Famille de Grenier de Lassagne

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Famille de Grenier de Lassagne
Image illustrative de l'article Famille de Grenier de Lassagne
Armes

Blasonnement D'azur à une bande d'argent chargée de 3 étoiles de gueules accompagnée en chef d'une vigne fruitée au naturel et en pointe d'un lévrier de sable[1].
Période XVIe – XXIe siècle
Pays ou province d’origine Royaume de France
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Charges Gentilshommes verriers
Fonctions militaires Officier

La famille de Grenier de Lassagne est une famille subsistante de la noblesse française originaire d'Auvergne[2],[3], reconnue de noblesse d'extraction en 1666[2]. Elle donna des gentilshommes verriers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Selon un article signé Ferdinand Pressouyre dans le Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques, cette famille et les branches qui y sont rattachées seraient probablement un rameau de la famille de Grenier de Laborie[4], dont la filiation est suivie depuis 1252[5] et qui prit le nom de Grenier de Pleaux suite au mariage en 1571 de François de Grenier avec Marguerite de Pleaux, dame héritière en partie de Pleaux[6]. À ce sujet J. Eusèbe Bombal écrit en 1883 dans le Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze : « Une famille de gentilshommes verriers du nom de Grenier alliée aux Riol et aux de Colomb a exploité sur les deux versants de la Cère. Elle parait être issue des Grenier de Laborie mais je n'en ai pas de preuve certaine »[7].

La filiation suivie de la famille de Grenier de Lassagne ne remontant pas au-delà de Pierre de Grenier, trouvé en 1562[8], et celle des autres branches à Peyre de Granier, vivant en 1490, l'hypothèse qu'il s'agisse de rameaux issus de la famille Grenier de Laborie n'est pas prouvée. Les plus anciens gentilshommes verriers de ces familles dont on ait une trace, hors filiation suivie, sont Gilles Garnier ou Granier, qui exerçait en 1434 à la verrerie del Thoron, paroisse de Sommard dans le Tarn[9], Baptiste Garnier, qui exerçait en 1466 à Laguépie, Bertrand Garnier était en 1452 à la verrerie de Cabanes (commune de Saint-Beauzile, Tarn), et, à la verrerie du Bonan (canton de Vaour), Arnal Granier peu avant 1473 ainsi qu'Antoine Garnier, "Commandayre de la dite verrerie du Bonan" en 1473[10].

Filiation[modifier | modifier le code]

Cette famille remonte sa filiation à Pierre de Grenier, marié deux fois:

  • Pierre de Grenier se marie le 6 mars 1562 à Marguerite, dite Mirgue de Vaux, dont deux fils:
    • Jean de Grenier, marié en 1585 à Riquette de Grenier[11],
    • Antoine marié le 11 février 1583 à Catherine de Colomb[12]. Leur fils Antoine de Grenier, gentilhomme verrier, marié à Marie de Clavières, qui a donné la branche des Grenier de Raisins[12]'[13]. Leur fils Jean de Grenier, seigneur de Raisins, des Verrières-Basses de Moussans, a épousé le 11 février 1652 Isabeau de Robert[12], établi à Verreries-de-Moussans[8]. En 1660, un Armand de Grenier, sieur de Raisins, marié à Marie de Maleville, travaille à Moussans[8].
  • Pierre de Grenier se marie à Saint-Mathurin le 21 février 1563 avec Marthe de Colomb, originaire de Siran[11]. Il est fixé vers cette époque à la verrerie de la Bontat paroisse de Camps[11] et il a laissé un fils:
  • David de Grenier, gentilhomme verrier, marié le 1er novembre 1630 à Rouziers en Haute-Auvergne qui a donné la branche des Grenier de Lassagne établie dans le Quercy puis dans le Rouergue[11]; C'est son fils :
  • Antoine de Grenier, né à Cajarc[11], qui porte le premier le nom de sieur de Lassagne. De son mariage en 1692 avec Françoise Célarié, il laisse au moins un fils François-Sylvestre de Grenier, marié le 12 aût 1721 avec Claire de Raynaud, qui lui donne deux fils et quatre filles, dont: Antoine-Blaise de Grenier de Lassagne[11] dont descendent les membres de la famille subsistante.

Lassagne est le nom d'une terre de la Forêt de Grésigne, où Antoine de Grenier s'est sans doute fixé[8].

