Marc Fesneau

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Marc Fesneau
Illustration.
Marc Fesneau en 2010.
Fonctions
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne[a]
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 23 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Philippe II
Castex
Prédécesseur Christophe Castaner (secrétaire d’État)
Président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale

(1 an, 3 mois et 20 jours)
Élection
Législature XVe
Prédécesseur Création du groupe
Successeur Patrick Mignola
Député français

(1 an, 4 mois et 26 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 1re de Loir-et-Cher
Législature XVe
Groupe politique MoDem
Prédécesseur Denys Robiliard
Successeur Stéphane Baudu
Maire de Marchenoir

(9 ans, 4 mois et 11 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Gérard Martineau
Successeur Sylvie Gagnier
Conseiller régional du Centre

(5 ans, 11 mois et 24 jours)
Élection 28 mars 2004
Président Michel Sapin
François Bonneau
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF (1997-2007)
MoDem (depuis 2007)
Diplômé de IEP de Paris

Marc Fesneau, né le à Paris, est un homme politique français.

Il est président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale de 2017 à 2018 et ministre chargé des Relations avec le Parlement depuis 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il effectue ses études secondaires au lycée Molière[1] à Paris. Après avoir obtenu un diplôme d'études universitaires générales (Deug) de sciences de la vie et de la nature, il travaille pour une entreprise de conseils pour le ministère de l'Agriculture[2], puis en 1996 pour la chambre d’agriculture départementale du Loir-et-Cher au service développement local, avant d’être désigné directeur du service, chargé des politiques de développement local et des fonds européens, en 2000[3]. En parallèle, en 2003, Marc Fesneau sort diplômé de Sciences Po[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Élu local[modifier | modifier le code]

Il est élu en 1995 conseiller municipal de Marchenoir (Loir-et-Cher) . Il devient maire de la commune en 2008, puis est réélu en 2014 [5]. Il est membre du conseil d’orientation de l'Assemblée des communautés de France (ADCF) depuis 2008 et membre du bureau national de l’Association des maires de France (AMF) entre 2014 et 2017. Il est, en , président de la communauté de communes Beauce Val de Loire, née de la fusion des communautés de communes de Beauce et Forêt et de Beauce ligérienne ; après son élection comme député, Claude Denis lui succède.

Il est conseiller régional de la région Centre de 2004 à 2010. Tête de liste du Mouvement démocrate (MoDem) aux élections régionales de 2010 en région Centre, il obtient 5,1 % au niveau régional et 7,1 % dans le Loir-et-Cher[6],[7].

Il est élu en 2008 président de la fédération MoDem du Loir-et-Cher, succédant à Jacqueline Gourault. En , il devient secrétaire général du MoDem. Lors de la campagne présidentielle de François Bayrou de 2012, il est coordinateur des déplacements de campagne et de la mobilisation de terrain.

Député de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Le , se présentant sous l’étiquette du MoDem avec le soutien de La République en marche, il est élu député dans la première circonscription de Loir-et-Cher[8],[9]. Le , il est élu à l'unanimité président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale[10].

Au printemps 2018, il est désigné rapporteur des parties du projet de loi constitutionnelle concernant la réforme controversée du travail parlementaire (raccourcissement de la procédure législative, renforcement de l'évaluation, etc) et les questions territoriales (Corse, droit à la différenciation). Le Figaro relève que « c'est la première fois qu'un député Modem sera rapporteur d'un texte important, alors que le second groupe de la majorité a émis certaines critiques sur le projet de loi présenté par le gouvernement et se plaignait de ne pas avoir assez de responsabilités »[11].

Après la démission du « perchoir » de François de Rugy, en , il présente sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale[12]. Il recueille 86 voix alors que le groupe MoDem compte 46 membres, profitant ainsi de l’impopularité du candidat présenté par le groupe LREM, Richard Ferrand[13]. Trois jours plus tard, Christophe Castaner, délégué général de LREM et secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, accepte que les députés MoDem puissent cosigner des amendements LREM. Pour la revue Contexte, il s'agit d'« une victoire encourageante pour Marc Fesneau »[14].

Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement[modifier | modifier le code]

Le mois suivant, le , il est nommé ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, intégrant le gouvernement Édouard Philippe. Le 6 juillet 2020, sous le gouvernement Jean Castex, il est confirmé dans ses fonctions avec une extension du périmètre de celles-ci, en tant que ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne[15].

Selon L'Opinion, il est particulièrement apprécié d'Édouard Philippe lorsque celui-ci est Premier ministre, avec qui il aurait « tissé des liens solides »[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ministre chargé des Relations avec le Parlement jusqu'au 6 juillet 2020.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Virginie Malingre, « Emmanuelle Wargon, la fonceuse du grand débat », lemonde.fr, 27 février 2019.
  2. « Généalogie de Marc Fesneau », sur Geneanet (consulté le 10 février 2020).
  3. Christophe Forcari, « Marc Fesneau, un Modem pour recentrer le débat avec le Parlement », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 23 octobre 2018).
  4. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/marc.fesneau03.
  5. « La liste renouvelée de Marc Fesneau », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 23 octobre 2018)
  6. « Résultats des élections régionales 2010 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales_2010 (consulté le 7 juillet 2020).
  7. « Résultats des élections régionales 2010 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales_2010 (consulté le 7 juillet 2020).
  8. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  9. « Dans les (premiers) pas du député Marc Fesneau », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mai 2018)
  10. Le Monde.fr avec AFP, « Marc Fesneau élu président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. Le Figaro.fr avec AFP, « Ferrand sera rapporteur général de la révision institutionnelle », sur lefigaro.fr, (consulté le 19 octobre 2018).
  12. « Le Modem désigne Marc Fesneau comme candidat au perchoir, un «signal» adressé à la majorité », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2018)
  13. « Marc Fesneau, député MoDem de Loir-et-Cher a fédéré à l'Assemblée nationale », lanouvellerepublique.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2018)
  14. Samuel Le Goff, « Une rentrée tourmentée pour un groupe LRM en panne de leadership », sur contexte.com, (consulté le 19 septembre 2018).
  15. Le gouvernement constitué par le nouveau Premier ministre Jean Castex a été dévoilé ce lundi 6 juille sur nouvelobs.com (consulté le 7 juillet 2020)
  16. Ludovic Vigogne, « Marc Fesneau et Olivier Dussopt : les deux chouchous d’Édouard Philippe », sur lopinion.fr, (consulté le 8 février 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]