Manoir de Veygoux

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Manoir de Veygoux
Image illustrative de l'article Manoir de Veygoux
Période ou style Louis XIII
Type Manoir
Début construction 1623-1624
Propriétaire initial Sylvaine de Brosson
Destination initiale Demeure seigneuriale du XVIIe siècle. Seigneurie.
Propriétaire actuel Commune de Charbonnières-les-Varennes
Destination actuelle Musée, animations touristiques, locations de salles.
Site web http://www.veygoux.com
Coordonnées 45° 54′ 09″ nord, 2° 59′ 11″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Auvergne
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Commune Charbonnières-les-Varennes

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Manoir de Veygoux

Le manoir de Veygoux est situé dans la commune de Charbonnières-les-Varennes, dans le département français du Puy-de-Dôme , en Auvergne-Rhône-Alpes. C'est le domaine de la famille du général Desaix jusqu'en 1880.

Le manoir de Veygoux est un site touristique et culturel dédié à la Révolution française.

Citation[modifier | modifier le code]

Louis Charles Antoine Desaix dit Desaix de Veygoux [2].

« Je n'oublie pas qu'à la fin de toutes les charges, des emplois et des honneurs, Veygoux, ses champs et ses bruyères seront ma récompense. »

— Louis Charles Antoine Desaix, à propos du manoir de Veygoux qu'il a aimé et où il a passé son enfance.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

À partir de 1623, Veygoux est le fief de la famille Desaix. Au-dessus de la porte principale du manoir, figure encore le blason familial d'argent à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'or.

Le manoir, de style Louis XIII, est construit vers 1623, époque du mariage entre Sylvaine de Brosson, dame de Veygoux[3] et Annet des Aix, chevau-léger. Le couple a un fils :

  • Charles, écuyer, vivant en 1666-1692, marié en 1673 à Françoise du Taux, dont :
    • Sylvain (1700-1731), marié en 1712 à Anne de Beaufranchet, dont :
      • Gilbert-Antoine, écuyer, marié en 1758 à Amable de Beaufranchet, dont :

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne portant la mention erronée[5] « Maison natale du général Desaix » !
  • En 1790, naît Louis-Jean, aîné des neveux du général Desaix. Il est fait baron Desaix de Veygoux et de l'Empire en 1812.
  • En 1793, la mère et la sœur de Desaix sont dénoncées par le curé constitutionnel de Charbonnières et enfermées à la prison de Riom. Le domaine de Veygoux est confisqué comme bien d'émigré, mais la famille le rachète peu après contre 85 000 livres.
  • Casimir Marie Desaix (1801-1880), neveu du général, est le dernier Desaix propriétaire de Veygoux.

Après la Restauration à nos jours[modifier | modifier le code]

Panneau d'indication touristique sur l'A89 montrant le manoir de Veygoux.

Après la Restauration, Veygoux est vendu au comte de Chabrol, propriétaire des châteaux voisins de Jozerand et de Tournoël. Le comte y loge des fermiers. Au début du XXe siècle, le docteur Levadoux, habitant de Châtel-Guyon, en fait sa maison de campagne. Des retraités de Lozère l'occupent de 1946 à 1956. En 1968, c'est dans un état particulièrement délabré que le manoir est racheté par l'artiste, collectionneur et diplomate écossais Hugh Ian Macgarvie-Munn[6] qui le sauve de la ruine et l'habite jusqu'en 1972[7]. Le propriétaire suivant, Jean-Pierre Berthier, l'achète en 1974 et entreprend des travaux de rénovation importants. En 1997, le manoir devient la propriété de la commune de Charbonnières.

Le musée[modifier | modifier le code]

Le musée de Veygoux retrace, de façon dynamique, les aventures du général Desaix, héros de la Révolution française ; De la prise de la Bastille jusqu’au champ de bataille de Marengo. Ce scénomusée fait entrer le visiteur dans la salle du jeu de paume et le rend témoin d'un évènement fondateur de la Révolution, le « serment du Jeu de paume ». Une initiation à la pratique du sport du jeu de paume est d'ailleurs possible grâce à un jeu vidéo. Le musée traite des origines de la Révolution, de ses principaux personnages, de ses grands évènements, de ses fêtes et de ses symboles. La technologie de la réalité augmentée fait vivre les guerres révolutionnaires menées par Bonaparte. Pour les plus jeunes, un jeu de piste aide à comprendre l’histoire de la Révolution ; Il comprend un parcours interactif dans le parc.

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Des documents aux archives départementales du Puy-de-Dôme, datant de 1791 à 1802, témoignent du mobilier disparu et de la vie à Veygoux au temps du général Desaix.
  • Ambroise Tardieu, Grand dictionnaire historique du département du Puy-de-Dôme comprenant l'histoire complète des villes, bourgs, châteaux, abbayes, etc. « Imprimerie. C. Desrosiers , Moulins, 1877.
  • Armand Sauzet, Note sur le château de Veygoux, 1946, 4 pages dactylographiées et 4 photographies[8].
  • Armand Sauzet, Nouveaux documents sur la famille Desaix, Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand, Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, n° 551, 2e trimestre 1951.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail et Google Maps.
  2. Selon l'usage de l'époque, afin de se distinguer de son frère, Louis Desaix a ajouté à son nom celui du fief de sa famille et a pris pour nom Desaix de Veygoux.
  3. Fille de Jean de Brosson, chevau-léger, seigneur de Veygoux.
  4. Marié, en 1789, à Thérèse de Neuville de l'Arboulerie.
  5. Louis Charles Antoine Desaix est né au château de Saint-Hilaire d'Ayat, dans la commune d'Ayat-sur-Sioule, à 30 kilomètres au nord de Veygoux.
  6. Ian Macgarvie-Munn (1919-1981).
  7. En 1974, McGarvie-Munn achète le château d'Entrecasteaux dans le Var.
  8. Trois d'entre elles ont disparu

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]