Le titre de cette page ne peut être modifié.

María Margarita Vargas Santaella

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marie de Bourbon et Marguerite de Bourbon.
María Margarita Vargas Santaella

Titre

Épouse du prétendant légitimiste
aux trônes de France et de Navarre

Depuis le
(12 ans 6 mois et 19 jours)

Prédécesseur Carmen Martínez-Bordiú y Franco
Biographie
Titulature « Duchesse d’Anjou »
Nom de naissance María Margarita de Jesús Vargas Santaella
Naissance (33 ans)
Caracas (Vénézuéla)
Père Víctor Vargas
Mère Carmen Leonor Santaella Tellería
Conjoint Louis de Bourbon,
« duc d'Anjou »
Enfants Eugénie de Bourbon
Louis de Bourbon,
« duc de Bourgogne »
Alphonse de Bourbon,
« duc de Berry »

María Margarita de Bourbon[1], également appelée Marie-Marguerite de Bourbon[2], « duchesse d'Anjou », née María Margarita Vargas Santaella le à Caracas (Venezuela), est une héritière et cavalière vénézuélienne naturalisée française en 2012. Depuis son mariage avec Louis de Bourbon, elle est l'épouse du prétendant légitimiste au trône de France.

Famille[modifier | modifier le code]

La princesse María Margarita est la fille cadette de l’avocat et banquier vénézuelien Víctor Vargas et de son épouse Carmen Leonor Santaella Tellería, séparés actuellement. Comme la plupart des Vénézuéliens, la famille Vargas est d’origine roturière mais elle descendrait cependant du conquistador espagnol Alonso de Ojeda[3].

Le , María Margarita épouse religieusement, à La Romana, en République dominicaine, Louis-Alphonse de Bourbon (1974), « duc d’Anjou » et l’un des prétendants au trône de France (« Louis XX » pour les légitimistes). Ce dernier est le fils d’Alphonse de Bourbon (1936-1989), « duc d’Anjou » et duc de Cadix, et de son épouse Carmen Martínez-Bordiú y Franco (1951).

De l’union de María Margarita et de Louis-Alphonse sont nés :

Les jumeaux sont baptisés le au Vatican, dans la basilique Saint-Pierre par le cardinal Angelo Comastri, vicaire général du pape Benoît XVI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Víctor Vargas, président et propriétaire du Banco Occidental de Descuento (BOD) mais surtout troisième fortune du Venezuela, María Margarita Vargas vit une jeunesse dorée entre Caracas, Miami et les propriétés de ses parents à l’étranger.

Élevée dans le catholicisme, la jeune fille fait ses études secondaires chez les Ursulines avant d’entamer une licence de pédagogie à l’Université métropolitaine de Caracas en 2002[6].

María Margarita est cavalière de concours de saut d'obstacles. Elle évolue au niveau pro-am (CSI 2*) et court sous les couleurs de son pays natal[7]. Elle est également très active au sein du monde associatif et travaille notamment auprès de la Croix-Rouge ainsi que de l'Ordre de Malte[8].

Lors du mariage de sa sœur aînée María Victoria avec Francisco Javier d’Agostino Casado, María Margarita fait la connaissance d’un très bon ami de son nouveau beau-frère, Louis-Alphonse de Bourbon[9]. À partir de cette rencontre, la jeune fille et Louis-Alphonse de Bourbon entament une relation étroite, qui aboutit à leur union en 2004[10].

Depuis cet événement, couvert par les médias hispaniques et la presse du cœur française, María Margarita, son époux et leurs enfants font de temps à autre l’objet d’articles relatifs à leur vie familiale[11]. Parmi les journaux et magazines espagnols spécialisés dans le gotha mondain, ¡Hola! est ainsi celui qui consacre le plus d’articles au couple[12].

En 2012, Marie-Marguerite de Bourbon acquiert la nationalité française[13].

À l'image[14] d'une précédente « duchesse d'Anjou » (la grand-mère paternelle de son mari, qui était française de naissance), Marie-Marguerite de Bourbon s'implique dans son rôle de première dame (« reine ») des légitimistes. En 2010, elle déclare[15] qu'en France, son mari et elle sont la représentation de l’institution monarchique, et que si un jour la monarchie était rétablie en France, elle serait enchantée d’accomplir ses obligations. Elle est présente régulièrement, au côté de son mari, aux cérémonies commémoratives à la basilique Saint-Denis[16], à Saint-Louis-des-Invalides[17] ou en la cathédrale de Versailles. En 2016, elle fait réaliser par l'héradiste Xavier d'Andeville[18] ses armoiries personnelles, composées à dextre des pleines armes de France, et à senestre d'une variation sur les armes des Vargas (es) espagnols, écus surmontés de la couronne fleurdelisée des rois de France.

Elle est également devenue la marraine[19],[20],[21] du 19e régiment du génie (19e RG), basé à Besançon.

