Mangouste de Dybowski

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Dologale dybowskii

Dologale dybowskii
Description de cette image, également commentée ci-après
Photo de Dologale dybowskii prise en milieu naturel, dans la Chinko Project Area
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Herpestidae
Sous-famille Herpestinae

Genre

Dologale
Thomas, 1926

Nom binominal

Dologale dybowskii
(Pousargues, 1893)

Répartition géographique

Description de l'image Dologale dybowskii range map.png.

Statut de conservation UICN

DD  : Données insuffisantes

La mangouste de Dybowski (Dologale dybowskii) est aussi appelée mangouste des savanes ou encore poussargue. Elle est la seule représentante du genre Dologale.

On sait peu de choses sur cette espèce. Son aire de répartition est limitée à une zone située dans la partie sud-est de la République centrafricaine, le nord de la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et l'ouest de l'Ouganda. En 2015, il n'y avait que 31 spécimens dans les collections muséologiques et une poignée d'observations dans la nature[1],[2].

Description et comportement[modifier | modifier le code]

Illustration originale de l'espèce
Illustration originale de l'espèce telle que publiée par De Pousargues en 1894

Des travaux de terrain effectués entre 2011 et 2015 dans la partie sud-est de la République centrafricaine ont révélé une population de mangoustes de Dybowski dans la zone d'étude Chinko Project Area. La population étudiée de mangoustes de Dybowski partage son habitat dans la jungle avec huit autres espèces différentes de mangouste, et la mangouste de Dybowski semble avoir des densités nettement plus faibles que la plupart des autres mangoustes de la Chinko Project Area.

Les observations dans la Chinko Project Area montrent que la mangouste de Dybowski vit en petits groupes de 3 à 12 individus qui se déplacent régulièrement entre leurs termitières préférées. La reproduction a été observée à la mi-mai au début de la saison des pluies. Un petit groupe de trois adultes a été observé s'occupant d'un nourrisson, et qui le portant dans leurs mâchoires.

Une première étude génétique montre que la mangouste de Dybowski est une proche parente des mangoustes du genre Helogale[3].

Conservation[modifier | modifier le code]

La mangouste de Dybowski est listée comme Données insuffisantes par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avec une évolution de population inconnue. Le faible nombre d'observations de cette espèce dans la nature et le faible nombre de spécimens dans les collections des musées pourraient indiquer que l'espèce est rare ou menacée. Toutefois l'UICN et les récentes observations de terrain suggèrent que son apparence et sa distribution peuvent provoquer des erreurs d'identification avec la mangouste naine commune (Helogale parvula), et que l'espèce semble connue des guides locaux[2]. Si c'est réellement le cas, l'espèce pourra potentiellement être reclassée dans la catégorie Préoccupation mineure[4].

Nomenclature[modifier | modifier le code]

Le nom de cette espèce a été donnée par le zoologiste français Eugène de Pousargues en l'honneur de l'explorateur et ingénieur agronome français d'origine polonaise Jean Dybowski (1856-1928) qui récolta les spécimens-type de l'espèce entre mars et juin 1892.

La localité-type de l'espèce est l'ancien poste de la Mission Dybowski sur la rivière Kémo, à proximité de la localité de Possel, à la frontière entre les République centrafricaine et République démocratique du Congo[5],[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Thierry Aebischer et Raffael Hickisch, « Pousargues’s mongoose rediscovered after 20 years », sur Africa Geographic, (consulté le 9 janvier 2018)
  2. a et b (en) Woolgar, J., « A confirmed sighting of Pousargues’s Mongoose Dologale dybowskii », Small Carnivore Conservation, vol. 51,‎ , p. 1-3 (lire en ligne)
  3. (en) Katrin Nyakatura et Olaf RP Bininda-Emonds, « Updating the evolutionary history of Carnivora (Mammalia): a new species-level supertree complete with divergence time estimates », BMC Biology, vol. 10, no 12,‎ (DOI 10.1186/1741-7007-10-12, lire en ligne)
  4. (en) Aebischer, T., Hickisch, R., Woolgar, J. et Do Linh San, E, « Dologale dybowskii », The IUCN Red List of Threatened Species,‎ , e.T41598A45205821 (DOI 10.2305/IUCN.UK.2015-4.RLTS.T41598A45205821.en, lire en ligne)
  5. Eugène de Pousargues, « Notes sur deux espèces nouvelles de mammifères rapportés par M. Jean Dybowski de la région de l'Oubangui », Bulletin de la Société zoologique de France, vol. 18,‎ , p. 51-54 (ISSN 0037-962X, OCLC 1715809, lire en ligne)
    Première mention de l'espèce, courte description complétée l'année suivante.
  6. Eugène de Pousargues, « Description d'une nouvelle espèce de mammifère du genre Crossarchus et considérations sur la répartition géographique des crossarques rayés », Nouvelles archives du Muséum d'histoire naturelle, 3e série, vol. 6,‎ , p. 121-134 (ISSN 0766-7248, lire en ligne)
    Description plus complète de l'espèce, accompagnée de la première illustration.
  7. Eugène de Pousargues, « Étude sur les mammifères du Congo français », Annales des sciences naturelles. Zoologie et paléontologie, 3e série, vol. 8,‎ , p. 130-416 (DOI https://doi.org/10.5962/bhl.title.8825)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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