Malva

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Le genre Malva regroupe les mauves « véritables » qui sont des plantes à fleurs annuelles ou vivaces de la famille des Malvacées.

Phytonymie[modifier | modifier le code]

Le nom français (mauve), les noms italiens et espagnols (malva), anglais (mallow), allemand (Malve), arabe : ملوخية (mloukhiya) dérivent tous de la racine malva, nom botanique de ces plantes qui désignait en latin différentes Malvacées. Son étymologie remonterait au grec ancien μαλάχη (malákhē) ou μολόχη (molókhē), grec moderne μολόχα (molóha), qui signifie mou ou amollir, allusion à la plante qui possède un limbe mou soutenu par des nervures palmées ou référence à ses qualités émollientes[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le fruit est aplati, en forme de fromage, avec de nombreuses divisions, d'où son nom de fromageon.

Le genre Malva comporte des plantes herbacées. Les fleurs ont un calicule formé de trois pièces libres, leurs pétales échancrés varient autour du mauve (roses, lilas, violacés) et bleuissent à la dessiccation. Le fruit est formé d'un verticille de nombreux akènes (disposés en tranches d'orange)[2].

Principales espèces[modifier | modifier le code]

Usages[modifier | modifier le code]

Phytothérapie[modifier | modifier le code]

Cuisine[modifier | modifier le code]

La mauve sauvage (commune dans une grande partie de la France où l’on trouve de la mauve sylvestre et la mauve des montagnes) est cuisinée autour du bassin méditerranéen (dite Khobize ou khoubize en Algérie, baqüla au Maroc, malvaccia en Italie) notamment ses jeunes feuille au printemps, préparée comme des épinards.

Les fleurs sont aussi utilisées pour épaissir des sauces ou des soupes (propriétés mucilagineuses induites par des substances pectiniques[3],[4].

Comme toutes les malvacées (dont la rose trémière, la mauve est intégralement comestibles (fleur y compris) [4] ;

Au Maroc et en Algérie, c’est l’ingrédient principal de la salade de khobize ; la mauve (assez facilement trouvée dans les régions montagneuses) est équeutée et tranchée en lanières que l’on fait revenir dans de l’huile d’olive. Puis après ajout d’ail, de piment et de cumin et d’un à deux verres d’eau (en fonction de la quantité de plantes), le tout est laissé à mijoter 15 min à petit feu[5].
En Egypte, c’est un ingrédient de la Molokhia, une fondue verte servie avec le riz ou du pain ; cuite dans un bouillon de viande est mixée finement avec ajout au dernier moment d’ail revenu à l’huile d’olive. Elle peut alors aussi être remplacée par le Corète[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) W. S. Judd, C. S. Campbell, E. A. Kellogg, P. F. Stevens & M. J. Donoghue, Plant Systematics: A Phylogenetic Approach, Sinauer Associates, , p. 147
  2. Philippe Jauzein, Olivier Nawrot, Flore d'Île-de-France. Clés de détermination, taxonomie, statuts, Éditions Quae, , p. 328
  3. Rakhimov, D. A., Atkhamova, S. K., & Khvan, A. M. (2007). Pectinic substances from Alcea rosea flowers. Chemistry of Natural Compounds, 43(6), 685-686.
  4. a et b Christophe Certain La cuisine pied-noir ; Les mauves, une plante sauvage à déguster ; 12 mai 2014
  5. a et b Annie Jeanne (2015) Cuisine sauvage printanière : La fondante Mauve ; Centre de formation sur les usages des plantes (village de Milhas) ; 14 avril 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]

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