Majestic (paquebot de 1890)

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Majestic
Image illustrative de l'article Majestic (paquebot de 1890)
Le Majestic en 1896

Type Paquebot transatlantique
Histoire
Lancement
Mise en service
Statut Démoli en 1914
Caractéristiques techniques
Longueur 177,8 mètres
Maître-bau 17,6 mètres
Tonnage 9 965 tjb
Propulsion Machines à triple expansion, deux hélices
Puissance 17 000 ihp
Vitesse 19 nœuds
Ponts 3
Autres caractéristiques
Passagers 1 490
Chantier naval Harland and Wolff, Belfast
Armateur White Star Line
Pavillon Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni

Le Majestic est un paquebot transatlantique britannique construit dans les chantiers navals Harland and Wolff de Belfast pour la White Star Line. Son service s'étend de 1890 à 1914. Avec son sister-ship le Teutonic, il est l'un des derniers navires de la compagnie à s'être emparé du Ruban bleu, distinction récompensant la traversée la plus rapide de l'Atlantique nord.

La White Star Line possède un autre navire du nom de Majestic. Construit en Allemagne sous le nom de Bismarck, ce dernier fait partie des navires cédés aux Alliés à l'issue de la Première Guerre mondiale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Conception et construction[modifier | modifier le code]

peinture du Teutonic quittant le port
Le Teutonic précède d'un an l'arrivée du Majestic.

Au milieu des années 1880, la White Star Line prospère sur l'Atlantique Nord et consolide sa position face à sa concurrence. Elle n'a pourtant plus mis de nouveau navire sur cette ligne depuis le Germanic, en 1875 et son matériel vieillit. Néanmoins, le président de la compagnie, Thomas Henry Ismay, prépare la mise en service de deux nouveaux paquebots de prestige[1]. Un facteur se révèle déterminant dans son plan : l'Amirauté britannique est alors à la recherche de navires marchands susceptibles d'être convertis en navires de guerre en temps de conflit, et elle envisage de négocier avec les compagnies maritimes dans ce but. Ismay est le premier à entamer les démarches, proposant de construire des navires à la pointe de la technologie, qui seront subventionnés chaque année par l'Amirauté qui pourra, en retour, les utiliser comme croiseurs auxiliaires. Le Teutonic, mis en chantier en mars 1887, est le premier de ces navires[2]. Le même mois, un jumeau est commandé aux chantiers Harland & Wolff de Belfast : le Majestic[3].

Le Majestic bénéficie de l'expérience accumulée lors de la construction de son jumeau, ce qui entraîne quelques modifications dans sa conception, notamment en ce qui concerne la compartimentation de sa coque[3]. Le paquebot est finalement lancé le 29 juin 1889, après quoi les chantiers œuvrent à la mise en place de sa machinerie, de ses cheminées, et de sa décoration intérieure. Il est finalement terminé et livré à la White Star Line le 22 mars 1889, deux ans après sa commande. Il est alors envoyé à Liverpool, son port d'attache, pour son voyage inaugural[3].

Début de carrière et record de vitesse[modifier | modifier le code]

Le , il part pour un voyage inaugural de six jours et dix heures entre Liverpool et New York. La White Star visait en effet le Ruban bleu, récompense accordée au paquebot qui traverse le plus rapidement l'Atlantique. Le voyage inaugural du Majestic ne lui permet pas de remporter la récompense face au City of Paris, mais le record est finalement battu entre le 30 juillet et le avec une vitesse de 20,1 nœuds. Malheureusement, le Majestic ne conserve cet honneur que deux semaines puisque son sister-ship, le Teutonic achève le 19 août une traversée à 20,35 nœuds (le City of Paris reprend finalement le Ruban bleu l'année suivante).

En 1895, un nouveau capitaine est assigné au Majestic. Il s'agit d'Edward Smith qui sera plus tard le commandant du Titanic. Smith reste capitaine du Majestic pendant neuf ans. Quand la Seconde Guerre des Boers débute en 1899, Smith et le Majestic sont réquisitionnés comme transport de troupe à Cape Colony. Deux voyages à destination de l'Afrique du Sud sont faits, l'un en et l'autre en , les deux sans incident notoire.

Dernières années[modifier | modifier le code]

En 1902 - 1903, le navire subit une refonte, incluant de nouvelles chaudières (et donc deux cheminées plus hautes). Après quoi il reprend ses traversées entre New York et Liverpool. Smith cesse d'être capitaine en 1904 pour prendre ses fonctions sur le tout nouveau Baltic, le plus grand navire au monde. En 1905, le Majestic subit un incendie, mais les dommages n'ont pas de conséquences graves. On profite de l'incident pour retirer son mât arrière et ajouter une chaudière. En 1907, le principal terminal de la White Star est déplacé de Liverpool à Southampton et, le 26 juin, le Majestic navigue pour la première fois depuis ce port.

Quand l’Olympic prend ses fonctions en 1911, le vieux Majestic est mis à la retraite et devient un navire de réserve amarré au Bidston Dock de Birkenhead. Quand le Titanic fait naufrage le , le Majestic reprend du service pour combler le vide ainsi créé.

Le , il vient au secours de la goélette française Garonne. Le voit le début de la dernière traversée de l'Atlantique pour le Majestic. Peu après, il est vendu pour 26 700 £ aux entreprises Thomas Ward de Morecambe. Avant d'être détruit, le navire est ouvert au public pour des visites et certains panneaux du navire sont récupérés et utilisés dans les bureaux de la compagnie Ward.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Roy Anderson, White Star, T. Stephenson & Sons Ltd,‎ , 236 p.
  • (en) Richard de Kerbrech, Ships of the White Star Line, Ian Allan Publishing,‎ , 240 p. (ISBN 978-0-7110-3366-5)
  • (en) John Eaton et Charles Haas, Falling Star, Misadventures of White Star Line Ships, Patrick Stephens Ltd,‎ , 256 p. (ISBN 1-85260-084-5)
  • (en) Duncan Haws, Merchant Fleets : White Star Line, TCL Publications,‎ , 104 p. (ISBN 0-946378-16-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]