Maki de Mayotte

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Maki de Mayotte.

Le Maki de Mayotte, appelé aussi Ankoumba en kibouchi ou Comba en shimaoré, est un primate lémuriforme considéré comme une variété du Lémur fauve (Eulemur fulvus) de Madagascar, ou comme l'une de ses sous-espèce (Eulemur fulvus mayottensis - Schlegel, 1866). Il vit sur les îles de Mayotte et d'Anjouan dans l'archipel des Comores, où il aurait été introduit par l'homme à partir de Madagascar.

Caractéristiques et mode de vie[modifier | modifier le code]

C'est en 1866 que Schlegel en parle pour la première fois. Les premiers exemplaires ont été collectés par Pollen et Vandamen en 1864 dans la baie de Jougoni. Eulemur fulvus mayottensis n'existe qu'à Mayotte. Il vit en groupe composé de quatre à une dizaine d'individus. Il se nourrit de fruits, de feuilles et de fleurs. Il est actif de nuit comme de jour. Il communique par différents cris (plus de 10). Sa vie sociale est très structurée et comparable à la nôtre par bien des aspects. Il enterre ses morts (ou tout au moins les recouvre de terre ou de feuilles) et c'est aussi le seul primate qui possède des mains de type humain avec des empreintes digitales. Ses deux grands yeux cernés au regard doré, son museau allongé de lévrier, un pelage très doux, variant du beige au roux, sa taille (une cinquantaine de centimètres plus une queue de 60 cm), sa sociabilité en font un animal qu'il est tentant d'apprivoiser. Il pèse de deux à trois kilogrammes, sans aucune agressivité naturelle, d'où sa vulnérabilité.

Il est omnivore, se nourrissant de petits lézards, d'œufs d'oiseaux, mais sa nourriture essentielle est composée de fruits mûrs comme les bananes, les papayes, les mangues, les jaques et baies diverses et de feuilles, ce qui explique l'animosité de certains agriculteurs à son égard. Doté d'un sens extraordinaire de l'équilibre, grâce à sa longue queue, il saute d'arbre en arbre, avec des bonds prodigieux de plusieurs mètres.
Il passe la majorité de son temps dans les arbres et ne descend que pour boire de l'eau ou pour chercher un morceau de fruit tombé à terre. Pendant la saison sèche, le manque de fruits le pousse à descendre dans les habitations pour chercher de la nourriture et ne craint pas de passer sur les fils électrique pour s'approcher. On peut le voir au milieu des villes comme Kawéni. Avec ses mains qui ressemblent à des mains humaines, il est capable d'éplucher certains fruits comme la banane.

Légende[modifier | modifier le code]

À Mayotte, on raconte qu'à une époque il y avait une femme qui avait donné à manger à son enfant. L'enfant a déféqué et la femme a essuyé son enfant avec de la nourriture. Dieu s'est mis en colère et l'a transformée en maki, parce que dans la religion de Mayotte impureté et nourriture ne doivent pas être mises ensemble.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Relation avec les humains[modifier | modifier le code]

Malgré leur caractère sauvage, ils peuvent s'habituer très facilement aux humains notamment quand ces derniers les nourrissent à la main. Les mahorais, surtout les enfants ne les considèrent pas comme des animaux, mais comme des humains transformés par Dieu, et les respectent.

Maki de Mayotte aux yeux orange

Mesures de protection[modifier | modifier le code]

Le maki est devenu maintenant une espèce protégée, semble-t-il parce qu'il était chassé comme nourriture. La capture de cet animal est devenu un délit passible d'amende et d'emprisonnement.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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