Maison de la Balance

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Maison de la Balance
Image dans Infobox.
Présentation
Type
Maison particulière
Destination initiale
Maison particulière
Destination actuelle
Brasserie
Style
Construction
1704
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Rue de la Colline no 24
Coordonnées

La « Maison de la Balance » (De wage ou De weegschaal en néerlandais) est une maison de style baroque située au numéro 24 de la rue de la Colline, à l'angle nord-est de la Grand-Place de Bruxelles en Belgique, à gauche de la « Maison des Ducs de Brabant ».

Bien que située au début de la rue de la Colline, cette maison appartient à l'ensemble architectural de la Grand-Place[1] et représente la dernière image qu'en garde le visiteur qui quitte la place par cette rue.

Historique[modifier | modifier le code]

La maison est édifiée en 1704, comme l'atteste le cartouche millésimé « MDCCIV » qui orne l'entablement qui surmonte les fenêtres du deuxième étage[2]. Elle remporte le concours organisé pour la reconstruction de la Grand-Place[3],[4] après le bombardement de la ville par les troupes françaises commandées par le maréchal de Villeroy en août 1695.

En 1890, elle fait l'objet d'une restauration par l'architecte Victor Jamaer[1].

À l'heure actuelle, son rez-de-chaussée abrite une brasserie.

En avril 2014, l'ancien capitaine des Diables rouges et de Manchester City Vincent Kompany ouvre un bar, le Good Kompany, dans la Maison de la Balance mais l'établissement ferme ses portes en février 2015[5],[6],[7],[8].

À la fin de l'année 2015, la pâtisserie française Ladurée transforme l'ancien Good Kompany Bar en bonbonnière rococo pour y vendre ses macarons[9],[10]. Cependant, la boutique va devoir faire face notamment à la menace terroriste, qui pèse a l'époque sur la ville de Bruxelles : la boutique Ladurée de la rue de la Colline met la clé sous la porte en janvier 2017[11].

Classement[modifier | modifier le code]

La Maison de la Balance fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 mars 1994 sous la référence 2043-0177/0[12].

Architecture[modifier | modifier le code]

La « Maison de la Balance » présente une façade en pierre de taille comportant trois travées et trois niveaux plus un pignon.

Le rez-de-chaussée est orné de pilastres en creux dont la base est à bossages et dont le sommet est orné de chapiteaux toscans dorés. Les deux chapiteaux latéraux sont surmontés chacun d'un triglyphe tandis que les deux chapiteaux centraux portent chacun une superbe console figurant un personnage africain taillé en atlante soutenant le balcon[4],[13],[14].

Ces personnages sont assis sur les chapiteaux dorés, une jambe pendant dans le vide, et soutiennent le balcon d'un élégant mouvement du bras, la main retenant le drapé du vêtement : ils ont valu par le passé à cette maison le nom de « Maison des Deux-Nègres »[4], une appellation qui n'est plus utilisée.

Chacune des baies du rez-de-chaussée est surmontée d'un œil-de-bœuf.

Les fenêtres du premier étage sont séparées par des colonnes engagées à chapiteaux corinthiens dorés. La fenêtre centrale, précédée d'un balcon, présente un encadrement richement orné comportant des cariatides portant des cornes d'abondance débordant de fruits dorés et « deux Amours dont l'un tient une balance dorée, tandis que l'autre souffle dans une trompette »[4].

Le premier et le deuxième étage sont séparés par un entablement à l'antique orné d'une frise de denticules.

Les fenêtres du deuxième étage sont séparées par des colonnes engagées au fût partiellement cannelé couronné par des chapiteaux corinthiens dorés supportant un entablement dont la partie centrale arbore un cartouche indiquant le millésime de l'année de construction de l'édifice : « MDCCIV » (1704).

La façade est couronnée par un pignon très orné comportant trois travées et deux registres. La travée centrale est occupée par une fenêtre à piédroits et impostes saillants, bordés de volutes et portant un arc en plein cintre à clé saillante surmonté d'un larmier. Les travées latérales sont percées de petites fenêtres surmontées chacune d'un larmier et d'une corniche interrompue. Le registre supérieur comporte un oculus sous larmier encadré de balustres.

Ce pignon porte des boules de pierre, des vases de pierre ainsi qu'un obélisque[4], une aiguille en pierre[13] portant une flamme dorée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Patrimoine monumental de la Belgique, Volume 1A, Bruxelles, Pentagone E-M, Pierre Mardaga éditeur, 1989, p. 290
  2. (nl) Bouwen door de eeuwen heen in Brussel, Stad Brussel 1B, Binnenstad H-O, Pierre Mardaga éditeur, 1993, p. 48
  3. Le Patrimoine monumental de la Belgique, op. cit., p. 289
  4. a b c d et e Pol Meirsschaut, Les sculptures de plein air à Bruxelles: Guide explicatif, éditions Émile Bruylant, 1900, p. 107.
  5. Patrice Leprince, « Découvrez le nouveau bar de Vincent Kompany à Bruxelles », Le Soir,
  6. « Vincent Kompany passe derrière le bar », L'Echo,
  7. « Bruxelles: le café Good Kompany ferme discrètement ses portes », SudInfo,
  8. J.Th., « Déjà fini pour le bar de Vincent Kompany? », DH,
  9. « Ladurée ouvre un salon de thé près de la Grand-Place », JV Magazine,
  10. Karim Fadoul, « Les macarons de Ladurée débarquent sur la Grand'Place de Bruxelles », RTBF,
  11. « Ladurée Grand-Place se crashe à son tour ! », www.pietonnier.brussels,
  12. Registre du patrimoine protégé en Région de Bruxelles-Capitale (catalogue illustré)
  13. a et b Alexandre Henne et Alphonse Wauters, Histoire de la ville de Bruxelles, Tome troisième, Librairie encyclopédique de Perichon, rue de la Montagne 29, Bruxelles, 1845, p. 58.
  14. André Michelin, Guides illustrés Michelin des champs de bataille (1914-1918) : Bruxelles Louvain, Michelin, Clermont-Ferrand, 1921.