Maja Hoffmann

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Maja Hoffmann
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Maja Hoffmann (née en 1956) est une collectionneuse d'art, mécène et réalisatrice de documentaires suisse. Elle est la fondatrice de la Fondation LUMA à Arles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maja Hoffmann (à gauche) (2015)

Elle est la fille de Luc Hoffmann, ornithologue, cofondateur de Fonds mondial pour la nature (WWF), vice-président de l'UICN et fondateur du centre de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes, la Tour du Valat[1] et de Daria Razumovsky, une aristocrate d'origine russe. Son arrière-grand-père, Fritz Hoffmann (1868-1920) est le fondateur en 1896 du laboratoire pharmaceutique Hoffmann La Roche[2] et elle est l'une des actionnaires de Roche Holding AG, qui contrôle la société Hoffmann La Roche[3].

Sa grand-mère, Maja Sacher (de) (1896-1989), collectionne les œuvres de Pablo Picasso, Jean Arp, Fernand Léger, Jean Tinguely et Georges Braque[4],[5]. Elle crée la fondation Emanuel Hoffmann (dont la collection forme la base principale du musée Schaulager) en 1933 pour honorer la mémoire de son premier mari, mort dans un accident de voiture[6].

Dans les années 1980, Maja Hoffmann étudie le cinéma à la New School et à l'université de New York. Elle réalise un documentaire sur les pêcheurs du Sahara. Elle participe en tant que productrice déléguée à un certain nombre de films documentaires, notamment Peggy Guggenheim: Art Addict, Marina Abramovic: L'Artiste Est Présent, Bobby Fischer Contre le Monde, Noir, Blanc + Gris: Un Portrait de Sam Wagstaff et Robert Mapplethorpe, La Fête est finie, et Jean-Michel Basquiat: The Radiant Child.

Elle est mère de deux enfants avec le producteur de films américain, Stanley F. Buchthal.

Collection d'art et activités de mécénat[modifier | modifier le code]

Maja Hoffmann commence sa collection d'art dans les années 1980 à New York avec le metteur en scène suisse Werner Düggelin. Ils y ont notamment rencontré et acheté les œuvres de Julian Schnabel, Jean-Michel Basquiat, Francesco Clemente ou Andy Warhol.

En 2015, Steidl Verlag publie un livre offrant un aperçu de la collection privé de design et d'art contemporain de Maja Hoffmann. La collection est répartie dans ses différents lieux d'habitation, à Arles, à Zurich, à Gstaad, Londres et l'Île Moustique[7].

Elle est mécène d'art contemporain, de cinéma et de programmes environnementaux internationaux. Dans les années 1990, elle a travaillé à la Tour du Valat, en se concentrant sur l'élevage du cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii) dont elle a favorisé la réintroduction dans son pays d'origine, la Mongolie, en 2004.

Elle soutient le Palais de Tokyo à Paris, les Rencontres d'Arles, la Biennale de Venise[3], la Serpentine Gallery à Londres, et Human Rights Watch à New York. Elle est présidente de la Kunsthalle de Zurich et vice-présidente de la fondation Emanuel Hoffmann, qui fait partie des collections du Musée d'art contemporain de Bâle.

Elle est également membre du conseil d'administration de la fondation Vincent van Gogh d'Arles, du New Museum of Contemporary Art de New York (dont un étage porte son nom) et de la Tate Gallery de Londres. Elle est l'une des bailleurs de fonds du programme culturel permanent du parc olympique de Londres[8].

Activités à Arles[modifier | modifier le code]

La Fondation LUMA, nom qui vient de la contraction du prénom des deux enfants de Maja Hoffmann[9], crée à Arles, en 2014, un complexe culturel conçu par Frank Gehry pour la production d'expositions d'art, la recherche, l'éducation et les services d'archives[10],[11]. L'architecte Annabelle Selldorf rénove les anciens ateliers de la SNCF du XIXe siècle en espaces qui permettront à la fois la réalisation et l'exposition d'œuvres d'art. L'un des bâtiments est dédié à la maison de la photographie et fait partie du festival international de la photographie, les Rencontres d'Arles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Duponchelle, « Luc Hoffmann, une vie dédiée à la nature », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  2. Thomas Schibler, « Hoffmann [-La Roche], Fritz » [1] « Maja Hoffmann » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  3. a et b Aurélie Raya, « Maja Hoffmann: sans compter pour Arles ! », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  4. Jan Pagotto-Uebelhart, « Sacher [-Stehlin], Maja », [2]
  5. Kaspar Birkhäuser, « Maja Sacher-Stehlin », Das Personenlexikon des Kantons Basel-Landschaft, Liestal, 1997 [3]
  6. Theodora Vischer, « Emanuel Hoffmann », [4]
  7. (en) « This is the House that Jack Built », sur steidl.de
  8. (en) Diane Solway, « The Insider », W magazine
  9. Laurence Bekk-Day, « Arles, les coulisses d’un renouveau culturel », Les Inrocks, 23 avril 2014 [lire en ligne]
  10. Roxana Azimi, « Maja Hoffmann, la reine d’Arles », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. (en) Carol Vogel, « Moon Landing in Arles », The New York Times,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]