Mais qui ?

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« Qui ? » ou « Mais qui ? » est un mème antisémite apparu sur Internet en 2021, puis repris comme slogan sur des pancartes lors de certaines manifestations en France[1].

En forme de question dont la réponse ne serait pas connue, cette interrogation faussement innocente utilise le procédé rhétorique de l'ellipse. Sans jamais le dire ouvertement, elle accuse les Juifs tout en s'abstenant de les nommer, l'incitation à la haine raciale étant en France un délit sanctionné par la loi[2]. Qu'il soit ou non accompagné de patronymes ou de portraits de personnalités supposées juives, le « Mais qui… » sous-entend ordinairement une suite telle que « …gouverne le monde ? », « …manipule les médias ? » ou encore « …est à l'origine ou profite de la pandémie de Covid-19 ? ». Il s'agit d'une variante de la théorie du complot juif.

Origine[modifier | modifier le code]

Le spécialiste de la propagande raciste et antisémite sur Internet, Marc Knobel, remarque que « Les choses ont commencé bien avant l'apparition du slogan « Qui ? », stratégie classique de l'extrême droite pour désigner un bouc-émissaire sans le nommer frontalement... Dès le début de la pandémie, on a vu des propos orduriers sur certaines plateformes qui ciblaient Agnès Buzyn..., Yves Levy, ou... Jérôme Salomon. Puis ces accusations se sont étendues aux juifs dans leur ensemble »[3].

La première occurrence de l'expression « Qui ? » aux sous-entendus antisémites date du 18 juin 2021, lors d'un entretien en duplex sur la chaîne télévisée CNews. Le général à la retraite Dominique Delawarde (signataire de la « tribune des généraux » controversée dans le journal d'extrême droite Valeurs actuelles) évoque une minorité contrôlant la « meute médiatique »[4],[5]. Pour que ce propos soit plus explicite[6],[7], le chroniqueur Claude Posternak (membre de La République en marche et président de l'agence d'opinion La Matrice) insiste en lui demandant : « Qui ? Mais dites qui ? »[6]. Dominique Delawarde répond par une périphrase : « La communauté que vous connaissez bien »[8],[4],[9]. L'animateur, Jean-Marc Morandini, interrompt alors le duplex. Peu après, le parquet de Paris ouvre une enquête contre l'ancien militaire pour « diffamation publique et provocation à la haine et à la violence en raison de l'origine ou de l’appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion » ; en , Delawarde a déjà évoqué sur un blog, à propos de « l'hypothèse d'une fraude importante » à l'élection présidentielle américaine, « la “meute médiatique” occidentale, dont nous savons qui la contrôle »[5].

À la suite de l'émission, le hashtag « #qui » se répand sur les réseaux sociaux, souvent utilisé pour cibler la communauté juive[10],[11]. Cette question devient alors un code désignant les Juifs, considérés comme responsables de la « dictature sanitaire », voire « être à la source du Mal »[12].

Sens et développement[modifier | modifier le code]

Éléments de langage[modifier | modifier le code]

D'après Rudy Reichstadt, politologue et directeur de Conspiracy Watch, l'antisémitisme est manifeste pour qui connaît ce type de discours : il s'agit d'éléments de langage antisémite essayant d'esquiver « bien maladroitement, le reproche en antisémitisme »[9],[13]. Reichstadt précise que depuis fin 2018 et le mouvement des Gilets jaunes, ce discours complotiste s’est banalisé à partir du web en prenant la forme de slogans antisémites qui dénoncent pour certains une « dictature » qui sévirait dans un « régime totalitaire » en France[9]. L'historien Tal Bruttmann constate lui aussi qu'« Internet a brisé la chape de plomb qui pesait sur l’expression publique de l’antisémitisme[14]. »

Dominique Sopo, président de SOS Racisme, affirme qu'« il n'y a pas de doute sur la signification de cette pancarte »[4]. Pour lui aussi, « la question « Mais qui ? » est une question faussement codée qui renvoie à l'accusation du fait que les juifs seraient une communauté malfaisante et à l'origine de tous nos maux » ; il voit également derrière cette manœuvre une tentative de l'extrême droite de mener ce nouveau mouvement contestataire[4]. L'avocat Patrick Klugman considère que « ce « Qui ? » devient un signe de ralliement pour les gens qui veulent cibler la communauté juive comme une communauté surpuissante dont les intérêts seraient occultes et différents du reste de la société »[4],[13].

