Marathon Man

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Marathon Man
Réalisation John Schlesinger
Scénario William Goldman
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Espionnage, thriller
Durée 125 minutes
Sortie 1976


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Marathon Man est un film américain réalisé par John Schlesinger, sorti en 1976, et une adaptation du roman éponyme de William Goldman paru un an plus tôt.

Le film a valu à Laurence Olivier d'obtenir le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle et d'être nommé à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.


Synopsis[modifier | modifier le code]

À New York, par un été caniculaire, un violent accident de voiture cause la mort de deux personnes, dont le frère d'un ancien criminel de guerre nazi caché en Amérique du Sud, Christian Szell, qui se trouvait aux États-Unis afin d'y récupérer un vieux trésor de guerre. Cet accident va avoir des répercussions collatérales sur le quotidien tranquille de Thomas Levy, brillant étudiant en histoire surnommé « Babe » par son entourage, et qui s'entraîne d'arrache-pied en vue de courir un marathon. En effet, son grand frère Henry « Doc », membre d'une organisation secrète du gouvernement américain, est dans la ligne de mire de Szell. Dès lors, « Babe » va devoir courir pour sauver sa peau, tout en cherchant à comprendre pourquoi il est lui aussi devenu une cible à éliminer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Au commencement du film, des extraits d'images d'archives en noir et blanc montrant Abebe Bikila en train de courir, ce marathonien sert de modèle à Dustin Hoffman[3].
  • La réplique « Is it safe? », traduite dans la version française par : « C'est sans danger ? », est perçue[Par qui ?] comme un quiproquo dans la version originale, dont le double sens serait perdu en traduction, puisque le mot safe, qui peut désigner un coffre-fort en anglais, est compris comme signifiant « sans danger » par le personnage de Dustin Hoffman. Cette phrase est répétée plusieurs fois dans le film par Laurence Olivier pendant la scène de torture durant laquelle il perfore avec une perceuse une des incisives du personnage de Dustin Hoffman. Elle a été classée à la 70e place de la liste 100 ans… 100 Répliques du Cinéma de l'American Film Institute.
    Cette scène a été écourtée car, lors de la projection-test, le public s'en montra choqué[4],[5]. Le groupe de musique post-industrielle Skinny Puppy a repris cette réplique dans sa chanson Assimilate, qui figure sur l'album Bites sorti en 1985.
  • Le personnage de Laurence Olivier est inspiré du docteur Mengele, médecin SS du camp d'extermination d'Auschwitz, qui s'enfuit en Amérique du Sud, où il mourut en 1979[4].
  • Une anecdote concerne le dernier jour de tournage : Dustin Hoffman, qui vient de faire un long footing pour paraître épuisé dans le plan qu'il s'apprête à tourner, s'étonne du peu de préparation de Laurence Olivier pour la scène. Ce dernier, imperturbable, lui répond : « Et si vous vous contentiez de jouer ? » Dustin Hoffman, lors de son interview réalisée à l'Actors Studio par James Lipton, nuance ces propos. Étant en instance de divorce, Dustin Hoffman tentait d'oublier ses soucis en se consacrant au travail. Selon lui, Laurence Olivier, qui avait compris son petit jeu, aurait voulu, par cette phrase, lui faire comprendre qu'il savait et qu'il lui apportait son soutien.
  • Bien qu'il incarne un étudiant, Dustin Hoffman avait trente-huit ans lors du tournage[5].
  • La Steadicam est utilisée pour la première fois sur le tournage de ce film et de celui de Rocky de John G. Avildsen.

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Marathon Man », sur www.rcq.gouv.qc.ca (consulté le 26 avril 2020)
  2. (en) Fiche du film sur IMDb. Consulté le .
  3. Names & Faces, SFGATE, 22 mars 2010.
  4. a et b (fr) Secrets de tournage - Allociné. Consulté le
  5. a et b (en) Trivia - IMDb. Consulté le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William Goldman, Marathon Man, éditions Denoël, 1975.

Liens externes[modifier | modifier le code]