Maisonsgoutte

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Maisonsgoutte
Maisonsgoutte
Entrée du village de Maisonsgoutte.
Blason de Maisonsgoutte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Mutzig
Intercommunalité C.C. du canton de Villé
Maire
Mandat
Bernard Wolff
2014-2020
Code postal 67220
Code commune 67280
Démographie
Gentilé Maisonsgouttois(es)
Population
municipale
805 hab. (2015 en diminution de 2,78 % par rapport à 2010)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 15″ nord, 7° 15′ 51″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 820 m
Superficie 4,87 km2
Localisation

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Maisonsgoutte
Liens
Site web www.maisonsgoutte.fr

Maisonsgoutte est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Maisonsgoutte.

Maisonsgoutte (en allemand : Meissengott) se situe dans la vallée du Giessen de Steige, à mi-chemin entre Villé, chef-lieu, et le bout de la vallée. Le ban communal vaste de 487 ha vient s'appuyer au sud sur la crête du massif de la Honel qui culmine à 623 mètres à fleur de la vallée de Charbes. Au nord, le village est entouré par plusieurs collines de 350 à 450 mètres de hauteur jusqu'au point le plus élevé du Roffling (773 m) et le premier contrefort du massif du Champ du Feu. Le village se trouve à une altitude de 300 mètres avec plusieurs écarts (Engelsbach, Kuhnenbach, Wagenbach) qui sont arrosés par divers ruisseaux qui prennent leurs sources depuis le Honel ou le Roffling. Le lieu-dit de Wagenbach est construit à flanc de colline, ce qui le protège des crues d'eau.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Wagenbach (Guirligotte) ;
  • Engelsbach ;
  • Kuhnenbach.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vieille fontaine octogonale à côté de l'église.
Une partie du village vue depuis les hauteurs de Maisonsgoutte.

(En alsacien : Meisagott - en allemand : Meissengott)

Les premiers toponymes font état de Dyezelbach ou Thieselbach, puis Hüszelbach. Au XIVe siècle apparaît le nom Hisselbach, une traduction littérale de Maisonsgoutte, ou dont « Maisonsgoutte » est la traduction. Maisonsgoutte transcrit en allemand dérive de Maisengott (1603) et Meissengott (1665). Les fréquents changements de noms de l'allemand au français s'expliquent par la proximité de la frontière linguistique entre les domaines germanique et roman.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construit sur un ancien site romain[modifier | modifier le code]

Le village de Maisonsgoutte et les différents hameaux qui donnèrent naissance à la localité se situent à proximité de l'ancienne route du sel (via Salinatorum). On a découvert, en 1980, des fragments de poterie romaine sigillée indiquant la présence d'un ancien relais qui auraient pu servir de point de restauration pour les hommes et les animaux avant la montée du col de Steige. Certaines galeries de mines d'antimoine que l'on trouve dans la région pourraient laisser supposer une origine gallo-romaine.

Au XIIIe siècle sous la domination des Habsbourg[modifier | modifier le code]

Après une période de trou noir, le village passe à partir du XIIIe siècle sous le contrôle de la puissante famille des Habsbourg. À cette époque, Maisonsgoutte ne possède sans doute pas encore d'église, et les fidèles doivent se rendre à l'église-mère de Saint-Martin.

Conflit entre l'évêque et les Habsbourg[modifier | modifier le code]

En 1262, un conflit éclate entre l'évêque de Strasbourg et les Habsbourg. Le village est envahi par les troupes épiscopales. On en connaît pas précisément les dégâts occasionnés à cet effet.

Les différentes incursions[modifier | modifier le code]

Maisonsgoutte se trouvant sur un important point de passage qui mène d'Alsace en Lorraine a sans doute eu à subir les vicissitudes de l'histoire et des passages des troupes armées. Entre 1444 et 1445, la vallée est envahie par les Armagnacs et en 1633 par les troupes suédoises au cours de la guerre de Trente Ans.

La guerre des Paysans[modifier | modifier le code]

En 1526, le village de Maisonsgoutte doit acquitter 600 florins d'amende à l'abbaye de Honcourt lors du Bundschuh.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Maisonsgoutte

Les armes de Maisonsgoutte se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'or au lion de gueules, armé et lampassé d'azur, au second d'azur au tau d'argent accosté de deux fleurs de lys d'or. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Serge Adrian[2]    
2014 en cours Bernard Wolff    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2015, la commune comptait 805 habitants[Note 1], en diminution de 2,78 % par rapport à 2010 (Bas-Rhin : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
596642681814896919910936930
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
8919349421 005963954963967905
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
904909954862816797836783781
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
842828828812789776825832808
2015 - - - - - - - -
805--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Antoine[modifier | modifier le code]

La première chapelle de Maisonsgoutte est certainement très ancienne. Un linteau emmuré datant de 1617 se trouve derrière le maître-autel, ce qui prouverait qu'il existait à cet emplacement une ancienne chapelle. Des travaux eurent lieu entre 1737-1738 comme l'indique la date qui se trouve sur l'arc de la porte du clocher. Après plusieurs années d'atermoiements, une nouvelle église voit finalement le jour en 1913. L'ancien clocher a été conservé sans le toit à quatre pans, mais remplacé par un bulbe. Dans la niche du clocher, on trouve une statue en grès de saint Antoine l'Ermite et couché à ses pieds un cochon censé protéger le bétail contre la peste fort répandue à cette époque. Le saint faisait l'objet d'un véritable culte jusqu'au début du XXe siècle où on le célébrait chaque 17 janvier au cours duquel les paysans et éleveurs de moutons apportaient du lard et du jambon pour bénéficier de sa protection.

Né en 251 à Héralklea en Égypte, Antoine suit l'enseignement du Christ, vend tout ce qu'il possède et distribue ses biens aux pauvres pour se retirer dans une grotte. Le diable le tente sous l'aspect de figures féminines. Antoine est blessé par des griffes, des dents, des cornes. Sa foi reste intacte et constante. Il se retire au-delà du Nil et y fonde un couvent. Il meurt en 356, après avoir emporté l'habit tressé en paille du palmier de son ami Paul, alors âgé de 110 ans.

Vitraux de l'église Saint-Antoine[modifier | modifier le code]

L'église est éclairée par douze vitraux dans les dessins sont dus à René Kuder, dont c'est la première œuvre de l'église. Ils sont datés de 1913 et sortent des ateliers G. Van Treeck de Munich. Les vitraux de la nef, du moins ceux qui ne sont pas cachés par la tribune, illustrent tous la prière universelle du Pater Noster dont les textes segmenté figure au bas de chaque représentation. On admirera surtout la scène de la moissonneuse, particulièrement réussie et bien dans l'esprit de l'artiste qui aimait représenter les hommes et femmes de la vallée dans leurs travaux quotidiens.

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Ancien restaurant à la couronne[modifier | modifier le code]

Situé 61, Grand-rue, il fut la propriété de Théodore Vonné, dont les initiales se trouvent au-dessus du linteau de porte du bâtiment. C'est devant cette bâtisse que, le 4 juillet 1885, le jeune Joseph Meister fut mordu par un chien enragé.

Cave de l'ancienne brasserie[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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