Le sociologue Michel Wieviorka considère que ce « pronom d’apparence innocente qui cible en réalité « les juifs »... les accuse de bénéficier de la crise sanitaire »[15]. Pour l'historien Marc Knobel, « Le message, stigmatisant, est simple. C’est qui sont les responsables de la pandémie, qui profiteraient de tout cela ? Les Juifs »[16],[17].

Le politologue Jean-Yves Camus lit en sous-texte de la question : « Qui cherche à faire croire qu’il existe une pandémie et à tirer profit de ce « mensonge » pour édicter des mesures sanitaires exceptionnelles en termes de libertés publiques ? »[13]. Cette question posée « suggère une intention maligne née dans le cerveau d’un groupe d’individus à qui est attribuée une puissance telle que, de concert, ils poursuivraient un plan caché de domination dont le pass ne serait qu’une étape vers un gouvernement mondial de nature dictatoriale »[13].

La formulation de cette question, sans nommer les Juifs, sous-entend par ailleurs qu'il serait interdit de le faire (ainsi, Rudy Reichstadt évoque le fait que Raphaël Confiant, pour défendre Dieudonné, qualifie les Juifs d'« innommables » en 2006), alors que « ce tabou n’existe que dans la vision du monde paranoïaque des antisémites »[12].

Diffusion[modifier | modifier le code]

« Mais qui ? » devient un mème circulant sur Internet, notamment sur le forum Jeuxvidéo.com, et parmi les sphères antisémites, notamment de l'extrême droite, des partisans d'Alain Soral ou de Dieudonné, ainsi que des militants centrés sur la crise du Covid 19[18]. Le site antisémite Jesuispartout.com[N 1] est créé en 2020, ainsi qu'une chaîne Telegram associée, pour répertorier les personnalités juives ou supposées telles, dans une carte interactive ; le ministre Gérald Darmanin annonce sur Twitter qu'il saisira la justice au sujet de ce site qu'il qualifie de « profondément scandaleux et nauséabond »[19] et le fondateur du site, Samuel Goujon, est mis en examen le 21 août 2021[20].

Quelques semaines après l'interview du général Delawarde[21], certains manifestants anti-passe sanitaire défilent avec cette seule interrogation sur leurs pancartes[10]. Celles-ci sont surtout visibles lors des rassemblements organisés par Florian Philippot les 17, 24 et 31 juillet. Elles rejoignent les différents visuels qui ont déjà fait scandale au fil des rassemblements, mêlant étoiles jaunes, références au régime de Vichy ou au nazisme[22]. Parfois de façon paradoxale, dans une « contradiction absolue », pointe Michel Wievioka[15]. « Avec toutes ces références, on a une illustration de la spécificité de l'antisémitisme »[11], explique l'historien Emmanuel Debono[23]. Interrogés par une chaîne Youtube d'extrême droite, plusieurs participants d'une manifestation, arborant la pancarte « Qui ? », déroulent ensuite des clichés ou allégations antisémites, évoquant les « empoisonneurs de puits », « l'appât du gain », etc.[22].

