Maison forte de Champrovent

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Maison forte de Champrovent
Image illustrative de l’article Maison forte de Champrovent
Période ou style Médiéval
Type Maison forte
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire initial Famille de Champrovent
Destination initiale Résidence seigneuriale
Destination actuelle Domaine agricole
Coordonnées 45° 48′ 52″ nord, 5° 49′ 29″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Commune Saint-Jean-de-Chevelu

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Maison forte de Champrovent

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Maison forte de Champrovent

La maison forte de Champrovent est une maison forte citée depuis le XIIIe siècle[2], remaniée aux XVe et XVIe siècles, centre de la seigneurie de Champrovent[réf. nécessaire], qui se dresse sur la commune de Saint-Jean-de-Chevelu dans le département de Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

La maison forte de Champrovent est située dans le département français de Savoie sur la commune de Saint-Jean-de-Chevelu, adossé au mont du Chat, et dominant la vallée, à 2,5 kilomètres, au sud-sud-ouest du bourg, entre les hameaux de Vernatel et les Ménards.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château fut la possession de la famille de Champrovent ; on relève la trace de cette famille dès 1270[3]. Vit, vers 1310-1336[3],[4], Jacquemet de Champrovent qui, le 26 mai 1336[3], fait une reconnaissance. En 1410[3], on relève noble Jean de Champrovent (de Campoprovencio), et, en 1440[3], Arthaud de Champrovent.

Amédée de Montou et Turpin de Champrovent, écuyer, figurent, dans un acte daté du 15 juin 1444[3]. Ce dernier avait été marié, vers 1430[3], à noble demoiselle Marie, bâtarde de La Chambre. En 1480[3], Guigonne de Champrovent est mariée à Pétremand de Rossillon, fils de Jacques de Rossillon de Gimilieu et de Louise d'Orlyé, seigneur de Gimilieu.

François de Champrovent, dernier du nom, teste et désigne comme héritière universelle, le 7 décembre 1536[3], sa nièce, Isabelle de Rossillon de Gimilieu, épouse de noble Charles de Rubod de Centagnieu.

Vit en 1600[3], Isabeau de Rubod, dame de Champrovent. Le fief, échoit, par les Rubod de Centagnieu, à la branche des Mareste de Lucey de Chevelu. En 1659, Françoise de Ramus de Charpenne de Cruet, dame de Vens et de la maison forte de Verdun, est mariée à Anthelme-Melchior de Mareste, lieutenant dans l'escadron de Savoie. À la réunion de la noblesse du petit Bugey, à Yenne, le 1er octobre 1675, à l'occasion de l'avènement de Victor-Amédée II de Savoie, ce dernier est qualifié de seigneur de Lutrin[Note 1], et baron de Champrovent. Son fils, Claude de Mareste, est marié, le 11 novembre 1696[3], à Françoise de Seyssel-Châtelard.

En 1740[3], Louis de Mareste, marquis de Lucey, est seigneur de Champrovent, seigneurie que les Marestes conserveront jusqu'à la Révolution française. Elle échoit à la famille Vulliet, marquis de Yenne ; ces derniers ayant émigrés, les terres sont acquises, en l'an V par les familles Bellemin, Biron et Magnin, puis en l'an VI par un habitant du pays, Jean Gozlin. M. Laurent, également du pays, en avait la possession en 1907, et, en 1950, elle est la propriété de des familles Perceveaux et Carron.

Description[modifier | modifier le code]

Le château, transformé aujourd'hui en une exploitation agricole, présente des vestiges du XIIIe siècle, dont une porte sur l'arrière. Il fut remanié aux XVe et XVIe siècles. Le corps de logis se présente sous la forme d'un L, accosté d'une tour ronde, bâti en petits moellons apparents, est couvert en tuiles plates. Sa façade prend le jour par des fenêtres à meneaux. Une seconde tour ronde s’élève à proximité, détachée de l'ensemble.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fief sis sur la commune de Saint-Jean-de-Chevelu.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  2. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, , 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 1043.
  3. a b c d e f g h i j k et l Jean Létanche 1907, p. 29-30.
  4. Michèle Brocard 1995, p. 241-242.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Jean Létanche 1907] Jean Létanche, Les vieux châteaux, maisons fortes et ruines féodales du canton de Yenne en Savoie, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, coll. « Monographie des villes et villages de France » (no 1005), (réimpr. 2007), 2e éd. (1re éd. 1907), 99 p. (ISBN 978-2-84373-813-5), p. 29-30.
  • [Michèle Brocard 1995] Michèle Brocard (ill. Edmond Brocard), Les châteaux de Savoie, Yens-sur-Morges, Éditions Cabédita, coll. « Sites et Villages », , 328 p. (ISBN 978-2-88295-142-7), p. 241-242.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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