Maratus

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Maratus est un genre d'araignées aranéomorphes de la famille des Salticidae[1]. Ces araignées sauteuses sont appelées Araignées-paons.

Distribution[modifier | modifier le code]

Les espèces de ce genre se rencontrent en Australie sauf Maratus furvus de Chine[1].

Habitat[modifier | modifier le code]

Ces araignées vivent au sol ou sur des arbustes bas[2].

Description[modifier | modifier le code]

Maratus mungaich'
Maratus nigromaculatus
Maratus pavonis
Maratus spicatus
Maratus volans

Les Maratus sont de petites araignées d'une longueur totale de 45 mm présentant un important dimorphisme sexuel. Elles sont surnommées "araignées-paons" à cause de la surface dorsale de l'opisthosome du mâle, qui est couverte de motifs très vifs où des "écailles" colorées contrastent avec un fond iridescent. L'abdomen peut aussi être flanqué d'appendices repliés sous le corps ou être hérissé de franges de poils, eux-aussi très colorés. Chez les deux sexes, l'abdomen est relié au céphalothorax par un pédicule long et très flexible. Cela permet aux mâle de dresser son opisthosome, qui peut aussi être aplati et agité pour accentuer l'apparence du motif dorsal. Toutes les espèces ne possèdent pas des couleurs apparaissant clairement à la vision humaine ; ainsi, Maratus vespertilio semble étrangement coloré, avec des appendices latéraux iridescents[3]. Chez la plupart des espèces, le mâle a une troisième paire de pattes assez longues et souvent couvertes de motifs colorés. Les araignées sauteuses ont une excellente vision, avec la capacité de voir au moins deux couleurs : le vert et l'ultraviolet[4],[5].

Les bulbes copulateurs mâles sont en apparence plutôt simple, avec un embolus circulaire.

Quant à la femelle, elle est camouflée, couverte de tons blancs et marrons. L'épigyne est simple avec deux "fenêtres" (fossae) à l'avant et une paire de spermathèque ovale à l'arrière. Le pédicule long et flexible permet aux femelles de tourner leur abdomen à plus de 180° durant l'accouplement[3].

Éthologie[modifier | modifier le code]

Le déploiement de l'abdomen est utilisé dans le cadre de la parade nuptiale et chez au moins une espèce dans des relations agressives entre mâles rivaux[6] (Maratus vespertilio). La troisième paire de pattes est elle aussi dressée durant la parade que vient parachever des signaux vibratoires s'ajoutant aux signes visuels[7].

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Selon World Spider Catalog (version 18.0, 20/04/2017)[8] :

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Karsch, 1878 : Diagnoses Attoidarum aliquot novarum Novae Hollandiae collectionis Musei Zoologici Berolinensis. Mitteilungen der Münchener Entomologischen Verein, vol. 2, p. 22-32 (texte intégral).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b WSC, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Hill, 2009 : Euophryine jumping spiders that extend their third legs during courtship. Peckhamia, vol. 74.1, p. 1–27 (texte intégral).
  3. a et b Jürgen & Hill, 2012 : Notes on Maratus Karsch 1878 and related jumping spiders from Australia, with five new species (Araneae: Salticidae: Euophryinae). Peckhamia, vol. 103.1, 4 novembre 2012, p. 2–4 (texte intégral).
  4. Harland & Jackson, 2000 : Eight-legged cats and how they see – a review of recent research on jumping spiders (Araneae: Salticidae). Cimbebasia, vol. 16, p. 231–240.
  5. Zurek, Cronin, Taylor, Byrne, Sullivan & Morehouse, 2015 : Spectral filtering enables trichromatic vision in colorful jumping spiders. Current Biology, vol. 25, no 10, p. R403–R404 (texte intégral).
  6. Otto & Hill, 2012 : Contests between male Maratus vespertilio. Peckhamia, vol. 98, no 1,, p. 1–17 (texte intégral).
  7. Girard & Endler, 2014 : Peacock spiders. Current Biology, vol. 24, no 13, p. R588–90 (texte intégral).
  8. WSC, consulté le version 18.0, 20/04/2017