Maison de Corswarem

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Maison de Corswarem
Image illustrative de l’article Maison de Corswarem
Armoiries

Blasonnement Écartelé : aux 1 et 4, burelé d'or et de gueules de dix pièces ; aux 2 et 3, d'argent à deux fasces de sable ; sur le tout, d'hermine à deux fasces de gueules.
Devise « Potius mori quam foedari »
de sable sur un listel d'argent.
Période XIIIe siècle - XXIe siècle

La maison de Corswarem est l'une des plus anciennes familles de la noblesse belge. Son ascendance prouvée remonte à 1213[1]. L'ainé de cette famille porte le titre de duc, les autres ceux de comte ou comtesse. Ils ont pour nom de famille selon les branches de Looz-Corswarem et de Corswarem Looz, de Looz-Corswarem, von Looz-Corswarem, ou de Corswarem.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Armes[modifier | modifier le code]

Armes d'origine[modifier | modifier le code]

Armes de la famille de Corswarem.svg

Blasonnement : "D'hermine à deux fasces de gueules"
Ces armes étaient portées par une branche de cette famille (portant le patronyme de Corswarem) jusqu'en 1955, date de l'extinction de cette branche[2].



Armes contemporaines[modifier | modifier le code]

Blason maison de Corswarem (contemporain).svg

Blasonnement : "Écartelé : aux 1 et 4, burelé d'or et de gueules de dix pièces (qui est Looz) ; aux 2 et 3, d'argent à deux fasces de sable (qui est Diest) ; sur le tout, d'hermine à deux fasces de gueules (qui est Corswarem)[3]."

Armes Looz-Corswarem[modifier | modifier le code]

CoA Looz-Corswarem.svg





Preuves de noblesse[modifier | modifier le code]

  •  : concession du titre de baron de Longchamps transmissible à la primogéniture en faveur d’Hubert de Corswarem[3] ;
  • par l'empereur Charles VI : création des titres de duc de Looz-Corswarem et duc de Corswarem-Looz en faveur de respectivement Louis-Félix-Emmanuel-Chrysostome-Denis, comte de Looz-Corswarem, seigneur de Niel, Longchamps, pair de la province de Namur et de Joseph-Philippe-Hyacinthe-François[3]. Le même diplôme confirme "pour autant que de besoin" le titre de comte de Looz-Corswarem concédé en faveur de François, grand-père d'Hubert sus-mentionné, titre transmissible à toute la descendance ;
  • par l'impératrice Marie-Thérèse : autorisation de porter le titre personnel de prince en faveur de Charles-Louis-Auguste-Emmanuel-Ferdinand (fils du duc de Looz-Corswarem)[3] ;
  •  : concession du titre de marquis de Ligny transmissible à la primogéniture en faveur de Charles, duc de Looz-Corswarem[3] ;
  • par le roi Guillaume Ier : le duc Charles-Louis-Auguste-Ferdinand-Emmanuel de Looz-Corswarem obtient reconnaissance de noblesse et du titre de duc transmissible par ordre de primogéniture, tous les autres descendants porteront celui de prince et princesse[4] ;
  • par le roi Guillaume Ier : reconnaissance de noblesse et du titre de comte pour tous en faveur de Louis-Antoine de Looz-Corswarem[4] ;
  • à Laeken par le roi Léopold Ier : reconnaissance de noblesse et concession du titre de chevalier transmissible par ordre de primogéniture en faveur de Guillaume-Joseph de Corswarem[5]. Les armes sur le diplôme de reconnaissance correspondent aux armes primitives, l'écu sommé de la couronne de chevalier, et supporté par deux griffons au naturel[5] ;
  • à Laeken par le roi Léopold Ier : reconnaissance de noblesse en faveur de Joseph-Théodore de Corswarem, frère du précédent[5] ;
  • à Laeken par le roi Léopold Ier : reconnaissance de noblesse en faveur de Charles-Philippe-François-Gilles de Corswarem.
  • à Bruxelles par le roi Albert Ier : concession du titre personnel de chevalier en faveur de Théodore-Hubert-Félix-Marie de Corswarem, fils du précédent[5]. Les armes sur le diplôme de reconnaissance correspondent aux armes primitives, l'écu sommé de la couronne de chevalier, et supporté par deux griffons d'or, armés et lampassés de gueules[5] ;
  • à Bruxelles par le roi Baudouin : reconnaissance de noblesse en faveur de Clément-Jacques-Joseph-Ghislain de Corswarem[5].

