Maison Renaissance (Montoire-sur-le-Loir)

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Maison Renaissance
Maison du bailli
Maison Busson
Maison de madame de Tucé à Montoire (maison Busson).png
La maison au XIXe siècle.
Présentation
Type
Destination initiale
Habitation
Destination actuelle
Chambre d'hôtes
Monument touristique
Style
Construction
vers 1520
Commanditaire
Maison Frédureau
Propriétaire
Annie Bourdinaud
Patrimonialité
Localisation
Pays
Département
Commune
Adresse
44 place Georges-Clemenceau
Coordonnées

La maison Renaissance est une maison construite au début du XVIe siècle à Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher), place Georges-Clemenceau, reconnue monument historique. Elle est connue sous différents noms, correspondant à ses propriétaires successifs : maison Frédureau, maison du bailli et maison Busson.

Propriété de la seigneuresse locale des Frédureau puis de leurs alliés pendant de nombreux siècles, la maison est acquise en 1853 par le peintre parisien Charles Busson. Ce dernier la revend à la toute fin du XIXe siècle à la famille Gérard de la Fosse. Elle reste en leur possession durant quatre-vingt ans.

Elle est aujourd'hui est un établissement touristique.

Historique[modifier | modifier le code]

La maison est construite vers 1520 avec des motifs Renaissance[1]. Comme la maison voisine du Cadran solaire, elle appartient à la famille du bailli Fredureau[2].

En 1642, lorsque son propriétaire Jacques Frédureau est fait lieutenant de Montoire, il fait sculpter son blason au-dessus de la porte d'entrée[2]. Jaloux, son voisin peint un cadran solaire sur sa façade, avec l'inscription « Ici-bas, rien ne sert d'acquérir des droits certains par ses mérites, puisque le soleil luit aussi bien pour les bons et les méchants »[3]. En réponse, Frédureau écrit au-dessus d'une de ses fenêtres « Justitia tu deleto vindictam » (« Toi justice, détruit l'esprit de revendication. »)[2].

Le bâtiment devient une possession de la famille Hüe de Montaigu, alliée des Frédureau, au cours du XVIIIe ou du XIXe siècle[2]. Aimée Hüe de Montaigu, épouse de Tucé, en est la propriétaire au début du XIXe siècle[4]. La maison est acquise en 1853 par le peintre paysagiste Charles Busson, originaire de Montoire et actif à Paris, qui fait construire un atelier[2] de style parisien[1]. Il la vend une quarantaine d'années plus tard, en 1894, à la famille Gérard de la Fosse. Cette dernière, qui ne l'occupe que partiellement[2], en fait tour à tour un presbytère, une école primaire puis un atelier de couture[1].

La maison, dans son entierté, est inscrite au patrimoine des monuments historiques le [5].

Durant l'Occupation allemande, la maison accueille le siège de la Kommandantur locale[1]. La famille Gérard La Fosse en reste propriétaire jusqu'en 1973[2].

Annie Bourdinaud prend possession du bâtiment durant les années 2000, après qu'il ait été inoccupé pendant une dizaine d'années[2]. Devenu un établissement touristique[1], elle l'aménage en chambre d'hôtes[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Jocelyne Pavie, « Découvrir la Maison Renaissance de Montoire », sur La Nouvelle République, (consulté le 25 novembre 2020).
  2. a b c d e f g h et i Anne Braillon, « La maison Renaissance à découvrir ce mois-ci », sur La Nouvelle République, (consulté le 25 novembre 2020).
  3. « Cadrans insolites en Vendômois et heure d"hiver », sur La Nouvelle République, (consulté le 25 novembre 2020).
  4. Paul Milliet, Une famille de républicains fouriéristes, les Milliet, t. 1, Paris, M. Giard et E. Brière, (notice BnF no FRBNF34211467)
  5. a et b « Maison du 16e siècle (ancienne maison du Bailli) », notice no PA00098510, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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