María de Ximildegui

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María de Ximildegui
Biographie
Naissance
Décès
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Domiciles

María de Ximildegui (1588 - ?) est une personne ayant pratiqué la sorcellerie au XVIe siècle dans le Pays basque français et espagnol. Elle se repentit pour cette pratique et participa au procès inquisitoire de Zugarramurdi accusant d’autres femmes et hommes de la région d’être des sorciers.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née de parents français à Zugarramurdi[1], elle partit vivre à l’âge de 16 ans à Ciboure, en France, en 1604 avec son père. Là, elle travailla en tant que servante et fit la connaissance d’une autre jeune femme nommée Catalina qui l’initia à la sorcellerie et avec qui elle maintint une relation intime[2]. Pour recourir aux différents Sabbat, Ximildegui dut renier sa croyance en Dieu et en la Vierge Marie[3]. Pendant un an et demi[4], elle développa son savoir en matière de sorcellerie et revint finalement à Zugarramurdi au moment de ses vingt ans en décembre 1608[5].

Ximildegui raconta que son séjour passé en France l’avait converti en maîtresse sorcière pratiquant le vol sur balai et la danse en hommage au diable[6]. Elle raconta également les rencontres entre sorciers où les participants s’enduisaient de potions et de substances psychotropes dans les cavernes de Navarre. Mais elle finit par se repentir et dénonça d’autres sorciers auprès de l’Abbé de Urdax ce qui provoqua la venue de l’Inquisition de Logrono en 1609[7] quelques semaines avant Noël. Alonso de Salazar y Frías figure parmi l’un des principaux inquisiteurs  du procès[8].

Parmi les personnes accusées de sorcellerie par Ximildegui, on compte notamment Maria de Jureteguia et son mari Esteve de Navarcorena. Même si ces derniers ont au départ fermement nié les accusations, Ximildegui raconta leur participation aux Sabbats et autres réunions de sorciers avec tant de détails que les gens du village finirent par la croire. Jureteguia n’eut alors d’autres choix que d’admettre les faits et les pratiques auxquelles elle s’adonnait[9].  

Au total, quatre femmes, six hommes et deux enfants ont été arrêtés à travers ses dénonciations[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références [modifier | modifier le code]

  1. (es) Juan Aranzadi, Milenarismo vasco: Edad de Oro, etnia y nativismo, Penguin Random House Grupo Editorial España, (ISBN 9788430615810, lire en ligne)
  2. (en) Mary McAuliffe et Sonja Tiernan, Tribades, Tommies and Transgressives; History of Sexualities: Volume I, Cambridge Scholars Publishing, (ISBN 9781443807883, lire en ligne)
  3. (en) Gustav Henningsen, The Salazar Documents: Insquisitor Alonso de Salazar Frías and Others on the Basque Witch Persecution, BRILL, (ISBN 9004131868, lire en ligne)
  4. Kurlansky, Mark., The Basque history of the world, Walker, (ISBN 0140298517, OCLC 41076438, lire en ligne)
  5. Louise-Marie Libert, Les plus terribles affaires de sorcellerie: Essai historique, France, La Boite A Pandore, , 377 p. (ISBN 2875572474, lire en ligne)
  6. La Rioja, « Zugarramurdi reivindica la inocencia de sus vecinos condenados por brujería hace 400 años en Logroño. larioja.com », sur www.larioja.com (consulté le 11 décembre 2017)
  7. (es) « Zugarramurdi, la última y fraudulenta matanza de brujas de la Inquisición Española », sur abc.es, (consulté le 1er novembre 2017)
  8. [http://soria-goig.com/historia/pedrosanz/resplandor_13.htm « Cap�tulo 12�: Las confesiones brujas »], sur soria-goig.com (consulté le 9 novembre 2017)
  9. Hardwick, Paul. et Kennedy, David, 1959-, The survival of myth : innovation, singularity and alterity, Cambridge Scholars Pub, (ISBN 1443821586, OCLC 828736654, lire en ligne)
  10. (es) Gustav Henningsen, El abogado de las brujas. Brujería vasca e Inquisición española, Madrid, Alianza Editorial, , 536 p. (ISBN 978-84-206-8374-4)