Marafa Hamidou Yaya

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Marafa Hamidou Yaya est un homme politique camerounais né en 1952, ancien ministre d'État chargé de l'administration territoriale et de la décentralisation et ancien secrétaire général de la présidence.

Marafa Hamidou Yaya est un homme politique Camerounais

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de l'aristocratie peule de Garoua dans le nord du pays, ingénieur diplômé en pétrochimie de l'Université du Kansas (États-Unis), il dirige de 1981 à 1990 le département de l'exploitation-production de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

L’ancien ministre d’État camerounais chargé de l’Administration territoriale Marafa Hamidou Yaya est présenté à un juge d’instruction le 16 avril 2012, puis mis en détention préventive à Kondengui la prison centrale de Yaoundé[1],[2].Il a été condamné à 25 ans de prison ferme pour complicité intellectuelle.

Depuis sa condamnation à 25 ans de prison fermes en septembre 2012, Marafa Hamidou Yaya n’a eu de cesse de clamer son innocence et attribue ses malheurs à ses ambitions présidentielles -révélées par wikileaks lors d’une conversation avec l’ambassadeur américain en poste à Yaoundé. Le Cameroun est gouverné depuis 32 ans par Paul Biya qui à 82 ans et perçoit très mal toute velléité d’un collaborateur de lui succéder à la tête de l’État. Il est à noter que dans le même entretien MHY a déclaré à la diplomate américaine que l’opération anti-corruption dite Epervier en cours dans le pays est plutôt une entreprise d’épuration politique. Lui-même ne serait pas surpris de se retrouver derrière les barreaux.

Depuis son embastillement, Marafa poursuit son combat politique aux travers de lettres ouvertes adressés à son ex-mentor politique Paul Biya et parfois à ses concitoyens –riches en révélations et très lues du public camerounais- parfois il signe des tribunes dans la presse internationale ou accorde des interviews. Dans la dernière, il déclare préparer la sortie de son ouvrage rédigé en secret sous le titre de « Le choix de l’action » qui finalement parait en fin 2014. Il est à noter que cette activité épistolaire de Marafa embarrasse profondément le régime de Yaoundé qui pour y mettre fin l’a transféré de son premier lieu de détention, la prison centrale de Yaoundé, vers la caserne militaire du Secrétariat d’État à la Défense.

Par cette présence dans les media MHY s’est rendu incontestablement le politicien le plus suivi des Camerounais. Le State Department américain, l’internationale socialiste et plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, l’ont reconnu comme un détenu d’opinion et appellent à sa mise en liberté.

Sa condamnation a été copnfirmée le mercredi 18 mai 2016[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cameroun : Marafa Hamidou Yaya incarcérés Jeune Afrique, 16 avril 2012
  2. Cameroun, Le Figaro, 16 avril 2012.
  3. (fr) « Cameroun : Marafa Hamidou Yaya condamné à 20 ans de prison par la Cour suprême - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com,‎ (consulté le 18 mai 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les 50 personnalités qui font le Cameroun : Marafa Hamidou Yaya », Jeune Afrique, no 2520-2521, du 26 avril au 9 mai 2009, p. 32

Liens externes[modifier | modifier le code]

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