Makahs

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Chasseurs de baleine de la tribu Makah vers 1910.

La tribu Makah est une tribu amérindienne présente dans le nord-ouest des États-Unis et plus particulièrement dans l’État de Washington. La tribu vit à proximité de la ville de Neah Bay le long du détroit de Juan de Fuca non loin de l'océan Pacifique. La tribu dispose d’une réserve amérindienne au nord-ouest de la péninsule Olympique.

Dans leur langue, ils se nomment Kwih-dich-chuh-ahtx ce qui signifie littéralement « Peuple qui vit avec les rochers et les mouettes »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l’arrivée des colons européens[modifier | modifier le code]

Des recherches archéologiques suggèrent que la tribu habite cette région depuis environ 3 800 ans. Ils y vivaient dans des maisons longues construites à base de Thuya géant de Californie. De cet arbre, il faisait également des paniers, des canoës pour chasser le phoque et la baleine. Ils se nourrissaient essentiellement de produits de la mer tels que des coquillages et des poissons mais ne rechignaient pas la chasse de cerfs en forêt.

Site du lac Ozette[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIe siècle, un glissement de terrain recouvre une partie du village près du lac Ozette. Cette catastrophe permet de conserver de nombreux vestiges amérindiens jusqu’aux années 1970 lorsque des recherches archéologiques sont menées dans la région. 55 000 objets y sont retrouvés et expliquent ainsi la vie des membres de la tribu. On a ainsi retrouvé leurs outils de pêche, leurs armes et leurs jouets ce qui a permis de mieux comprendre leur style de vie de l’époque[2]. Un musée expose de nombreux objets depuis 1979[3].

Traité de Neah Bay[modifier | modifier le code]

Le 31 janvier 1855, le gouvernement américain signe un traité de paix avec la tribu. Ce traité ne laisse qu’une petite réserve à la tribu et permet à celle-ci de continuer à pratiquer la pêche à la baleine et aux phoques[4],[5].

La tradition de la pêche à la baleine est très ancienne dans la tribu. Durant les années 1920, à la suite de la diminution importante des baleines, la pêche est arrêtée. Vu que le stock de baleine grise a augmenté par la suite, ils furent autorisés à repêcher une première baleine le 17 mai 1999. Ils ont ainsi le droit de pêcher une baleine par an. Pour se faire, ils utilisent des canoës en bois (6 à 9 personnes). Ils utilisent un harpon d’environ 5 mètres de long. Alors que dans le passé, ils utilisaient de petits harpons pour achever la baleine (ce qui pouvait durer des heures), ils utilisent aujourd’hui des armes à feu[6] . La baleine est ensuite tirée jusqu’à la plage où elle est découpée après une cérémonie traditionnelle. La baleine est ensuite partagée entre les membres de la tribu.

Selon le recensement de 1999, la tribu regroupe 1 214 membres dont 1079 au sein de la réserve qui connait un taux de chômage de 51 %. Ils vivent en général des revenus issus de la pêche (saumon par exemple).

Membres de la tribu découpant une baleine vers 1910.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Swan, James Gilchrist, The Indians of Cape Flattery : at the entrance to the Strait of Fuca, Washington Territory, Smithsonian Institution,‎ 1870

Liens externes[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]