barbara Baker, il a une enfant en 2004. Il meurt à Genève le 3 avril 2012[2].

« Interroger l’histoire de ce temps; rappeler les pouvoirs de l’écriture à la scène; dégager l’espace scénique des effets pour l’approcher de l’épure et laisser aux acteurs le plein déploiement de la voix et du corps furent ses paris. Janine Patrick et Nathalie Cornet ont incarné à la perfection cette esthétique qui était unique. Marc Liebens savait que la clé du théâtre n’est pas le vérisme; qu’il est une re-création par la voix d’un enjeu majeur que lui seul peut donner à voir. La distanciation qu’il pratiquait n’était pas brechtienne. Elle passait par une appréhension abstraite-concrète du texte, afin de le faire advenir sur la scène comme une remise en jeu de l’Histoire et des destins. »

— Marc Quaghebeur[3]

Éditeur[modifier | modifier le code]

Via les éditions Didascalies qu'il dirige sont publiés différents textes, qui épousent son travail de metteur en scène et de dramaturge. Parmi les auteurs qu'il a mis en scène, outre Jean Louvet dont il a été longtemps le fidèle ambassadeur sur la scène du théâtre belge, il a publié, entre autres :

Mises en scène[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Workshop », grutli.ch, (consulté le 9 septembre 2011)
  2. lalibre.be et rtbe.be, 5 avril 2012, consultés le 5 avril 2012.
  3. Guy Duplat, « L'hommage à Marc Liebens » dans La Libre Belgique, quotidien belge, 6 avril 2012 en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]