Mamertin d'Auxerre

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mamertin et Saint Mamert.
 Ne doit pas être confondu avec Mamert de Vienne.
Saint Mamert
abbé de Saint-Germain d'Auxerre
Décès  
Nationalité Gallo-romaine
Vénéré à Auxerre
Fête 20 mars ou 20 avril

L'existence de Mamertin d'Auxerre († 462) alias saint Mamertin, plus connu sous le nom de saint Mamert[1], n'est révélée qu'au travers de la vie de Germain d'Auxerre et la chronique de l'abbaye Saint-Marien.

C'est un saint chrétien, deuxième abbé de l'abbaye Saint-Marien d'Auxerre, fêté le 20 mars ou le 20 avril.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mamertin est un païen. Ayant perdu un œil et un bras[réf. souhaitée], il se rend aux temples de ses dieux pour implorer la guérison de ses infirmités. Sur son chemin il rencontre un religieux qui lui dit d'aller voir saint Germain, l'évêque d'Auxerre, et de suivre ses conseils.

Il s'arrête en passant au Mont-Artre[2] sur la tombe de saint Amâtre, prédécesseur de saint Germain ; là, Mamert a une vision. Saint Pèlerin lui paraît venir de Boüy lieu de son martyr, à Auxerre, pour rejoindre ses quatre successeurs saint Marcellien, saint Valérien, saint Elade et saint Amâtre afin de célébrer ensemble le mystère chrétien. Il les voit alignés avec saint Pèlerin au centre, à sa droite saint Marcellien puis saint Amâtre et à sa gauche saint Valérien puis saint Elade[2].

Le lendemain saint Germain le guérit, le baptise et l'envoie au monastère placé sous l'invocation de saint Côme et saint Damien qu'il a fondé vers 429 en rive droite de l'Yonne vis-à-vis d'Auxerre.
Mamert deviendra le deuxième abbé de ce monastère, succédant à saint Aleu (saint Aloge ou Alodius).

Le monastère prit par la suite le nom de monastère Saint-Marien[3] environ cent ans après la mort de saint Germain[4].

Mamertin meurt le [réf. souhaitée].

Origines[modifier | modifier le code]

Si Mamertin est cité dans quelques anciens martyrologes, avec Marien, il ne figure pas au Martyrologe romain. Son hagiographie est rapportée dans la Légende dorée de Jacques de Voragine, qui a repris un texte de Jean de Mailly[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (présentation en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques de Voragine, La Légende dorée, édition sous la direction d'Alain Boureau, Paris, éd. Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », février 2004 (ISBN 2 07 011417 1).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lebeuf 1743, p. 14, volume 1.
  2. a et b Lebeuf 1743, p. 13, volume 1.
  3. Place et rue Saint-Mamert sur auxerre.historique.free.fr.
  4. Gaston David, La villa Saint-Martin d’Auxerre - dernier refuge du silence et de la méditation va bientôt disparaître avec ses mille ans d’histoire. L’Echo d’Auxerre, n° 53 et 101.
  5. Notes de l'édition de la Pléiade, page 1371.