Manifeste des douze (15 novembre 1940)

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Le manifeste des douze est une déclaration de 12 syndicalistes français adoptée le 15 novembre 1940 contre le régime de Vichy, dont le titre véritable est Principes du syndicalisme français.

Présentation[modifier | modifier le code]

Adopté par le CEES (comité d'études économiques et syndicales) créé après la dissolution définitive des centrales syndicales le 9 novembre 1940, il traduit le rapprochement entre le CGT et la CFTC. Il est cosigné par 9 membres de la CGT (dont quatre de la tendance anticommuniste Syndicats : Vandeputte, Jaccoud, Pineau, Capocci) et 3 de la CFTC, réunis clandestinement en octobre 1940, au 52 rue de Verneuil[1].

Il est considéré comme le premier acte de résistance du syndicalisme, ce qui est un peu exagéré car cette résistance est encore balbutiante dans la mesure où la plupart des syndicalistes acceptent la politique de présence auprès des pouvoirs publics et aussi parce que le texte de ce manifeste est très en retrait par rapport aux discours de la CGT d'avant guerre.

Il s'agit cependant d'un acte courageux, notamment par sa condamnation explicite de l'antisémitisme, à l'heure où le régime révèle sa nature (répression des juifs et des francs-maçons, sanctions contre les enseignants). Le manifeste imagine une fois la France libérée la perspective d'un syndicalisme réunifié à la façon de celle du trade unionisme britannique[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livres
  2. Alya Aglan, La Résistance sacrifiée, Flammarion, , p. 27

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Texte intégral[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]