Malacologie

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La malacologie (du grec ancien μαλακός malakos, mou) est la branche de la zoologie consacrée à l'étude des mollusques.

Une subdivision de la malacologie, la conchyliologie, est consacrée à l'étude des mollusques à coquille. Une autre, la teuthologie, est consacrée à l'étude des céphalopodes.

Cette discipline est souvent divisée en malacologie continentale et marine, et sur les continents, les mollusques aquatiques constituent à eux seuls un champ d'étude particulier.

Utilisations de la malacologie[modifier | modifier le code]

Les malacologues contribuent aux inventaires de biodiversité, dans le cadre d'observatoires de la biodiversité ou d'études d'impact par exemple. En outre, les mollusques peuvent être utilisés comme bioindicateurs environnementaux, et permettent donc de détecter la présence de perturbateurs endocriniens.

En archéologie, la malacologie est couramment employée pour connaître l'évolution du climat, du paysage ou de l'usage d'un site, ou encore le débit et la température d'un cours d'eau. À tel point que cela a donné naissance à une discipline particulière, rattachée à l'archéozoologie : l'archéomalacologie.

La malacologie est aussi associée à l'étude de divers phénomènes de symbiose et de parasitisme dont les mollusques peuvent être victimes et/ou vecteurs. Elle contribue ainsi à l'étude des interactions durables entre espèces dans l'environnement.

Certains mollusques (escargots terrestres, moule zébrée... ) ont aussi localement été utilisés pour leurs qualités de biointégrateurs pour évaluer la pollution du milieu en métaux lourds (qui peuvent être bioconcentrés par l'animal et bioaccumulés dans les coquilles).

Enfin, dans le monde, certains escargots font l'objet d'une consommation alimentaire et d'un élevage. La malacologie apporte nombre de données et savoirs utiles aux éleveurs et vétérinaires spécialisés.

Paléontologie[modifier | modifier le code]

La paléontologie est la discipline scientifique qui étudie les restes fossiles des êtres vivants du passé et les implications évolutives ressortant de l'étude de ces restes.[1]

"Ce plus vieux fossile d'escargot entier a 99 millions d'années" nous explique un article de la revue Sciences et Vie de janvier 2019[2].

Une équipe internationale vient d'étudier cet escargot piégé dans un bloc d'ambre découvert dans l'ex-Birmanie. C'est le plus ancien corps d'escargot retrouvé. Fait exceptionnel: ses tissus mous ont ainsi été conservés. Les scientifiques ont pu étudier sa morphologie et en déduire qu'il appartenait surement à la famille des Cyclophoridés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bouchet p (1990) La malacofaune française : endémisme, patrimoine naturel et protection. Rev. Écol. Terre & Vie, 45
  • Falkner G, Ripken T & Falkner M (2002) Mollusques continentaux de France. Liste de Référence annotée et bibliographie. Patrimoines naturels, 52 : 50 p., ISBN 2- 85653-539-9
  • Sander Rang, « Mémoire sur quelques Acéphales d’eau douce du Sénégal, pour servir à la malacologie de l’Afrique occidentale », Nouvelles annales du Muséum d’histoire naturelle, Paris, Libr. encyclopédique de Roret, vol. 4,‎ , p. 297-320 (lire en ligne [PDF], consulté le 18 octobre 2016).

Espace muséographique[modifier | modifier le code]

Le musée des confluences de Lyon présente une importante collection relative à la malacologie. L’origine géographique des spécimens est mondiale,, à l’exception de la faune abyssale. L’ensemble des collections rassemble environ 71 250 lots évalués à 490 000 coquilles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Paléontologie », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  2. Science-et-vie.com, « Science & Vie : premier magazine européen de l’actualité scientifique - Science & Vie », sur www.science-et-vie.com, (consulté le 29 décembre 2018)