Marc Jacobs

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Marc Jacobs
Marc Jacobs.jpg
Marc Jacobs
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Parsons The New School for Design
High School of Art and Design (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Modéliste, couturierVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Site web
Distinction

Marc Jacobs, né le 9 avril 1963 à New York, est un créateur de mode américain. Il dirige sa propre marque et les lignes qui en découlent.

Il a été directeur artistique de l'ensemble des collections Louis Vuitton de 1997 à 2013. Il est membre du Conseil des créateurs de mode américains.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marc Jacobs est né à New York dans un milieu aisé et fut élevé par sa grand-mère paternelle dans l’Upper West Side ; cet appartement restera sa résidence officielle jusqu’à son installation à Paris.

Initié par sa grand-mère à la couture et au tricot, Marc Jacobs trouve très jeune sa voie et s’inscrit à la High School of Art and Design (en). Pendant ses années de lycée, il est magasinier dans le magasin Charivari qui, à l’époque, apparaît comme une boutique d’avant-garde pour avoir révélé certains créateurs belges comme Margiela ou Demeulemeester au public américain. Il y apprend à observer les gens et à apprécier les produits, ce qui renforce son désir de poursuivre une carrière de styliste. Suivant les conseils de Perry Ellis, il s’inscrit à la Parsons School of Design de New York[1]. Quatre ans plus tard, il présente son projet final : une collection de chandails oversize faits main, décorés de « smileys » rose vif. L'homme d’affaires Robert Duffy est dans la salle. C'est le début d'une collaboration qui vingt ans plus tard, dure toujours.

Marc Jacobs et Robert Duffy tentent immédiatement de se lancer ensemble, mais faute de partenaire financier sérieux, la plupart de leurs essais échouent. Pourtant leur réputation grandit dans le milieu des acheteuses new-yorkaises et la cote du créateur ne fait qu’augmenter. En 1988, Marc Jacobs est placé aux commandes de la création chez Perry Ellis, Robert Duffy prend le poste de Président. La collaboration des deux hommes avec la maison est brève. En effet après une collection grunge, tendance, Marc Jacobs est licencié[2]. Cependant les prêtresses de la mode du New York Times, du WWD ou de Vogue étaient conquises. Il recevra ainsi le Womenswear Designer of the Year Award du CFDA.

Le jour de ses trente et un ans, en 1994, Marc Jacobs fait son retour avec une collection, qu’il décrit au magazine WWD comme « un peu funk, un peu trash et un peu chic ». Il continue désormais à conjuguer ces trois caractéristiques tout en explorant des thèmes rétro avec une affinité particulière pour les années soixante-dix. Il veut représenter une jeunesse décontractée[2], chic et libérée de tout code.

En février 2016, Lady Gaga défile pour la collection Marc Jacobs Automne/Hiver 2016-2017[3].

Vuitton[modifier | modifier le code]

À l'aube des années 2000, il est recruté par l'entreprise Louis Vuitton et prend le poste de directeur artistique pour l'ensemble des collections. Sous la direction d'Yves Carcelle, Marc Jacobs renouvelle l'image du maroquinier, dès le premier défilé[4] où le blanc minimaliste domine. Il mélange également inspirations américaines et européennes[4], fait entrer Stephen Sprouse (en), Takashi Murakami, pour des collections éphémères de sacs, Richard Prince pour l'inspiration d'une collection de vêtements[4]. Il rend hommage à Yves Saint Laurent et à son emblématique défilé Opium[4]. Chez Vuitton, Julie de Libran est son bras droit, assistée des stylistes Peter Copping ou Katie Grand[4]. Il organise des défilés à grand spectacle[4].

Le 1er octobre 2013, après seize années chez Louis Vuitton, il annonce son départ[5] . Didier Grumbach souligne combien au cours de ces années les défilés de mode de la marque ont été spectaculaires[6]. Son dernier défilé pour Louis Vuitton sonne comme une rétrospective de sa carrière, ainsi qu'un hommage à d'autres créateurs de mode[7].

Marc by Marc Jacobs, Porto.

Aujourd'hui en plus de ses collections homonymes, dont LVMH possède des parts[5], il produit plusieurs lignes : Marc Jacobs, Marc by Marc Jacobs, une ligne plus décontractée, plus jeune et plus accessible, ainsi que Stinky Rat et Little Marc Jacobs pour le bébé et l'enfant.

Il organise aussi des campagnes contre le cancer de la peau qui mettent en scène des artistes nus avec des slogans tel que « protect the skin you’re in », « protect your largest organ ». De nombreux artistes y ont participé telles Naomi Campbell, Christy Turlington et d'autres grands noms du mannequinat, mais aussi les actrices Eva Mendes et Winona Ryder, ainsi que l'ex Spice Girls Victoria Beckham, en 2008, dans cette campagne, elle s'affichait dans des sacs et des boîtes de chaussures géantes[8], n'hésitant pas à tourner son personnage de fashionista en dérision.

