Maison de l'armateur

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Maison de l'armateur
Maison armateur 3.JPG
Façade de la maison de l'armateur, Le Havre
Présentation
Type
Destination actuelle
Musée de France
Style
Néo-classique
Architecte
Paul-Michel Thibault
Construction
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
3 quai de l'ÎleVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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La maison de l'armateur est une demeure du XVIIIe siècle située au Havre qui fut la propriété de plusieurs négociants avant d'être transformée en musée. Elle se trouve au 3 quai de l'île, dans le quartier Saint-François, face au port de pêche. Elle a été classée monument historique par arrêté du 26 avril 1950[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison de l'armateur a été édifiée sur les plans de l'architecte de la ville du Havre, Paul-Michel Thibault (1735-1799), à partir de 1790. Paul-Michel Thibault était l'architecte des fortifications et fontainier de la ville du Havre. Martin-Pierre Foäche, un négociant de la cité, acquiert la maison en 1800 ; il y installe ses bureaux et sa résidence d'hiver. Au milieu du XIXe siècle, la résidence est occupée par l'hôtel d'Helvétie. En 1880, elle est transformée en immeuble de rapport.

Le bâtiment reste debout malgré les bombardements du Havre de septembre 1944 qui ont détruit 80 % de la ville. En 1950, elle est inscrite sur la liste des monuments historiques et rachetée cinq ans plus tard par la ville du Havre. C'est la seule maison témoin de l'époque.

Architecture[modifier | modifier le code]

La maison de l'armateur possède une façade d'architecture néo-classique.

Elle s'élève sur cinq niveaux : un rez-de-chaussée (écuries et entrepôt), un entresol, deux étages et un attique.

Les deux étages correspondent à la partie noble, constitué des appartements de la famille avec la chambre de Monsieur, la chambre de Madame, le grand salon, le salon de musique, la salle à manger, et de l'étage de la sociabilité et de la vie intellectuelle, avec le salon de lecture, la bibliothèque, le cabinet des cartes et plans, le cabinet de curiosités des peuples, une chambre des hôtes et un boudoir des souvenirs, le tout aménagé comme espace de vie avec meubles, tableaux et arts décoratifs.

Au début du XIXe siècle, chaque niveau était dédié à un moment de l'existence : les réceptions au premier, le travail au deuxième, la famille au troisième, les loisirs au quatrième. Entre le rez-de-chaussée et le premier étage se trouvent deux escaliers. L'un est en pierre avec un garde-corps en fer forgé sculpté, il était destiné aux propriétaires. L'autre était réservé aux domestiques, il s'agit d'un escalier en bois, à vis de Saint-Gilles.


La caractéristique principale de la maison de l'Armateur est l'organisation de ses vingt pièces [2] autour d'un puits de lumière octogonal. L'exiguïté des pièces est palliée par des miroirs. Le sol est agrémenté de parquet en bois exotique de cinq essences différentes[3].

Collection[modifier | modifier le code]

Ni tout à fait un musée, ni tout à fait une maison, la maison de l'armateur est ouverte aux visiteurs depuis 2006.

Cette maison musée présente divers objets de l'Ancien Régime et du XIXe siècle : meubles, cartes anciennes, statues, peintures, livres anciens. Les pièces sont agrémentées de livres anciens, de tableaux du musée d'art moderne André-Malraux et d'objets du muséum d'histoire naturelle[2]. Parmi les pièces les plus notables, on trouve :

Peinture

Meubles et objets d'art

  • Plat au chien Fô[4] et corbeille de fleurs
  • Sextant à lunette
  • Grand verre en cristal gravé et taillé, Pays-Bas, XVIIIe siècle
  • Maquette du trois-mâts L'Adélaïde

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00100713, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b « Le Havre : maison de l'armateur », Paris-Normandie (consulté le 16 avril 2009)
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Letélier12
  4. Les chiens Fô sont des carlins gardiens des temples en Chine, voir l'article Pug (plus particulièrement le chapitre history) sur la Wikipédia anglophone.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]