María Jesús Bonilla

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María Jesús Bonilla
Illustration.
María Jesús Bonilla, en .
Fonctions
Députée aux Cortes Generales

(3 mois et 12 jours)
Élection
Circonscription Cuenca
Législature XIIIe
Groupe politique Populaire
Prédécesseur Rafael Catalá

(10 ans, 11 mois et 9 jours)
Élection
Réélection

Circonscription Cuenca
Législature IXe, Xe, XIe et XIIe
Groupe politique Populaire
Maire de Tarancón

(4 ans et 2 jours)
Élection
Coalition Absolue PP
Prédécesseur Raúl Amores Pérez
Successeur José Manuel López Carrizo
Sénatrice aux Cortes Generales

(3 ans, 3 mois et 5 jours)
Élection
Circonscription Cuenca
Législature VIIe
Groupe politique Populaire
Successeur José Montalvo Garrido
Biographie
Nom de naissance María Jesús Bonilla Domínguez
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PP
Diplômé de Université autonome de Madrid
Profession Avocate

María Jesús Bonilla
Maires de Tarancón

María Jesús Bonilla Domínguez, née le , est une femme politique espagnole membre du Parti populaire (PP).

Elle est élue députée de la circonscription de Cuenca lors des élections générales de .

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est divorcée et mère de deux enfants.

Études et profession[modifier | modifier le code]

Elle réalise ses études supérieures à l'université autonome de Madrid (UAM) où elle obtient une licence de droit. Elle est avocate.

Un mandat de sénatrice[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des élections générales de , elle est investie en première place sur le billet sénatorial présenté par le parti dans la circonscription de Cuenca[1]. Avec 66 222 voix sur son nom propre, elle réalise le meilleur score provincial et remporte l'un des quatre mandats de sénateurs dévolus à la démarcation territoriale. Alors âgée de 36 ans, elle occupe des responsabilités de vice-porte-parole à la commission constitutionnelle, à la commission spéciale sur l'Immigration et les Étrangers, et à la commission de la Justice. Elle est notamment choisie comme rapporteuse de la loi régulant le régime de rétribution des magistrats du siège et du parquet et de la loi portant statut organique du Ministère public.

Députée régionale[modifier | modifier le code]

Investie en deuxième position sur la liste de Marina Moya dans la circonscription autonomique de Cuenca lors des élections castillanes de [2], elle obtient un siège aux Cortes de Castille-La Manche après que la candidature a remporté trois des huit mandats en jeu[3]. Elle démissionne en conséquence de son mandat sénatorial qui échoit à son suppléant José Montalvo. Membre de la commission de l'Éducation et de la Femme, elle est élue présidente de la commission du contrôle de la télévision publique régionale ainsi que vice-présidente de la commission de la Culture. Également membre suppléante de la députation permanente, elle devient secrétaire générale du groupe des élus PP en , immédiatement après la désignation de María Dolores de Cospedal comme nouvelle présidente du Parti populaire de Castille-La Manche et candidate à la présidence de la Junte des communautés dont elle devient directrice de cabinet[4].

Promue tête de liste lors des élections régionales de [5], elle conserve ses fonctions de secrétaire générale du groupe parlementaire et devient titulaire à la députation permanente. Elle perd, en revanche, son poste de présidente de commission pour devenir vice-présidente. Elle se démet le à la suite de son élection au Congrès des députés.

Membre du Congrès des députés[modifier | modifier le code]

Elle est effectivement investie tête de liste dans la circonscription de Cuenca lors des élections générales de , sur proposition du comité électoral provincial du PP[6]. Elle déclare que « Cuenca a beaucoup plus d'opportunités que celles qui lui ont été offertes par les gouvernements socialistes d'Espagne et de Castille-La Manche ; [Cuenca] a été la grande oubliée et mérite beaucoup mieux »[7]. Circonscription nationalement à droite depuis les élections générales de [8], elle reçoit le soutien de 49,84 % des suffrages exprimés et remporte deux mandats sur les trois à pourvoir. Membre des commissions de la Justice et de l'Égalité, elle remplit les fonctions de porte-parole adjointe à celle de la Culture. Elle postule à nouveau lors des élections législatives de comme tête de liste[9]. Lors de la présentation des candidatures, la présidente du PPCLM María Dolores de Cospedal la définit comme une « femme de concorde, d'accords, de parti, qui représente l'humanité et la proximité ; ce dont ont besoin les citoyens »[10]. Elle est aisément réélue après avoir obtenu 55,91 % des voix. Au Congrès, elle quitte la commission de la Culture pour prendre la responsabilité de première vice-présidente de la commission de l'Étude du changement climatique, en plus de devenir membre de la commission de l'Intérieur, de celle de l'Emploi et de la Sécurité sociale et de la députation permanente. En , lors du 17e congrès national du Parti populaire célébré à Séville, elle vient renforcer les soutiens de Cospedal dans les organes dirigeants du parti au poste de secrétaire du Comité électoral présidé par la catalane Alicia Sánchez-Camacho[11],[12],[13].

Lors du scrutin législatif de , elle est rétrogradée à la deuxième position sur la liste afin de satisfaire la volonté de Mariano Rajoy de voir ses ministres conduire la liste dans leur province d'attache[14],[15]. Elle abandonne ses responsabilités précédentes pour devenir porte-parole titulaire à la commission de l'Emploi et de la Sécurité sociale. Réélue lors des élections anticipées de , elle accepte avec « illusion et responsabilité » d'être nommée porte-parole adjointe du groupe parlementaire en suivant[16]. Elle fait alors partie de la même promotion que l'ancienne maire de Huesca Ana Alós et l'asturienne Susana López[17]. En , à la suite de la nomination de Rubén Moreno comme secrétaire d'État aux Relations avec les Cortes, elle est nommée coordinatrice des commissions par le porte-parole parlementaire Rafael Hernando[18].