Possessions[modifier | modifier le code]

Seigneuries[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Houtart, Anciennes Familles de Belgique, Bruxelles, 2008, p. 39-40 [anno 1213].
  2. Oscar Coomans de Brachène & George de Hemptinne, État présent de la noblesse belge, Annuaire de 1973, première partie, Com - Cuy, 1973, pp. 76-77. Il faut remarquer que cet ouvrage référence cette branche (ou famille) séparément de la branche (ou famille) subsistante des Looz-Corswarem etc. L'ouvrage ne fait mention d'aucun diplôme ancien pour cette branche alors qu'elle le fait bien pour les Looz-Corswarem etc.
  3. a b c d et e Comte Baudouin d'Ursel, in Le Parchemin, janvier-février 2013, no 403, pp. 2-29
  4. a et b Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, annuaire de 1977, deuxième partie, Lil-Man, Bruxelles, 1977, pp. 209-224.
  5. a b c d e et f Paul Janssens et Luc Duerloo, Armorial de la noblesse belge, 1992. Lire en ligne.
  6. Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique, Crédit Communal, 1955, p. 663 : « Bornem fut érigé en comté au bénéfice de Jean-François Coloma, en 1658. ».
  7. De Herckenrode, Nobiliaire des Pays-Bas, p. 502.
  8. Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique, Crédit Communal, 1955, p. 663 : « Des Coloma, le comté est passé, par mariage, à Jean-François, comte de Looz-Corswarem en 1757, puis à Bernard de Marbais et, (...) ».
  9. Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique, Crédit Communal, 1955, p. 604 : « Après être longtemps demeurée dans la Maison d'Enghien, la seigneurie d'Ecaussines - que l'on appelait aussi la seigneurie de la Folie - passa notamment à (...) et enfin au duc de Looz-Corswarem qui la céda, en 1797, au chevalier Brouwet. »
  10. Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique, Crédit Communal, 1955, p. 941 : « (…) Charles-Henri de Lorraine vendit Wavre, en 1715, à François d'Ansillon, bourgmestre de Bruxelles, dont les fils la cédèrent à Joseph de Looz-Corswarem. Ce dernier seigneur, qui avait été élevé au rang de duc, appliqua son nouveau titre au domaine qui devint ainsi le duché de Wavre. »
  11. Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique, Crédit Communal, 1955, p. 604.
  12. De Seyn, Dictionnaire historique et géographique des communes belges, Tome I, p. 262.
  13. Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique, Crédit Communal, 1955, p. 722.
  14. Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique, Crédit Communal, 1955, p. 870.
  15. Max Servais, Armorial des Provinces et des Communes de Belgique, Crédit Communal, 1955, p. 636

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baudouin d'Ursel, Princes en Belgique - Looz-Corswarem et Corswarem-Looz 1734, in Le Parchemin, 78e année, janvier-, no 403, pp. 1-29.
  • Olivier Lisein, Une branche bâtarde méconnue de l’illustre famille de Corswarem, in Le Parchemin, 81e année, juillet-, no 424, pp. 448–460.
  • Louis Roppe, Adriaen de Corswarem, ridder (1849-1909), in: Nationaal Biografische Woordenboek, Deel IV, Brussel, 1970.
  • W. Massin, De familie van Corswarem te Montenaken in de eerste helft van de 17de eeuw, Hasselt, 1975.
  • L. Renard, ''Les Corswarem descendent-ils des comtes de Looz?, Waremme, 1978.
  • L. Galicia & P. Potargent, Bijdragen tot de geschiedenis van de familie de Corswarem, 1984.
  • Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, annuaire 1987, Bruxelles, 1987.
  • Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, annuaire de 1977, deuxième partie, Lil-Man, Bruxelles, 1977, pp. 209-224.
  • Oscar Coomans de Brachène & George de Hemptinne, État présent de la noblesse belge, Annuaire de 1973, première partie, Com - Cuy, 1973, pp. 76-77.
  • Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Recueil LXI de l'Association royale Office Généalogique et Héraldique de Belgique, Bruxelles, 2008, p. X.
  • Charles Joseph de Francquen, Recueil historique, généalogique, chronologique et nobiliare des maisons et familles illustres et nobles du royaume, préc. de la généalogie historique de la maison royale des Pays-Bas Nassau-Orange, Demanet, (lire en ligne)
  • Fel. Vict Goethals, Miroir des Notabilités nobiliaires de Belgique, des Pays-Bas et du Nord de la France, Polack-Duvivier, (lire en ligne), p. 909 et suiv.
  • gallica.bnf.fr
  • Léon De Herckenrode, Collection de tombes, épitaphes et blasons, recueillis dans les églises

Articles connexes[modifier | modifier le code]