Branches[modifier | modifier le code]

Différents auteurs relient la famille de Grenier de Lassagne, dont le nom s'est orthographié au fil du temps Grenier ou Granier, avec d'autres familles issues d'une souche commune[14],[15],[16], et qui essaimèrent en Rouergue, Armagnac, Quercy, Foix, Comminges, Bretagne, et Angleterre.

Noble Peyre de Granier, vivant en 1490, était verrier à Fabas au début du XVIe siècle; sa femme était Andrée Despoix ou des Pouys; ses fils Jean, Antoine et Naudet fondèrent trois branches[17] :

  • De l'aîné, Jean, descendent des verriers fixés à Périlhou près de Gabre, dont ils portent le nom; ils se marient dans les familles de Suère et de Grenier; ils portent aussi le nom de Leschard qu'ils partagent avec les Robert (de là descendent les Grenier-Latour et les Grenier-Fajal)[18].
  • Du second, Naudet, descendent les Grenier de Castagnet, de Bernoye, de Hauteserre et de Fonblanque. La branche de Cassagnac se rattache à la branche d'Hauteserre[18].
  • Du troisième fils, Antoine, descendent les Grenier de Montbaillet[18].

Parmi les nombreuses branches formées subsistent actuellement :

  • Grenier de Cardenal, dont le point de jonction n'a pu être établi[19]. Contrairement à diverses branches, elle ne fit pas l'objet d'une maintenue de noblesse[20] ;
  • Granier de Cassagnac (Armagnac), maintenue noble en 1668[3] ;
  • de Grenier de Fonblanque (en) (Languedoc), émigrée en Angleterre en 1740[21] ;
  • de Grenier de Latour (Foix)[17],[18], maintenue noble en 1753[22] ; assemblée générale des gentilshommes verriers du Languedoc à Sommières, 1753[23] ;
  • de Granier de Lilliac (Foix), maintenue noble en 1668[3].

Dans son ouvrage "Les Vieux noms de la France méridionale", Delcer de Puymège relie également la branche Grenier de Laborie à ces dernières, leur donnant à toutes le Quercy comme foyer d'origine[22].

Armes des différentes branches[modifier | modifier le code]

Les différentes branches portent les armes suivantes[16] :

  • Grenier de Cardenal (de) : « D'azur à une grenade d'argent entr'ouverte d'or, la tige en bas ».
  • Granier de Cassagnac et Grenier de Latour (de) : « Parti, au 1, de gueules à trois grenades versées d'or, ouvertes du champ, posées 2 et 1 ; au 2, d'azur au croissant d'argent ».
  • Grenier de Fonblanque (de) : « Coupé, en chef, de gueules à trois grenades d'argent, 2 et 1 ; en pointe, d'azur, à un croissant aussi d'argent ».
  • Grenier de Lassagne (de) : « D'azur à une bande d'argent chargée de trois étoiles de gueules, accompagnée en chef d'une vigne fruitée au naturel, et en pointe d'un lévrier de sable ».

Maitres verriers[modifier | modifier le code]

Les Grenier de Lassagne ont exercé leur activité de verriers à la verrerie de la Bontat paroisse de Camps[11] et la branche aînée après 1653 à Verreries-de-Moussans[12] à la limite de l'Hérault et du Tarn et dans la Forêt de Grésigne[8].

Principales alliances[modifier | modifier le code]

Cette famille s'est alliée plusieurs fois avec d'autres familles de gentilshommes verriers de la région : 1535, 1555, 1709, 1743 de Robert - 1583, 1720 de Colomb - 1630 de Boissieux, puis avec d'autres familles du Rouergue et d'Auvergne: 1660 de Maleville - 1665 de Martrin - 1740 d'Escaffre - 1618 de Plaignes - 1803 d'Arribat - 1834 Delpuech, de Villefranche - 1867 de Baduel d'Oustrac - 1902 Forget - 1927 de Barrau - 1929 Péchaud de Ferval - Pélissier de Féligondes de Léotoing d'Anjony.

Noblesse[modifier | modifier le code]

La famille de Grenier de Lassagne fut maintenue noble et considérée de noblesse d'extraction en 1666.

Armes, blason, devise[modifier | modifier le code]

D'azur à une bande d'argent chargée de trois étoiles de gueules, accompagnée en chef d'une vigne fruitée au naturel, et en pointe d'un lévrier de sable[3].