Après l'adoption de la motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy et l'annonce de la démission de celui-ci de la présidence du Parti populaire, elle est choisie comme membre de la commission organisatrice (COC) du 19e congrès[19].

Maire de Tarancón[modifier | modifier le code]

Conseillère municipale de Tarancón, elle est désignée cheffe de file du parti lors des élections municipales de . Elle remporte alors 4 003 voix — représentant 52,13 % des suffrages exprimés — et obtient une majorité absolue de neuf mandats sur les 17 formant le conseil municipal. Il s'agit du meilleur résultat en nombre de sièges acquis par le PP depuis le rétablissement de la démocratie en 1977[4]. Elle est investie maire le suivant au cours d'une séance où les édiles socialistes quittent prématurément la salle du conseil. La fin de son mandat est marqué par une polémique relative aux rétributions du maire et de ses adjoints[20].

Candidate à sa succession lors des élections locales de , elle n'obtient plus que 37,44 % des voix et sept mandats. Une coalition de gauche entre le Parti socialiste ouvrier espagnol et Izquierda Unida permet au socialiste José Manuel López Carrizo d'obtenir l'exacte majorité absolue et d'être proclamé maire[21]. Elle choisit alors de devenir porte-parole du groupe des élus PP dans l'opposition[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Commission électorale centrale, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 64/2000, de 17 de enero. », sur BOE.es, (consulté le ).
  2. (es) Commission électorale centrale, « Edicto de 28-04-2003, de la Junta Electoral Provincial de Cuenca, referente a las candidaturas proclamadas para la Elecciones a Cortes de Castilla-La Mancha, a celebrar el próximo día 25 mayo de 2003. », sur BOE.es, (consulté le ).
  3. (es) « Anuncio de 11-06-2003, de la Junta Electoral de Castilla-La Mancha, referente a la proclamación de los resultados de las Elecciones a las Cortes Regionales. », sur juntaelectoralcentral.es, (consulté le ).
  4. a et b (es) « El plante del PSOE marca la tensa toma de posesión de María Jesús Bonilla en Tarancón. », sur abc.es, (consulté le ).
  5. (es) Commission électorale centrale, « Edicto de 30-04-2004, de la Junta Electoral Provincial de Cuenca, referente a las candidaturas proclamadas para la Elecciones a Cortes de Castilla-La Mancha, a celebrar el próximo día 27 mayo de 2007. », sur BOE.es, (consulté le ).
  6. (es) Commission électorale centrale, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 33/2008, de 14 de enero. », sur BOE.es, (consulté le ).
  7. (es) « María Jesús Bonilla, número uno al Congreso de los Diputados por el Partido Popular de Cuenca. », sur ppcuenca.es, (consulté le ).
  8. (es) « El PP conquense se levanta contra el “cunero” Catalá impuesto por Cospedal. », sur elplural.com, (consulté le ).
  9. (es) Commission électorale centrale, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 1329/2011, de 26 de septiembre. », sur BOE.es, (consulté le ).
  10. (es) « Cospedal aboga por reformas que devuelven la confianza y el prestigio a España. », sur abc.es, (consulté le ).
  11. (es) « Carlos Floriano entra en el núcleo duro del PP, junto a Arenas y González Pons. », sur rtve.es, (consulté le ).
  12. (es) « María Dolores Cospedal, reelegida como secretaria general del PP. », sur lacomarcadepuertollano.com, (consulté le ).
  13. (es) « El Partido Popular da otro paso al centro. », sur periodistadigital.com, (consulté le ).
  14. (es) « Catalá reconoce que su vinculación con Cuenca es "escasa". », sur europapress.es, (consulté le ).
  15. (es) Commission électorale centrale, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 977/2015, de 26 de octubre. », sur BOE.es, (consulté le ).
  16. (es) « Bonilla acepta con "ilusión y responsabilidad" ser portavoz adjunta del grupo popular en el Congreso. », sur cadenaser.com, (consulté le ).
  17. (es) « María Jesús Bonilla, nueva portavoz adjunta del Grupo Popular en el Congreso. », sur vocesdecuenca.com, (consulté le ).
  18. (es) « Nuevos nombramientos en el grupo parlamentario popular. », sur gppopular.es, (consulté le )
  19. (es) « Luis de Grandes presidirá la comisión organizadora del congreso del PP. », sur lavanguardia.com, (consulté le ).
  20. (es) « El PSOE aprueba los sueldos en Tarancón sin consenso y con una ausencia en la bancada del PP. », sur cadenaser.com, (consulté le ).
  21. (es) « El PSOE recupera la Alcaldía en Tarancón con José Manuel López Carrizo. », sur cadenaser.com, (consulté le ).
  22. (es) « Bonilla pregunta a Carrizo si hay riesgo de derrumbe en más edificios de la plaza de la Constitución. », sur vocesdecuenca.com, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche sur le site du Sénat : VIIe législature.
  • Fiche sur le site des Cortes de Castille-La Manche : VIe, VIIe législatures.
  • Fiche sur le site du Congrès des députés : IXe, Xe, XIe, XIIe, XIIIe législatures.