Manciet

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Manciet
Image illustrative de l'article Manciet
Blason de Manciet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Grand-Bas-Armagnac
Intercommunalité Communauté de communes du Bas-Armagnac
Maire
Mandat
Pierre Capdepont
2014-2020
Code postal 32370
Code commune 32227
Démographie
Gentilé Mancietois
Population
municipale
807 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 02″ nord, 0° 02′ 30″ est
Altitude Min. 105 m – Max. 212 m
Superficie 42,11 km2
Localisation

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Manciet (Mansiet en occitan gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne située sur la Douze et l'ancienne route nationale 131 entre Barcelonne-du-Gers et Agen.

Elle fut ensuite sur la N 124 (route nationale 124) qui reliait Toulouse à Mont-de-Marsan.

Actuellement, Manciet est traversée par la D 931 et se situe approximativement à 1 h45 du périphérique toulousain en voiture (à l'été 2010). Ce temps devrait diminuer avec les travaux routiers prévus.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bergon, affluent droit de la Douze, prend sa source sur la commune.

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient d’Eauze, la prochaine commune est Nogaro.

À Manciet, une autre route rejoignait la via Podiensis : celle qui venait de la via Tolosane depuis Auch par Vic-Fezensac.

L'hôpital Saint-Jacques se trouvait à l'emplacement actuel de la « Bonne Auberge », avant la Douze, dont le franchissement par les pèlerins était exempt de péage.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1224, le vicomte de Béarn Guilhem de Moncade, donna aux Templiers et aux Hospitaliers ce lieu « où il y avait autrefois un beau château » et ils y bâtirent leur hospice.
  • En 1235, l'ordre gascon de Saint Jacques de la Foi et de la Paix commença à restaurer le fortin primitif, d'où une querelle pendant plus de trente ans entre les deux ordres rivaux.

Finalement, un troisième, l'ordre de Santiago de la Espada les mit d'accord en occupant seul le terrain.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti, au premier d'or à deux vaches de gueules onglées, colletées et clarinées d'azur, au second d'argent à un lion de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Pierre Capdepont[1] DVG Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 807 habitants, en augmentation de 0,37 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 574 1 731 1 532 1 678 1 742 1 758 1 740 1 703 1 924
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 004 1 916 1 831 1 709 1 711 1 651 1 700 1 670 1 503
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 480 1 404 1 249 1 273 1 247 1 161 1 176 1 053 1 069
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
1 066 955 857 784 764 788 819 807 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Traces de l'ancienne commanderie: plus au nord, à Malauret, près du moulin de Ricaut et de l'ancien hippodrome.
  • Église Notre Dame de Pitié.
  • Les arènes : elles sont typiques de la région de l'Armagnac et des Landes et sont dédiées à la pratique de la course landaise.

Reconstruites après un incendie en 1919, elles sont tristement célèbres pour la mort, en 1923, d'un écarteur très connu : Giovanni.

  • Le lavoir: de forme oblongue, il a été construit en 1844 sur l'emplacement d'un ancien lavoir. Il a été couvert en 1896. Il est alimenté par une source qui jaillissait à travers une jolie fontaine détruite lors des travaux d'adduction d'eau.
  • Château de Blancastet, édifié à la fin du XVe siècle, il appartient alors à la puissante maison de Lavardac seigneur d'un considérable fief situé non loin, à Ayzieu. Par le jeu d'alliances, vers la fin du XVIe siècle, il entre dans le patrimoine des Pardaillan plusieurs fois alliés aux Lavardac. Au début du XVIIIe siècle, la famille de Mibielle, originaire de Montréal-du-Gers, en fait l'acquisition et réalise d'importants travaux pour transformer la vieille maison forte en demeure plus confortable selon les critères de l'époque. Après la Révolution, la vieille bâtisse passe de main en main. Peu à peu l’histoire semble lui échapper et l’âme de ceux qui l'ont habitée, sur la pointe des pieds s’éloigne dans un silence séculaire. Devenue fantôme d’elle-même, elle est bientôt abandonnée à l’horizon de l’oubli. Il arrive cependant qu’au hasard d’une rencontre, un destin perdu retrouve la route d’une belle histoire, et ce fil d’Ariane que l’on croyait cassé, plus solide encore nous guide sur le chantier de sa lanterne ranimée. Ainsi depuis 1978 nous tentons de redonner les couleurs d'origine à ce patrimoine dont nous sommes dépositaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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