Maison des Métallos

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Maison des Métallos
Maison des Métallurgistes
Maison des métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud.jpg
Maison des métallos, 94, rue Jean-Pierre-Timbaud
Présentation
Type
Maison
Architecte
Nateuille
Construction
1881
Propriétaire
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Arrondissement
Commune
Adresse
Coordonnées
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La Maison des métallos (anciennement Maison des Métallurgistes) est un bâtiment situé 94 rue Jean-Pierre-Timbaud dans le XIe arrondissement de Paris.

La Maison des métallos est un établissement culturel de la mairie de Paris soutenu par le Conseil régional d'Île-de-France dans le cadre du dispositif de la permanence artistique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment est construit en 1881 pour la manufacture d'instruments de musique Gautrot, qui prend ensuite le nom de Couesnon[1].

Il est vendu en 1936 à l'Union Fraternelle des Métallurgistes (UFM), une branche de la CGT[1],[2]. Inaugurée le en présence de nombreuses personnalités, la Maison des métallurgistes rassemble les services administratifs et de documentation du syndicat, des salles de réunion, un conseil juridique, une cantine, une librairie, une salle de sports et une salle de musique. Elle abrite également le siège de la caisse primaire des métallurgistes pour les assurances sociales et de la mutuelle du métallurgiste.

L'UFM met en vente une partie des bâtiments en 2000 et après des actions menées par les associations de l'arrondissement (dont le comité des Métallos), soutenues par l’UFM, c’est la ville de Paris qui rachète les locaux en [3].

Une lyre en fer forgé, toujours en place au-dessus du portail d’entrée, rappelle la première destination de l'établissement. Les façades et toitures des bâtiments sont inscrits au titre des monuments historiques en 2000[4].

Activité[modifier | modifier le code]

La Maison des métallos a été déficitaire les deux premières années après la rénovation du bâtiment et sa réouverture en 2007 (déficit cumulé sur trois ans de 200 000  en 2010)[5].

Après avoir été dirigé par Gérard Paquet, de sa réouverture à 2009 puis par le Christine Chalas et Philippe Mourrat jusqu'en 2018, la Maison des métallos a débuté un nouveau projet en 2019 mené par Stéphanie Aubin, précédemment directrice du Manège, Scène nationale de Reims. Elle mène à la Maison des métallos un projet qui, comme ceux de ses prédécesseurs, a pour vocation de faire dialoguer l’art vivant avec les enjeux et préoccupations de la société contemporaine.

Chaque mois, une équipe artistique investit la Maison et conçoit avec l'équipe du lieu une programmation autour d'un thème, intégrant différentes propositions - en plus de spectacles - pour inventer d’autres actes artistiques, d’autres formes de rencontres dans le but affiché de décloisonner l'art.[6]

Photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thomas Le Roux, « Le patrimoine industriel à Paris entre artisanat et industrie : le facteur d'instruments de musique Couesnon dans la Maison des métallos (1881-1936) », Le Mouvement Social, vol. 2, no 199,‎ , p. 11-36 (DOI 10.3917/lms.199.0011, lire en ligne).
  2. Le film de Cécile Hamsy, Métallos, histoire d'une maison (2012), raconte l'histoire de cette maison, ancienne fabrique d'instruments de musique, de 1937, date de son acquisition par la CGT réunifiée, à 2007 quand ouvre la nouvelle Maison des métallos devenue Établissement culturel de la ville de Paris.
  3. « Le 94 rue Jean Pierre Timbaud », sur ufm-idf.fr (consulté le 2 août 2019).
  4. « Ancienne fabrique d'instruments de musique " Gautrot-Couesnon ", actuellement immeuble de l'Union Fraternelle des Métallurgistes », notice no PA75110002, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. La Maison des métallos doit faire des économies, Le Parisien, 16 janvier 2010
  6. « le projet actuel », sur www.maisondesmetallos.paris

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Antoine Fleury, Laurène Goutailler, « Lieux de culture et gentrification. Le cas de la Maison des métallos à Paris », Espaces et sociétés, no 158,‎ , p. 151-167 (lire en ligne).
  • Site officiel
  • La Maison des métallurgistes, de 1936 à nos jours (site de la CGT)
  • Thomas Le Roux, La Maison des métallos et le bas Belleville : histoire et patrimoine industriel à Paris, Paris, Créaphis, 2003, 172 pages.