Le 7 août 2021, ce slogan est repris en rouge sur une pancarte dans une manifestation contre le passe sanitaire, à Metz. La personne qui brandit la pancarte, Cassandre Fristot est enseignante vacataire d'allemand en Moselle et fut membre du Front national, brièvement cheffe de cabinet de Louis Aliot ainsi que candidate aux élections municipales de 2020, ensuite proche du Parti de la France[9],[24],[25]. Elle est placée en garde à vue deux jours plus tard et suspendue de ses fonctions dans l'attente de « suites disciplinaires »[26]. Le , le procureur de la République de Metz annonce un jugement pour « provocation publique à la haine raciale », prévu le [27]. Sa pancarte interroge en rouge puis répond directement en nommant en noir treize noms de familles ou de personnalités[N 2] supposées juives ou prétendument « complices des Juifs »[12],[8],[14]. Il s'agit de responsables politiques, d’intellectuels ou d'économistes dont certains n’ont aucun lien avec la pandémie ou la politique vaccinale mais dont une partie a en commun une appartenance réelle ou supposée à la communauté juive[9]. Les noms Rothschild, B.H.L., Attali, Soros, Drahi, etc. sont tous « des cibles récurrentes de la propagande antisémite depuis des années – et, s’agissant des Rothschild, depuis le XIXe siècle »[12]. Toutes ces personnalités sont qualifiées de « Traîtres !!! »[N 3] en blanc, et la lettre Q (de « Qui ? ») est surmontée de cornes noires diabolisantes, « emblématiques de la passion antijuive »[12],[15]. Lors de ses auditions en garde à vue, l'enseignante assure ne pas comprendre ce qui lui est reproché : elle affirme s'être inspirée pour sa pancarte d'un modèle trouvé sur internet pour dénoncer la politique sanitaire menée par l'exécutif dont le passe sanitaire, à travers « les puissants, et non porter atteinte à une communauté »[26]. Au sujet du drapeau qu'elle tient dans l'autre main, sur lequel on lit « cœur sacré de Jésus, espoir et salut de la France », elle répond que « Malgré les fleurs de lys, même si ça peut faire allusion à un drapeau royaliste, c'est surtout un message de paix »[26]. Dans cette affaire, elle est défendue par Paul Yon, ancien avocat du négationniste Robert Faurisson, et François Wagner[26],[28].

Cette affaire est jugée par le tribunal correctionnel de Metz, le 8 septembre 2021, où Cassandre Fristot ne comparaît pas à l'audience. Le procureur requiert trois mois de prison avec sursis, tandis que les avocats de la prévenue plaident la relaxe. Le tribunal met son jugement en délibéré jusqu'au 20 octobre 2021[28].

Pour le journaliste Éric Naulleau, à travers cet « antisémitisme décontracté auquel rien ne manque, [...] au nom de la lutte contre le passe sanitaire ; ... la bête immonde sait varier les masques »[29]. Les samedis 14 et 20 août, les manifestations dans des villes de France contre le passe sanitaire continuent à être émaillées de slogans provocateurs, de comparaisons avec les horreurs nazies ou de signes d'antisémitisme et marquent un soutien à Cassandre Fristot avec notamment d'autres pancartes «  Qui ? » montrant les visages de Jacques Attali et de Claude Posternak[30],[3],[31].

Si le caractère antisémite de ce slogan n'admet pas d’ambiguïté (« il n’y a pas beaucoup plus antisémite que cette pancarte »[12]), Rudy Reichstadt reconnaît l'ignorance de certaines personnes quant à celui-ci, mais la pancarte « fournit, comme dans un jeu de Cluedo, un certain nombre d’indices, leur laissant le soin de relier les points par [elles]-mêmes »[12]. L'essayiste Tristan Mendès-France estime que ces défilés « sont des manifestations valises, organisées derrière des termes vagues, qui permettent à des communautés qui n’ont rien à voir les unes avec les autres de s’agglomérer »[30],[32] ; « Il y a une extrême hétérogénéité de profils sociaux, beaucoup de gens qui ont toute une série de griefs qui s'accumulent »[33]. Pourtant, malgré des réactions contre l'antisémitisme, d'autres manifestants voient dans la controverse une manière de faire diversion et de décrédibiliser leur mouvement[18]. Pour Rudy Reichstadt, il s'agit de minimiser l'antisémitisme, et pour d'autres en le banalisant[18],[31],[3].

Récurrence et passivité[modifier | modifier le code]

Cependant, Dominique Sopo est frappé par « le caractère récurrent et assumé des choses... Désormais, les porteurs de pancartes ne se cachent pas et il y a une absence de réaction des autres manifestants[31]. Pourtant le slogan « Qui ? » et sa signification antisémite ont été largement médiatisés »[30],[3].

Michel Wieviorka remarque également cette visibilité qui est une nouveauté à travers ce « regain d'antisémitisme » : « Dans ces manifestations anti-pass sanitaire,... l’antisémitisme s’insère de façon décomplexée au sein même de la foule et... personne ne cherche à s’en écarter ou à le dénoncer ». Même si tous les manifestants ne sont pas antisémites, cette expression « trouve son espace... et n'est pas rejetée immédiatement, fortement par tous ceux qui sont autour »[15].