Créations parfumées et beauté[modifier | modifier le code]

Marc Jacobs propose aussi une collection de parfums créée en partenariat avec les Parfums Coty. Il propose notamment chaque année une collection de parfums baptisée Splash (flacons 300 ml dans l'esprit des colognes d'antan). Parmi les parfums de la ligne Splash : Cotton, Rain, Ivy (lierre), Basil (basilic), Orange, Fig, etc. Certains de ces parfums sont des éditions limitées, chacun porte le nom d'une matière première ou d'un thème olfactif, délibérément minimaliste.

En 2007, le designer lance le parfum Daisy ('marguerite' en anglais), un floral frais au bouchon en forme de marguerite[9]. Le parfum a reçu de nombreux prix, notamment aux FiFi Awards ainsi qu'au Grand Prix du Parfum (sa version française).[réf. souhaitée]

En collaboration avec l'enseigne Sephora, Marc Jacobs lance en 2014 une ligne de maquillage distribuée par l'enseigne et dans les boutiques Marc Jacobs[10].

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Le groupe LVMH a nommé, en 2006, Bertrand Stalla-Bourdillon, Président Directeur Général de Marc Jacobs International. En juillet 2014, Sebastian Suhl le remplace au poste de PDG de l'entreprise[11]. A l'automne 2017 celui-ci sera remplacé à son tour par Eric Maréchalle, précédemment DG de Kenzo.

Distinctions & exposition[modifier | modifier le code]

Il reçoit en 1990 le « prix du vêtement féminin » du Conseil des créateurs de mode américains, en 2002 celui du « vêtement masculin » et en 2009 le « prix international ». En 2012, le Musée des arts décoratifs de Paris lui consacre une exposition intitulée Louis Vuitton Marc Jacobs. Le , Frédéric Mitterrand lui remet les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.

En 2013, Marc Jacobs est désigné pour une création de nouvelles bouteilles et canettes pour Coca Cola Light[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mark Tungate, Luxury World : The Past, Present and Future of Luxury Brands, Kogan Page, 2009, p. 205
  2. a et b Cally Blackman (trad. Hélène Tordo), 100 ans de mode [« 100 years of fashion »], Paris, La Martinière, , 399 p. (ISBN 978-2-7324-5710-9, présentation en ligne), « Les enfants terribles de la mode », p. 301
    « […] mais son approche radicale entrainera son licenciement de chez Perry Ellis. »
  3. Anne-Sophie Mallard, « La guest-star du jour: Lady Gaga défile pour Marc Jacobs », Vogue,‎ (lire en ligne, consulté le 9 avril 2018)
  4. a b c d e et f Fabrice Paineau, « Jacobs marque Vuitton », L'Express Styles, Groupe Express, no 3250,‎ , p. 56 à 57 (ISSN 0014-5270)
  5. a et b AFP, « Marc Jacobs quitte Louis Vuitton », Next Mode, sur next.liberation.fr, Libération, (consulté le 26 octobre 2013) : « L’information a également été confirmée à WWD par Marc Jacobs et son associé de longue date Robert Duffy. »
  6. Elvire von Bardeleben, « Didier Grumbach : « On sortait des défilés de Marc Jacobs tout à fait revigoré » », Next Mode, sur next.liberation.fr, Libération, (consulté le 26 octobre 2013) : « Ce type de collaboration n’est jamais éternel. Le fait qu’elle ait duré seize ans est déjà exceptionnel ! »
  7. Joseph Ghosn, « La révérence de Marc Jacobs », Le Nouvel Observateur, no 2553,‎ , p. 146 (ISSN 0029-4713)
  8. « Helena Bonham Carter, nouvelle égérie de Marc Jacobs », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2017)
  9. « Un nouveau parfum Marc Jacobs pour l'été », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2017)
  10. « Marc Jacobs se lance dans le make-up », Madame Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2017)
  11. [1]
  12. « Coca-Cola light choisit l’inimitable Marc Jacobs pour faire pétiller les 30 ans de la marque ! », sur /www.coca-cola-france.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Thiébault Dromard, « Portrait : Marc Jacobs, directeur artistique de Louis Vuitton », Challenges, no 282,‎ , p. 66 à 69 (ISSN 0751-4417, lire en ligne)
  • Louise Witt, « Marc Jacobs : L'agent provocateur de la mode », L'Express Styles, no 3165,‎ , p. 80 à 85 (ISSN 0014-5270)

Liens externes[modifier | modifier le code]