Titres[modifier | modifier le code]

La famille de Grenier de Lassagne n'est pas titrée mais porte un titre de comte sans fondement connu, « emprunté » selon Philippe du Puy de Clinchamps dans À quel titre[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bouillet, Jean-Baptiste Dictionnaire héraldique de l'Auvergne, tome 3, 1848. Pages 200a (pl. 10, fig. 7) & 210
  2. a et b E de Séréville, F de Saint-Simon Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 999.
  3. a, b, c et d Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 4, page 222.
  4. Ferdinand Pressouyre , article De la paroisse à la commune. Étude d'un cas particulier : Cornac, in Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du comité des travaux historiques et scientifiques, Lot, 1985, p. 188
  5. Jean Baptiste Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, tome III, 1848, page 204.
  6. Louis de Ribier, Recherches sur la Noblesse d'Auvergne, H. Champion, 1907, page 240
  7. J. Eusèbe Bombal in Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Volume 5, 1883, page 578
  8. a, b, c, d et e Bulletin de Société languedocienne de géographie, Volumes 28 à 29, 1905, pages 61 à 64.
  9. Saint-Quirin, Les Verriers du Languedoc 1290-1790, Impr. Delord-Boehm et Martial, 1904, page 252.
  10. Saint-Quirin, Les Verriers du Languedoc 1290-1790, Impr. Delord-Boehm et Martial, 1904, page 253.
  11. a, b, c, d, e, f et g Tristan Busser, Les Gentilshommes verriers de Haute-Auvergne, 2007
  12. a, b, c et d Francis de Riols de Fonclare, Les verreries forestières de Moussans (1450-1890), Toulouse, Jean Bonnet, 1925, in-8°, 260 p.
  13. Élisée de Robert-Garils, Monographie d'une famille et d'un village. La famille de Robert et les gentils-hommes verriers de Gabre, 1899.
  14. Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, 1904
  15. Henry Yzarn de Freissinet de Valady Les châteaux de l'ancien Rouergue, Volume 2, Imprimerie de P. Carrère, 1935, page 67
  16. a et b Maurice de Bonald, Documents généalogiques sur des familles du Rouergue, Laffitte Reprints, 1978, page 423-426
  17. a et b Maurice de Bonald, Documents généalogiques sur des familles du Rouergue, Laffitte Reprints, 1978, page 423.
  18. a, b, c et d Saint-Quirin, Les Verriers du Languedoc 1290-1790, Impr. Delord-Boehm et Martial, 1904, page 234.
  19. Jules Villain, La France Moderne
  20. Pierre-Marie Dioudonnat Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence Sedopols, 1994, page 335.
  21. Revue du Tarn, 970, page 57
  22. a et b Les vieux noms de la France méridionale, M.L. d'Armagnac del Cer, Éditions "La vieille France", Paris, 1981
  23. Saint-Quirin, Les Verriers du Languedoc 1290-1790, Impr. Delord-Boehm et Martial, 1904, p. 136 Pierre de Grenier, sieur de la Tour comparaît et remet ses titres pour être vérifiés, ainsi que les autres gentilshommes verriers cités.
  24. Charondas, À quel titre, volume 36, 1970.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E de Séréville, F de Saint-Simon Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 999.
  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 4, page 222.
  • Tristan Busser, Les Gentilshommes verriers de Haute-Auvergne, Aurillac, 2007, 371 p. Familles verrières présentes en Haute-Auvergne : les Reynaud, les Margerides, les Robert, les Boissieux, les Colomb du Teil, les Grenier, les Suère, les Riols, les Filiquier, les Brun. Sont également concernées les provinces voisines du Limousin et du Quercy.
  • Francis de Riols de Fonclare, Les verreries forestières de Moussans (1450-1890), Toulouse, Jean Bonnet, 1925, in-8°, 260 pages.
  • Bulletin de Société languedocienne de géographie, volumes 28 à 29, 1905, page 61 à 64.
  • Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, 1904.
  • Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, Félix Seguin, Firmin Didot Frères, 1860.
  • Robert Planchon, Les Granier-Grenier, gentilshommes verriers, imprimerie Maugein 19360 Malemort, 1984.
  • Arthur de Cazenove dit Saint-Quirin, Les Verriers du Languedoc 1290-1790, réédition imprimeur Déhan à Montpellier pour l'association « La Réveillée », 1985.

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]