Maison de l'emploi

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Les maisons de l'emploi sont des organismes locaux contribuant au service public de l'emploi dans plusieurs pays francophones.

Les (en) Jobcentre Plus de Grande-Bretagne et les (de) Arbeitsagenturen d'Allemagne sont des dispositifs comparables.

Belgique[modifier | modifier le code]

Région de Bruxelles-Capitale[modifier | modifier le code]

La région de Bruxelles a également débuté le déploiement de maisons de l'emploi dans le cadre du «Plan pour l'emploi des Bruxellois», un des volets du Contrat pour l'économie et l'emploi que la Région de Bruxelles a signé avec les partenaires sociaux en mars 2005.

Gestion[modifier | modifier le code]

Les maisons de l’emploi constituent une décentralisation du service public de l’emploi bruxellois, baptisé Actiris depuis juin 2007 (anciennement ORBEM).

Implantations[modifier | modifier le code]

La maison de l'emploi de Saint-Gilles a été inaugurée en mars 2008 ; au cours du premier semestre de la même année, ont également été mises sur pied les maisons de l’emploi d’Auderghem, Anderlecht, Forest, Ixelles, Berchem-Sainte-Agathe et Molenbeek-Saint-Jean.

À terme, il devrait y avoir des maisons de l’emploi dans les 19 communes de la région de Bruxelles.

Région wallonne[modifier | modifier le code]

La Région wallonne (Belgique) a mis en place à partir d'un programme lancé en 2002 des Maisons de l'emploi, nées du partenariat entre l’organisme wallon assurant le service public de l’emploi, le FOREM, une ou plusieurs communes, un CPAS (Centre public d'action sociale) ou plusieurs et d'autres opérateurs comme l’agence locale pour l’emploi ou des organismes de formation, de travail intérimaire, etc.

Gestion[modifier | modifier le code]

Des conventions de partenariat sont signées pour la mise en place des maisons de l'emploi. Chacune est gérée par un Comité d'accompagnement restreint, (communes, FOREM, CPAS). La gestion quotidienne est assurée par un coordinateur nommé par le FOREM.

Le financement est assuré principalement par la Région wallonne mais des partenaires locaux assurent obligatoirement un cofinancement variable (immobilier, personnel, matériel).

Mission[modifier | modifier le code]

Les maisons de l'emploi veulent être un guichet unique d’information et de conseil pour accompagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche de travail. Ils peuvent y effectuer leur inscription comme demandeur d’emploi, recevoir des informations ou être orientés vers des organismes partenaires... Ils y trouvent des accès à Internet, traitement de texte, téléphone, fax, documentation.

Des conseillers sont présents pour accompagner les demandeurs d’emploi.

Implantations[modifier | modifier le code]

En juin 2008 on comptait 47 maisons de l'emploi en Région wallonne, réparties dans les 5 provinces : Brabant wallon (6), Hainaut (20), Liège (14), Luxembourg (6) et Namur (5).

Deux bus de l’emploi fonctionnaient dans des zones rurales : arrondissement de Huy dans la province de Liège ; 5 communes dans la province de Namur.

Québec (Canada)[modifier | modifier le code]

Plusieurs structures, qui sont soutenues par Emploi-Québec, portent le nom de maison de l'emploi, notamment la Maison de l'emploi et du développement humain de Sainte-Thérèse-de-Blainville, fondée en 2002.

La Maison de l’emploi de la Haute-Yamaska à Granby est membre de la "Table de concertation-travail Haute-Yamaska".

France[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Les maisons de l'emploi sont une initiative de Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale, dans le cadre de son Plan de cohésion sociale.

Les maisons de l'emploi se sont inspirées d'expériences menées depuis 1993 par plusieurs structures locales, soutenues par l'association Alliance Villes Emploi, notamment à Roubaix-Wattrelos-Leers, Communauté d'agglomération Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), Bonneville (Haute-Savoie), Cherbourg (Manche), Mulhouse (Alsace), Valenciennes (Nord), Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) ou Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ces maisons de l'emploi de première génération regroupaient notamment une mission locale pour l'emploi des jeunes, un plan local d'insertion par l'activité économique (PLIE) et une maison de l'information sur la formation et l'emploi (MIFE). En matière d'aide à la création d'entreprises, des maisons de l'emploi ont mis en place des dispositifs pour aider à l'émergence d'entrepreneurs (Balise, services d'amorçage de projets dans les quartiers).

Gestion[modifier | modifier le code]

Les maisons de l'emploi se mettent en place sous la responsabilité des collectivités territoriales (communes, groupements de communes, départements, exceptionnellement région).

Y sont réunis les membres du service public de l'emploi (DIRECCTE, Pôle emploi). D'autres organismes peuvent être également présents : AFPA, missions locales d'insertion (MLI), Permanence d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO), Plan local pour l'insertion et l'emploi (PLIE), Centre d'information et d'orientation (CIO) mais de manière non exclusive. Des entreprises, des associations et mouvements sociaux ou organismes d'appui à la création d'entreprise sont également associés.

La plupart du temps, les maisons de l'emploi sont présidés par des élus; cependant, certaines ont à leur tête des personnalités indépendantes ou des chefs d'entreprises.

Certaines maisons de l'emploi comprennent également une Cité des métiers comme à Belfort, Montbéliard, Nanterre ou Paris.

Dans plusieurs régions, des conventions ont été signées entre le conseil régional et les services de l'État pour une gestion conjointe du dispositif des maisons de l'emploi. C'est le cas par exemple en Alsace, Île-de-France, Picardie et Poitou-Charentes.

Missions[modifier | modifier le code]

Elles ont pour objectif d'optimiser le service rendu aux demandeurs d'emploi, aux salariés et aux entreprises.

  • anticiper l'ensemble des besoins du territoire en matière d'emploi et réaliser leur articulation avec les besoins de formation ;
  • informer et orienter et faciliter l'accès et le retour à l'emploi ;
  • aider les employeurs à gérer leurs ressources humaines et à se développer ou faciliter la création et la reprise d'entreprises.

Implantations[modifier | modifier le code]

La mise en place des maisons de l'emploi a débuté en juin 2005. L'objectif du plan de cohésion sociale était que, d'ici fin 2008, 300 maisons de l'emploi soient réparties sur l'ensemble du territoire.

En septembre 2007, le gouvernement a annoncé le gel des maisons de l'emploi, dans l'attente de la fusion annoncée du dispositif d'assurance-chômage (Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce) et de l'Agence nationale pour l'emploi.

227 maisons de l'emploi ont été labellisées au titre du plan de cohésion sociale lors de douze réunions de la Commission nationale de labellisation des maisons de l'emploi entre juin 2005 et février 2007. En janvier 2008, 177 d'entre elles avaient signé une convention de financement avec les services gouvernementaux[1]. Elles étaient 217 fin 2008[2]

En 2008, le parlement a adopté une nouvelle définition des maisons de l'emploi, dans l'article 3 de la loi sur la réforme du service public de l'emploi du 13 février 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Région wallonne[modifier | modifier le code]

Région de Bruxelles-Capitale[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Les maisons de l'emploi :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Ange du Mesnil du Buisson, Rapport du groupe de travail relatif à la préparation de la fusion de l’Anpe et du réseau de l’Assurance chômage, IGAS, février 2008.
  2. Jean-Paul Anciaux, entretien avec le Journal de Saône et Loire, 30 novembre 2008.