Mamadou Lamine Dramé

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Mamadou Lamine Dramé (ou Demba Dibassi), né vers 1840[1] et décédé en 1887, est un marabout soninké qui lutta contre la colonisation française dans la haute vallée du fleuve Sénégal à la fin du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

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En juin-juillet 1885 il lance une insurrection islamique au Sénégal.

Il attaque le fort de Bakel le , mais est vaincu par le roi Moussa Molo allié aux Français.

En décembre 1887, il est vaincu et tué par les Français à la bataille de Toubacouta à la frontière avec la Gambie.

A N’Goga-Soukouta à 2 ou 3 km de la Gambie, ils s’arrêtent, mais le village est déjà cerné par les ennemis. Les habitants veulent aller prendre Mamadou Lamine Dramé pour le livrer à M. Molo, les Talibés s’interposent. Le chef de village met le feu aux cases… M Molo et quelques guerriers du Boundou profitent de la confusion pour rentrer dans l’enceinte, les Talibés se font tous tuer Mamadou Lamine Dramé résiste tout seul, il est blessé à la jambe par un coup de sabre d’un guerrier de Ousmane Gassi ; mais M. Molo ne veut pas qu’on l’achève. Le marabout est placé sur une civière, il perd beaucoup de sang, mais le cortège prend la direction de Toubacouta. A Couting Mamadou Lamine Dramé succombe à ses blessures, la foule s’agglutine et réclame sa dépouille à M Molo qui refuse de la leur livrer. Il confie le corps à son griot pour l’amener à Toubakouta où il va lui-même annoncer la nouvelle.

"Le 12-12, on est toujours en route avec le brancard, mais les porteurs prennent peur devant le corps décomposé du marabout, de concert, ils abandonnent le griot tout seul et s’enfuient dans la brousse… Le griot tranche la tête du marabout qu’il accroche à l’arçon de sa selle et abandonne le corps. Il rentre à Toubacouta le lendemain avec le cheval blanc de Mamadou Lamine Dramé portant ses armes. Ses épouses et les porteurs seront répartis comme d’habitude entre les tirailleurs et les soldats fidèles aux Français."

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa date de naissance reste incertaine. Selon les sources, elle est comprise entre 1830 et 1850.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Andrew F. Clark et Lucie Colvin Phillips, « Drame, Al-Hajj Mamadu Lamine », in Historical Dictionary of Senegal, The Scarecrow Press, Metuchen (N. J.) et Londres, 1994 (2e éd.), p. 116-118
  • Abdoulaye Bathily, « Mamadou Lamine Dramé et la résistance anti-impérialiste dans le Haut-Sénégal (1885-1887) », dans Notes africaines, n° 125, janvier 1970, p. 20-32
  • Joseph Ki-Zerbo, « Mamadou Lamine Dramé », dans Histoire de l'Afrique noire : d'hier à demain, Hatier, Paris, 1972, p. 418 (ISBN 2-218-01920-5)
  • Christian Roche, « La capture et la mort de Mamadu Lamine, marabout du Buundu (9 décembre 1887) », dans Histoire de la Casamance : conquête et résistance, 1850-1920, Karthala, Paris, 1985, p. (ISBN 2-86537-125-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]