Simplification et fantasme[modifier | modifier le code]

En 2005, l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne considère comme de l'antisémitisme « le fait d'accuser les Juifs de conspirer pour nuire à l'humanité et de blâmer les Juifs « pour les choses qui ne vont pas ». Ceci peut être exprimé dans des discours, par écrit, sous formes visuelles ou par des actions, et utilise de sinistres stéréotypes et des traits de caractère négatifs »[34],[35]. Si la critique utilise des métaphores, des images, de la rhétorique qui sous-entend que les Israéliens ou les Juifs sont maléfiques, c'est encore une fois la projection de l'accusation de meurtre rituel. Un exemple est l'allégation fallacieuse, déshumanisante, diabolisante ou stéréotypée sur les Juifs en tant que tels ou sur la puissance des Juifs, le mythe de la conspiration juive sur le monde, ou que les Juifs contrôlent les médias, l'économie, le gouvernement ou d'autres institutions sociétales[34],[35].

Le sociologue Michel Wieviorka explique que l’antisémitisme des manifestations anti-pass sanitaire est « un petit peu... d'ultra-gauche » mais principalement « celui de l’extrême droite... à l’épaisseur historique énorme », que l’on retrouve régulièrement selon les contextes historiques ; « Il ressuscite, mais ses traits évoluent »[15]. « La crise sanitaire - comme souvent dans l’histoire des crises - est un terreau propice à l’expression de cet antisémitisme » ; «... du Moyen-Âge au Covid, les juifs sont des boucs émissaires traditionnels..., on les accusait d’empoisonner les puits... C'est la première fois depuis très longtemps qu'il y avait besoin de boucs émissaires dans notre société... Dans ces manifestations où les théories du complot embrument l’esprit de certains manifestants, cet antisémitisme archaïque resurgit »[15].

L'historien Marc Knobel considère qu'« Avec son lot d’incertitudes et de peurs, l'épidémie a aussi été instrumentalisée à des fins antisémites »[3]. Pour l'historien Emmanuel Debono, « dans des moments de crise, des mouvements qui agrègent des franges assez hétéroclites de la population comme les gilets jaunes, on a une focalisation, à un moment ou un autre, sur les Juifs »[11]. Pour l'antisémitisme des Gilets jaunes, Wieviorka précise toutefois qu'il s'agit d'« épisodes annexes, en marge, plutôt relativement distinct du message porté par l’ensemble du mouvement »[15]. La focalisation sur les Juifs est « une lecture qui vient simplifier le fonctionnement d'un monde complexe dont on ne comprend pas forcément les tenants et les aboutissants..., explique Debono ; comme si l'antisémitisme hitlérien, dit-on révolu, avait aujourd’hui cédé la place à d’autres victimes (gilets jaunes, musulmans, non vaccinés contre la Covid-19…) appelant une mobilisation contre une nouvelle persécution. L’étoile jaune serait sortie de l’histoire et aurait changé de poitrine », précise Debono qui ajoute que « les Juifs sont là où l’on a besoin qu’ils soient, même quand ils n’y sont pas »[11],[23]. « Le fantasme de l’omniprésence juive, qui explique tout et son contraire, est en cela difficile sinon impossible à éteindre. Il fonctionne à merveille, même en l’absence des Juifs. Pour tout dire, il fonctionne en dehors de la réalité »[23].

Attitude[modifier | modifier le code]

Wieviorka redoute que « sans refus clair et net de la part de chaque manifestant et de ceux qui exhortent la foule de ce type d’expression au sein des cortèges, il est à craindre que sa présence se renforcera ». Le sociologue conclut : « Il ne faut en aucun cas avoir affaire avec cette haine, il faut être chirurgical dans sa façon de la dénoncer. Je dirais même que l’indifférence là-dessus est inacceptable » car ce n'est ni anecdotique ni secondaire[15].

