Marathons de Barkley

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Le départ de l'édition 2009

Les marathons de Barkley (en anglais "Barkley Marathons") sont des courses de sentier de type ultramarathon, dans le parc d'État de Frozen Head, aux États-Unis, près de Wartburg, dans l'état du Tennessee. Les coureurs ont le choix d'entrer en compétition sur la course appelée "fun run" de 60 miles (97 km) ou sur la course entière de 100 miles (160km) et 60 000 pieds (18 000m) de dénivellé (les distances sont approximatives). La course s'étend sur une période maximale de 60 heures et se tient fin mars-début avril de chaque année, depuis 1986[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le pénitencier de Brushy Mountain State, 2009

La course des Marathons de Barkley a été imaginée par Gary "Lazarus Lake" Cantrell[2], inspiré par la fuite d'un prisonnier du pénitencier de Brushy Moutain. En 1977, le fugitif James Earl Ray, assassin de Martin Luther King, Jr. parcourt 8 miles (13 km) en 55 heures de course dans les bois. Cantrell se serait alors dit "J'aurais couru au moins 100 miles", se moquant de la piètre performance de Ray. Le nom de la course vient du nom du voisin de Cantrell, Bill Barkley, son partenaire de course et fermier de profession.

Description de la course[modifier | modifier le code]

Inscription à la course[modifier | modifier le code]

Seuls 40 participants par année sont admis. Les marathons de Barkley n'ayant pas de site Internet, les candidats doivent trouver un moyen de rentrer en communication avec le fondateur, Gary Cantrell[3]. Ils doivent ensuite rédiger une lettre de motivation, expliquant pourquoi ils devraient être admis à courir. Les frais d'inscriptions sont de 1,60$ et il y a parfois d'autres exigences préalables, qui changent à chaque édition[3].

Parcours et règles[modifier | modifier le code]

La vallée de Flat Fork, à l'ouest du sommet du Frozen Head

La course à travers les bois est composée de cinq boucles qui totalisent une longueur approximative totale de 100 miles (160km) et un dénivellé de 60 000 pieds (18 000m). La course doit être complétée en moins de 60 heures, avec chaque boucle complétée en moins de 12 heures, à moins de choisir la course écourtée, appelée "fun run" et constituée de trois boucles seulement, à compléter en moins de 40 heures chaque (soit moins de 13 heures par boucle)[2].

Les coureurs disposent d'une carte géographique la veille de la course, qui délimite un parcours approximatif. Durant la course, les coureurs doivent trouver des livres placés sur le parcours et déchirer la page qui correspond à leur numéro de maillot pour prouver qu'ils ont parcouru le bon chemin[2].

Particularités de la course[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun marqueur ni station de premiers soins.[2] Personne ne sait quand commence exactement la course. Elle peut commencer n'importe entre minuit et midi du samedi précédant le 1er avril, une heure après que le fondateur, Gary Cantrell, ait sonné le signal de départ avec une conque[4].

Palmarès de la compétition[modifier | modifier le code]

Très peu de coureurs sont venus à bout de la course : seuls une quinzaine de coureurs ont terminé les cinq boucles depuis 1986, soit moins de 2% sur les 800 ultramarathoniens qui ont tenté l'exercice[3].

En gras, le vainqueur de l'édition :

année Nom Temps Notes
1995 Mark Williams 59:28:48 Record
2001 David Horton 58:21:00 Record
Blake Wood 58:21:01
2003 Ted "Cave Dog" Keizer 56:57:52 Record
2004 Mike Tilden 57:25:18
Jim Nelson 57:28:25
2008 Brian Robinson 55:42:27 Record
2009 Andrew Thompson 57:37:19
2010 Jonathan Basham 59:18:44
2011 Brett Maune 57:13:33
2012 Brett Maune 52:03:08 Record
Jared Campbell 56:00:16
John Fegyveresi 59:41:21
2013 Nick Hollon 57:39:24
Travis Wildeboer 58:41:45
2014 Jared Campbell 57:53:20
2016 Jared Campbell 59:32:30
2017 John Kelly[2],[5] 59:30:53

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « The Barkley Marathons Is the Toughest Race You’ve Never Heard Of » Metro Pulse », (consulté le 3 novembre 2016)
  2. a, b, c, d et e « The 2016 Barkley Marathons: One Person Finishes! », Runner's World,‎ (lire en ligne)
  3. a, b et c (en) Dave Seminara, « The Barkley Marathons: Few Know How to Enter; Fewer Finish », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  4. (en) « This Is the Most Hellish Ultramarathon in the World », Esquire,‎ (lire en ligne)
  5. (en) « 2017 Barkley Marathons features one finisher, heartbreak for Gary Robbins - Canadian Running Magazine », Canadian Running Magazine,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]