Ascendance[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Simón Vargas Bastidas
 
 
 
 
 
 
 
8. Simón Vargas Falcón
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Magdalena Falcón
 
 
 
 
 
 
 
4. Docteur Víctor José Vargas Hernández
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Rafael Hernández Trejo
 
 
 
 
 
 
 
9. Emelina Hernández Hernández
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Úrsula Hernández
 
 
 
 
 
 
 
2. Víctor José Vargas Irausquín
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Estanislao Irausquín
 
 
 
 
 
 
 
10. Pompeyo Irausquín Vargas
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Baudilia Vargas
 
 
 
 
 
 
 
5. Noemí Irausquín Suárez, Juge de Caracas
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
11. Carmen Suárez
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1. María Margarita, « duchesse d'Anjou »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
12. Juan Santaella López
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
6. Héctor José Santaella Guerra, Ambassadeur de Venezuela
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. José María Guerra Marcano
 
 
 
 
 
 
 
13. Carmen Guerra Rauseo
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Lucía Rauseo Vallesilla
 
 
 
 
 
 
 
3. Carmen Leonor Santaella Tellería
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Rodolfo Tellería Gibel
 
 
 
 
 
 
 
14. Rodolfo Tellería Alcaldepiña
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Francisca Alcaldepiña Ochoa
 
 
 
 
 
 
 
7. Margarita Tellería Villapol
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. José Miguel Villapol Rodríguez
 
 
 
 
 
 
 
15. Concepción Margarita Villapol Santana
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Margarita Santana Bravo
 
 
 
 
 
 

Décoration[modifier | modifier le code]

Dame grand-croix d'honneur et de dévotion de l'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte Dame grand-croix d'honneur et de dévotion de l'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte (25 juin 2016).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de l'acte de naissance sans filiation : Service central d'état civil du ministère des Affaires étrangères - Nantes - Extrait d'acte de naissance - Année 1984 - État civil - No 2005/87 - María, Margarita de Jesús Vargas Santaella. « Le vint et un octobre mil neuf cent quatre-vingt-trois à quatorze heures dix minutes, est née à Caracas (Venezuela) María, Margarita de Jesús Vargas Santaella, du sexe féminin. Mariée à La Romana (République dominicaine) le six novembre deux mille quatre avec Louis-Alphonse de Bourbon. Acte transcrit à l'ambassade de France à Saint-Domingue sous le no 2005/87. »
  2. « Portrait : Marie-Marguerite de Bourbon, duchesse d’Anjou », sur Noblesse et royautés, (consulté le 18 septembre 2012)
  3. (es) « Descendientes de conquistadores », sur El Universal, (consulté le 18 septembre 2012)
  4. a et b « Louis XX », sur Institut de la Maison de Bourbon, (consulté le 28 janvier 2017)
  5. (es) « Luis Alfonso de Borbón y su esposa, Margarita Vargas, han sido padres de gemelos, que han nacido en Nueva York », sur El Confidencial Digital, (consulté le 18 septembre 2012)
  6. (es) « La millonaria se hace aristócrata », sur El Mundo, (consulté le 18 septembre 2012)
  7. « Princesse Maria Margarita et Marta Ortega : Leurs bambins sont leurs 1ers fans ! », sur PurePeople.com, (consulté le 20 mai 2015)
  8. (es) Antonio Diéguez, « Margarita Vargas, sobre su hermana de dos meses: 'Está bien ya. Claro que he ido a verla' », El Mundo,‎ (lire en ligne)
  9. (es) « El príncipe sin corona se casa », sur El Universal, (consulté le 18 septembre 2012)
  10. (es) « Una venezolana es ahora Borbón », sur El Universal, (consulté le 18 septembre 2012)
  11. (es) « Luis Alfonso de Borbón y María Margarita Vargas esperan su primer hijo », sur ABC, (consulté le 18 septembre 2012)
  12. (es) « Luis Alfonso de Borbón y Margarita Vargas, Felices en Sotogrande », sur ¡Hola!, (consulté le 18 septembre 2012)
  13. L'épouse du prince Louis de Bourbon acquiert la nationalité française, Le Figaro, 01-11-2012, édition abonnés.
  14. Et à l'encontre d'autres épouses de prétendants au trône de France, comme Marie-Dorothée de Habsbourg-Lorraine, Marie-Berthe de Rohan (pourtant d'origine française) ou Victoire-Eugénie de Battenberg, qui se tinrent à l'écart du royalisme français.
  15. (es) María Eugenia Yagüe, « Viviendo en España salimos ganando », El Mundo, vol. XXII, no 7620, « La Otra Crónica » (año II, no  92),‎ (ISSN 1697-0179, lire en ligne) : « P.— Y usted Margarita, ¿se ve como reina de Francia? R.— En Francia no hay monarquía. Mi marido, nosotros, somos la representación de una institución. De eso a reina, hay un trecho. P.— Torres más altas han caído, ahora en Rusia veneran a los zares. R.— Hombre, si un día hubiera un trono en Francia, cumpliría encantada con mis obligaciones, pero no creo que ocurra nada semejante. »
  16. Le duc et la duchesse d'Anjou à la cathédrale de Saint-Denis le .
  17. Le duc et la duchesse d'Anjou à la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides le .
  18. Armoiries de la « duchesse d'Anjou », dessinées par l'héraldiste Xavier d'Andeville.
  19. « Les 19 et 20 janvier, le 19e régiment du génie a accueilli pour la première fois sa marraine, Marie-Marguerite d'Anjou, ainsi que le duc d'Anjou son époux. »
  20. « Marie-Marguerite d’Anjou, une marraine qui a du génie... »
  21. « La duchesse d’Anjou marraine du 19e RG »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) José Apezarena, Luis Alfonso de Borbón: Un príncipe a la espera, Plaza & Janés, 2007.
  • Fabio Cassani Pironti, Bref crayon généalogique de S.A.R. la Princesse Marie-Marguerite, Duchesse d’Anjou, née Vargas Santaella, Le Lien Légitimiste, no 16, 2007.


  1. Armoiries de la duchesse d'Anjou, et son allocution au 19e régiment du génie de Besançon (blog Confrérie royale).