Maison de l'Étoile

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Maison de l'Étoile
Maison de l'Étoile 01.JPG
Le pignon surmonté de l'étoile
Présentation
Type
Style
Architecte
Construction
1897
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées
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La « Maison de l'Étoile » (De Sterre en néerlandais) ou « Maison de l'Amman » est une maison de style baroque[1] située au numéro 8 de la Grand-Place de Bruxelles en Belgique, entre la rue Charles Buls et la « Maison du Cygne », au sud de la place.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette maison est située à l'angle de la rue Charles Buls qui s'appelait jadis rue de l'Étoile (Sterstraat), comme l'atteste la légende du dessin de Ferdinand-Joseph Derons qui représente les maisons situées entre cette rue et la rue des Chapeliers :
::"...tot aan den hoek van de Sterstraet op de groote meert".

Elle est déjà mentionnée au XIIIe siècle et devient au XIVe siècle le local de l'Amman, notable bruxellois qui présidait le tribunal composé par les échevins de la Ville[2] (le mot Amman est un mot moyen-néerlandais, composé de amt, « fonction », et man, « homme », correspondant au latin "officialis"[3]).

L'échevin Éverard t'Serclaes, agressé par les hommes de main du seigneur de Gaasbeek, est transporté à la « Maison de l'Étoile » et y décède le 31 mars 1388.

La maison est reconstruite après la destruction des maisons de la Grand-Place lors du bombardement de la ville par les troupes françaises commandées par le maréchal de Villeroy, en août 1695[2].

Elle est démolie en 1853, avec toutes les maisons de la rue de l'Étoile situées du même côté qu'elle, pour élargir la rue[4] et permettre le passage d'un tramway à traction chevaline.

La maison est ensuite reconstruite en 1897 par l'architecte Adolphe Samyn à l'initiative du bourgmestre Charles Buls, avec un rez-de-chaussée percé d'une galerie pour faciliter la circulation[2]. Elle devient alors une annexe de la « Maison du Cygne » voisine.

En 1899, la rue est rebaptisée au nom de Charles Buls et une plaque de style Art nouveau commémorant son action en faveur de la Grand-Place est installée dans la galerie sous la maison.

Les maisons situées entre la rue des Chapeliers et la rue de l'Étoile, devenue depuis rue Charles Buls : la Maison de l'Étoile est à droite.
Dessin de Ferdinand-Joseph Derons (1729)

Architecture[modifier | modifier le code]

La « Maison de l'Étoile », édifiée en pierre de taille, possède la façade la plus étroite de la Grand-Place après la « Maison du Cerf ». Cette façade, non seulement étroite mais également peu élevée, comporte trois travées asymétriques, la travée centrale étant plus large que les travées latérales.

Le rez-de-chaussée est percé d'une galerie abritant le Monument à Everard t'Serclaes, bas-relief en laiton de Julien Dillens ainsi que le Monument à Charles Buls, dû au talent de Victor Rousseau.

Le premier étage et le deuxième étage sont reliés entre eux par des pilastres d'ordre colossal à chapiteaux ornés de feuilles d'acanthe dorées supportant un entablement non orné.

Ces deux étages présentent une structure très semblable : une fenêtre à meneaux centrale encadrée de fenêtres plus petites, avec une décoration uniquement au niveau de l'allège de la fenêtre de la travée centrale (cartouche doré non millésimé au premier et balustres torses rehaussées de dorures au deuxième).

La façade est couronnée par un pignon composé de trois travées séparées par des pilastres à chapiteaux toscans. La travée centrale comprend une fenêtre à piédroits et impostes saillants portant un arc en plein cintre à clef saillante, surmonté d'un larmier courbe doré et d'un œil-de-bœuf ovale orné lui aussi d'une clef saillante et d'un petit larmier courbe doré, motif qui se répète sur chacune des travées latérales du pignon. Les pilastres du pignon supportent un fronton triangulaire portant une étoile dorée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ou plus exactement néobaroque puisque détruite en 1853 et reconstruite en 1897
  2. a b et c Le Patrimoine monumental de la Belgique, Volume 1B, Bruxelles, Pentagone E-M, Pierre Mardaga éditeur, 1993, p.144
  3. Définition du Wiktionnaire
  4. Le Patrimoine monumental de la Belgique, Bruxelles, Volume 1A, Pentagone A-D, Pierre Mardaga éditeur, 1989, p.XXXIII