Début septembre 2021, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qualifie d'« infréquentables (...) tous ceux qui sont d'extrême droite, qui sont complotistes, qui sont antisémites et qui, finalement, se servent de cet argument-là pour pousser leurs idées », et ne souhaite pas être assimilé à ces manifestants contre le passe sanitaire.[36]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le site Jesuispartout.com reprend le nom du journal hebdomadaire collaborationniste français et antisémite, de sa création en 1930 à sa disparition en 1944, Je suis partout. Son rédacteur en chef de l'époque, Robert Brasillach, a été condamné à mort à la Libération, en 1945, pour intelligence avec l'ennemi.
  2. Les noms apparaissant sont, de haut en bas et de gauche à droite : Rothschild, Fabius, Attali, Buzyn, Attal, Véran, BFM Drahi, Macron, Salomon, Soros, K. Schwab, B.H.L., Ferguson.
  3. Reichstadt rappelle que « l’antisémitisme considère les Juifs comme les membres d’un vaste complot, c’est-à-dire comme des traîtres congénitaux, précisément. C’est sans doute là un héritage de l’antijudaïsme chrétien, qui fit de Judas le « traître » par excellence ». Lire en ligne et voir l'article sur la notion du peuple déicide dont découle l'antisémitisme chrétien.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'une des premières pancartes « Mais qui ? » est brandie à Metz par Cassandre Fristot. Le samedi suivant, d'autres pancartes apparaissent : « Mais qui ? Je suis Cassandre. » Le mouvement intégriste Civitas invite les manifestants à défiler avec des pancartes « Mais qui ? ». « À Metz, l'ombre de la pancarte antisémite plane sur la manifestation anti-pass », L'Express, 14 août 2021.
  2. Site de la République française.
  3. a b c d et e « Covid-19. Dans les manifestations anti-pass, l'antisémitisme se banalise », sur www.dna.fr, (consulté le )
  4. a b c d et e Hugues Garnier, « "Mais qui?", "Qui?": ce que signifie ce slogan de certains manifestants anti-pass sanitaire », sur BFMTV, (consulté le )
  5. a et b « Une enquête ouverte contre un général à la retraite accusé d’avoir proféré des propos antisémites sur CNews », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
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  7. « «Mais qui ?» : que signifie ce slogan antisémite écrit sur les pancartes de manifestants anti-passe sanitaire ? », sur LEFIGARO (consulté le )
  8. a et b Fanny Rocher, « Une pancarte antisémite brandie à Metz par une manifestante anti-pass: le parquet ouvre une enquête », sur BFMTV, (consulté le )
  9. a b c d et e Rachel Noël, « Pourquoi la pancarte de la manifestation anti-pass sanitaire à Metz est considérée comme antisémite », sur France Bleu, (consulté le )
  10. a et b « "Mais qui ?" : quel est ce slogan antisémite sur la pancarte de la manifestante interpellée à Metz », sur midilibre.fr, (consulté le )
  11. a b c et d Chloë Cambreling, « Pancarte antisémite : d’où proviennent les slogans antisémites identifiés dans les manifestations contre le pass sanitaire ? », sur France Culture (consulté le )
  12. a b c d e f et g William Audureau, « Pancarte « Mais qui ? » : « L’antisémitisme auquel nous sommes confrontés avance en oblique, il prend des détours » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. a b c et d Jean-Yves Camus, « Antisémitisme : la stratégie du sous-entendu », sur Charlie Hebdo, (consulté le )
  14. a et b « Les accusations d'empoisonnement par les Juifs avaient disparu depuis le Moyen Âge », Le Monde, 18 août 2021.
  15. a b c d e f g et h Hortense de Montalivet, « Antisémitisme dans les manifestations: "Sa nouveauté, c'est sa visibilité", alerte Michel Wieviorka », sur Le HuffPost, (consulté le )
  16. « Manif anti-pass sanitaire: d’où vient le slogan antisémite «Qui?», adopté par l’extrême-droite? », sur La Voix du Nord, (consulté le )
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  19. « Gérald Darmanin condamne la mise en ligne d'un "site antisémite" qui liste des personnalités selon leur supposée appartenance à la communauté juive », sur Franceinfo, (consulté le )
  20. « Le créateur du site antisémite "Ils sont partout" est mis en examen », sur LaProvence.com, (consulté le )
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  33. Paolo Philippe, « TEMOIGNAGES. "Manque de recul sur les vaccins", "injustice", "perte de libertés"... On a rencontré des opposants au pass sanitaire », sur Franceinfo, (consulté le )
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  35. a et b (en) European Commission, « Definition of antisemitism », sur ec.europa.eu
  36. « Manifestations anti-passe sanitaire : on y rencontre «des gens infréquentables», estime Laurent Berger », sur LEFIGARO, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]