Maison d'Ivrée

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La maison d'Ivrée, appelée aussi maison des comtes palatins de Bourgogne, est une famille de seigneurs originaires du comté d'Oscheret du Royaume de Bourgogne. De cette famille furent notamment issus pendant plusieurs siècles les comtes de Bourgogne et les rois de Castille.

Nom de la Maison d'Ivrée[modifier | modifier le code]

On appelle parfois ses membres les Anscarides du nom d'Anschaire Ier d'Ivrée (860-902). Ce dernier émigra à la fin du IXe siècle en Italie où il fut nommé marquis ou margrave d'Ivrée de l'Empire carolingien dans la région du Piémont, fonction qui fut celle de plusieurs de ses descendants, d'où le nom de la famille.

Néanmoins, le premier membre connu de cette lignée est Amédée d'Oscheret (790-867).

Histoire de la Maison d'Ivrée[modifier | modifier le code]

Roi d'Italie[modifier | modifier le code]

L'un des marquis d'Ivrée, Bérenger II d'Italie, fils d'Adalbert Ier d'Ivrée et de Gisèle de Frioul (880-910), fille du roi d'Italie Bérenger Ier, parvint à devenir roi d'Italie en 950. Néanmoins, il fut destitué l'année suivante par le roi de Germanie Otton Ier. Essayant en vain de reprendre le pouvoir, Otton le fit enfermer à Bamberg où il mourut en 966.

À la mort d'Otton III, le marquis Arduin d'Ivrée se fit couronner roi d'Italie, le 15 février 1002 en l'église Saint-Michel de Pavie. Cependant, l'empereur Henri II prit la route de l'Italie en mars 1004 et se fit couronner roi d'Italie[1]. Vaincu, après un bref intermède à l'été 1014 pendant lequel il essaya de reprendre son trône, il déposa finalement sa couronne royale sur l'autel du monastère de Fruttuaria qu'il avait comblé de ses bienfaits avant d'y devenir moine et d'y mourir le 14 décembre 1015[2].

Comtes de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Suite à l'éviction de Bérenger II, les membres de la Maison d'Ivrée se fixèrent dans le comté de Bourgogne, dont ils devinrent comtes palatins de Bourgogne. En effet, Otte-Guillaume de Bourgogne, le petit-fils de Bérenger II, devint en effet en 982 le premier comte palatin de Bourgogne de la Maison d'Ivrée.

Rois de Castille[modifier | modifier le code]

Une branche cadette de la famille accéda aux trônes de Castille au XIe siècle avec Raymond de Bourgogne (1059-1107), roi de Léon et de Galice par mariage avec Urraque Ire de Castille (fille du roi de Castille Alphonse VI de Castille). Son fils, Alphonse VII fut proclamé empereur par les Espagnols. La Maison de Trastamare est issue d'un bâtard de la Maison d'Ivrée en la personne du roi Henri II de Castille. Par la suite, la maison de Trastamare accéda au trône d'Aragon. La lignée agnatique des Anscarides s'éteignit avec Jeanne Ire, mère de l'empereur Charles Quint.

Revendication[modifier | modifier le code]

Certains nobles italiens prétendraient hériter des droits et titres de la Maison d'Ivrée : le chef de la Maison Royale le prince, marquis, comte Don Luis Roberto di San Martino-Lorenzato d´Ivrea ; le prince, marquis, comte Don Nicolò Polonghera Costa di San Martino d'Aglié di San Germano ; Le prince, marquis, comte Don Carlo Emanuele Valperga di Masino.

Membres célèbres de la Maison d'Ivrée[modifier | modifier le code]

Italie (Marquis d'Ivrée)[modifier | modifier le code]

Franche-Comté (Comte palatin de Bourgogne)[modifier | modifier le code]

Espagne (Roi de Léon, de Galice, de Castille et d'Aragon)[modifier | modifier le code]

France (Reine et princesse de France)[modifier | modifier le code]

États pontificaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carlrichard Brühl, Naissance de deux peuples, Français et Allemands (IXe-XIe siècle), éd. Fayard, août 1996, p. 276.
  2. Carlrichard Brühl, Naissance de deux peuples, Français et Allemands (IXe-XIe siècle), éd. Fayard, août 1996, p. 277.

Articles connexes[modifier | modifier le code]