Mal de mer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Article général Pour un article plus général, voir Cinétose.
Sac mal de mer.

Le mal de mer ou naupathie est une forme de cinétose (mal des transports) caractérisée par des nausées et, dans des cas extrêmes, des vertiges après avoir passé du temps sur une embarcation sur l'eau. Il est généralement provoqué par le balancement de l'embarcation et le décalage entre les informations de mouvement fournies par le système vestibulaire et les informations visuelles.

Ce mal touche 25 à 30 % des personnes, disparaissant généralement après deux ou trois jours (phénomène d’« amarinement »)[1]. Après un long temps passé en mer, les marins ressentent parfois ce mal lors du retour à la terre (« mal de terre » notamment dans des endroits exigus).

Selon le zoologiste Reinhold Hilbig, les poissons pourraient avoir le mal de mer : étudiant les effets sur l'homme de l'apesanteur sous-marine, il a placé 49 poissons dans un miniaquarium à bord d'un avion qui a fait une descente brutale, huit d'entre eux ont « complètement perdu l'équilibre »[2].

Principaux symptômes[modifier | modifier le code]

  • Nausées
  • Lourdeurs de tête, vertiges
  • Sensations de froid (frissons) ou de chaud
  • Pâleur
  • Transpiration excessive
  • Bâillements, somnolence, apathie
  • Bourdonnement dans les oreilles
  • Hypersialorrhée
  • Vomissements
  • Évanouissement

Facteurs aggravant le mal de mer[modifier | modifier le code]

  • « Règle des 4 F[1] ou 5F » :
    • F comme Froid
    • F comme Faim
    • F comme Frousse
    • F comme Fatigue
et
    • F comme Soif[3].

Prévention[modifier | modifier le code]

  • Respecter la « règle des 4 F (ou 5F ) » ;
  • éviter les aliments riches en histamine ou l'alcool avant son départ[4]
  • s'installer au centre du bateau (endroit le plus stable) dans le sens de la navigation, dans des zones aérées (sur le pont plutôt qu'en cabine ou dans le carré où l'on perd ses repères visuels)[1];
  • mâcher la racine du gingembre, comme certains marins chinois[5] ;
  • stimuler un point d'acupuncture[6].

Traitement[modifier | modifier le code]

Les principaux traitements préventifs et symptomatiques sont[7] :

  • avoir un large accès visuel à l'horizon, au fin de le percevoir fixe et horizontal ;
  • utiliser des médicaments de type diménhydrinate, métopimazine, antiémétique ou scopolamine ;
  • barrer, et mettre ainsi en conformité perceptions et actions volontaires ;
  • s'allonger au plus près du centre de gravité du bateau ;
  • prendre du gingembre (frais, séché, en poudre, ou en jus)[8] ;
  • porter des lunettes de type boarding ring[9] ;
  • pratiquer une stimulation optocinétique[10],[11],[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean-François Lemoine, émission « Pourquoi, docteur ? » sur Europe 1, 29 juillet 2012
  2. « Les poissons ont le mal de mer », sur liberation.fr,
  3. Le mal de mer en bateau, sur skippair.com.
  4. « Mal de mer - Trucs et astuces pour le surmonter - Dreamlines.fr Blog », (consulté le 6 octobre 2016)
  5. (en) A. Grøntved, T. Brask, E. Hentzer, « Ginger root against seasickness. A controlled trial on the open sea », Acta Otolaryngolology, vol. 105, no 1,‎ , p. 45-49. (PMID 3277342)
  6. Groupe d'Étude et de Recherche en Acupuncture
  7. Le Mal de mer sur navigateur.info
  8. « Gingembre, Eurekasanté par Vidal », sur eurekasante.vidal.fr,
  9. François-Xavier Ricardou, « Boarding ring : des lunettes contre le mal de mer », Voiles et Voiliers,‎ (lire en ligne)
  10. « La rééducation optocinétique contre le mal de mer », sur www.bateaux.com, (consulté le 5 mai 2015)
  11. « Loïs Bonne et Guy Le Moing : Le mal de mer, histoires et traitements », sur www.oufipo.org, (consulté le 5 mai 2015)
  12. « La stimulation optocinétique (Optokinetic stimulation) / Rééducation vestibulaire », sur www.vestibulaire.com (consulté le 5 mai 2015)

Sur les autres projets Wikimedia :