Malcolm Rifkind

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Malcolm Rifkind
Malcolm Rifkind 2011.jpg

Malcolm Rifkind.

Fonctions
membre du Parlement du Royaume-Uni (d)
-
Secrétaire d'État pour l'Écosse
 précédé par George Younger (en)

 suivi par Ian Lang (en)
-
Secrétaire d'État aux Transports
 précédé par Cecil Parkinson (en)

 suivi par John MacGregor (en)
-
Secrétaire d'État à la Défense
 précédé par Tom King, Baron King of Bridgwater (en)

 suivi par Michael Portillo (en)
-
-
Informations générales
Naissance
Nationalité
Formation
université d'Édimbourg
George Watson's College (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Parti politique
Membre de
46e Parlement du Royaume-Uni (d), 50e Parlement du Royaume-Uni (d), 51e Parlement du Royaume-Uni (d), 54e Parlement du Royaume-Uni (d), 49e Parlement du Royaume-Uni (d), 47e Parlement du Royaume-Uni (d), 48e Parlement du Royaume-Uni (d), 55e Parlement du Royaume-Uni (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Hugo Rifkind (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Palmarès
Distinction
chevalier commandeur de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Malcolm Rifkind, né le à Édimbourg, est un homme politique britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Malcolm Rifkind est né à Édimbourg dans une famille d'origine juive lithuanienne[1],[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il s'est présenté une première fois, sans succès, aux élections générales de 1970 dans le district du centre d'Édimbourg.

Il est représentant d'Edinburgh Pentlands à la Chambre des communes en 1974, sous les couleurs du parti conservateur écossais. Il le reste jusqu'en 1997. Durant la primaire de 1975, il soutint d'abord Edward Heath, avant de se rallier à Margaret Thatcher.

Il entre au gouvernement Thatcher en 1986, en devenant secrétaire d'État pour l'Écosse. Il est ensuite secrétaire d'État aux Transports en 1990, secrétaire d'État à la Défense en 1992, secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth en 1995. Il est ensuite membre du shadow cabinet après la défaite des conservateurs en 1997.

Malcolm Rifkind au Pentagone en 1993.

Il a succédé à Michael Portillo comme représentant de Kensington en 2005.

Le , il est nommé par David Cameron à la tête de l'Intelligence and Security Committee (en).

Il est membre du comité de patronage des Friends of Israel[3].

Accusations de trafic d'influence[modifier | modifier le code]

En février 2015, discutant avec des gens qu'il croyait être des représentants d'une compagnie chinoise qui voulait acheter de l'influence sur le parlement du Royaume-Uni, Rifkind leur dit ne pas avoir de salaire et être un travailleur indépendant. Il leur proposa de leur obtenir un accès à des ambassadeurs britanniques pour une somme de 5 000 à 8 000 livres par demi-journée de travail. Ses interlocuteurs étaient en fait des journalistes du Daily Telegraph et de Channel 4 News qui enregistraient les conversations[4]. En conséquence, Rifkind a été suspendu du parti conservateur pour la durée d'une enquête sur les faits[5].

Le 24 févier 2015, il a démissionné de son poste de président de l'Intelligence and Security Committee[6]. Peu après, il a annoncé qu'il ne se présenterait pas à sa circonscription de Kensington pour les élections générales du Royaume-Uni en 2015[7].

Rifkind a admis qu'il « pouvait avoir commis des erreurs de jugement » mais a affirmé qu'il n'avait rien fait de répréhensible dans cette affaire dont les médias britanniques parlent comme d'un cas de « cash for access (en) [8] ». En septembre 2015, la presse annonçait que Malcolm Rifkind et Jack Straw (autre parlementaire impliqué dans la même affaire) avaient été blanchis par Kathryn Hudson, « Parliamentary Commissioner for Standards (en) »[9]. Sir Alistair Graham, ancien président du Committee on Standards in Public Life (en), a déclaré au Telegraph qu'il était étonné de la clémence de Kathryn Hudson, qui réduisait l'affaire à une erreur de jugement : « Il n'était pas question de novices qui venaient d'entrer dans le système, mais de gens hautement expérimentés[10]. »

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Rifkind est marié et a un fils et une fille. Son fils, Hugo Rifkind (en), est un journaliste pour The Times et The Spectator.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Susan D. Pennybacker, "Anti-Apartheid Testimony : Unmaking the Histories of South African Jewish Communists", dans Simone Gigliotti, Jacob Golomb et Caroline Steinberg Gould, Ethics, Art, and Representations of the Holocaust: Essays in Honor of Berel Lang, Lexington Books, 2013, p. 131, consultable sur Google Livres.
  2. Robert Waller et Byron Criddle, The Almanac of British Politics, Routledge, 2007, paiellemen consulable sur Google Livres.
  3. Page Trustees & Patrons du site des Friends of Israel.
  4. « BBC News - Jack Straw and Sir Malcolm Rifkind deny wrongdoing », BBC Online,‎ (lire en ligne)
  5. « Conservatives suspend Sir Malcolm Rifkind over cash-for-access claims », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  6. « Malcolm Rifkind steps down as chair of ISC », Guido Fawkes,‎ (lire en ligne)
  7. « BBC News - Sir Malcolm Rifkind steps down as security committee chairman and as an MP », BBC Online,‎ (lire en ligne).
  8. « Video: Sir Malcolm Rifkind: I may have made errors of judgment - Telegraph », Telegraph.co.uk,‎ .
  9. Sam Lister, « Sir Malcolm Rifkind and Jack Straw 'did not breach rules' over 'cash-for-access' allegations », Independent, 17 septembre 2015, en ligne.
  10. Ian Johnston, « Former parliamentary standards watchdog criticises Sir Malcolm Rifkind and Jack Straw over 'cash-for-access' », Independent, 20 septembre 2015, en ligne.