Maison forte de l'Izérable

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Maison forte de l'Izérable
Image illustrative de l’article Maison forte de l'Izérable
Maison forte de l'Izérable
vue ancienne
Période ou style Médiéval
Type Maison forte
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire actuel Propriété privée
Destination actuelle Exploitation agricole
Coordonnées 45° 53′ 50″ nord, 4° 43′ 08″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Commune Morancé

Géolocalisation sur la carte : Rhône

(Voir situation sur carte : Rhône)
Maison forte de l'Izérable

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Maison forte de l'Izérable

La maison forte de l'Izérable est une ancienne maison forte fossoyée, du XIIIe siècle[1], qui se dresse sur la commune de Morancé dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

La maison forte de l'Izérable est située dans le département français du Rhône sur la commune de Morancé, à 1,5 kilomètre à l'est du bourg, dans la vallée de la Saône.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fief de l'Izérable remonte au XIIIe siècle.

En février 1262[1] Chalenda de l'Izerable en fait hommage à l'abbé d'Ainay. En 1467[1] elle est la possession de Hugonin de Thélis et en 1477 les pouvoirs de justice sur la seigneurie passent aux chanoines-comtes de Lyon.

Au XVIIe siècle, la famille Dugué acquiert le château ; Gaspard Dugué, qui possède également le château de Bagnols, est trésorier de France. À cette famille, succède celle de Chapona en 1680 ; Octavien ( -1720), chevalier, rend hommage au roi pour le fief de l'Izérable ; il avait épousé Louise de Loras, en 1717. Leur fils Gaspard ( -1731), chevalier, rend hommage au roi pour le fief ; il avait épousé Marie de Baglion et leur fils Pierre, chevalier, marquis de Chaponay, épouse Marie Anne d'Areste. Pierre Élisabeth, chevalier, comte de Chaponay, leur fils et successeur, rend hommage au roi pour ses terres en 1779. Avec son épouse Suzanne Nicolau il a un fils Pierre Anne (1754-1832), chevalier, marquis de Chaponay-Morancé, qui épouse Marie Bonne Antoinette Durand ; il est premier page de la comtesse d'Artois, puis lieutenant-colonel de cavalerie.

De nos jours, le domaine est une exploitation agricole.

Armoiries et devises[modifier | modifier le code]

  • Dugué: d’azur, au chevron accompagné de trois étoiles, celle de la pointe couronnée, le tout d’or
  • Chaponay: d'azur à 3 coqs d'or, becqués, crêtés, barbés et membrés de gueules; couronne de marquis; devise: Gallo, canente spes redit

Description[modifier | modifier le code]

La construction d'origine abritait peut-être une léproserie. De l'imposante entrée, du XIIIe siècle (?)[1], ne subsiste que le pont qui enjambait les douves.

Les bâtiments s'inscrivent dans un quadrilatère qui délimite une cour de ferme et au sommet nord-est duquel se dresse une tour ronde. Le logis sud-ouest comporte des fenêtres à meneaux. De petites ouvertures rondes ont été aménagées dans les combles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, , 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 814.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nobiliaire universel de France, par M. de Saint-Allais (Paris, 1818)
  • Châteaux et maisons bourgeoises dans le Rhône, par C. Pelletier (Horvath, 1980)

Articles connexes[modifier | modifier le code]