Mairie du 9e arrondissement de Paris

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Mairie du 9e arrondissement de Paris
ParisMairie9ème.JPG
Façade sur cour de l'hôtel d'Augny
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Mairie d'arrondissement
Architecte
Construction
Statut patrimonial
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées

La mairie du 9e arrondissement de Paris est le bâtiment qui héberge les services municipaux du 9e arrondissement de Paris, en France. Ce bâtiment fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La mairie du 9e arrondissement est située rue Drouot.

Historique[modifier | modifier le code]

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L'Hôtel d'Augny[modifier | modifier le code]

Le bâtiment a été conçu par l'architecte Charles-Étienne Briseux pour le fermier général Alexandre d'Augny (1715-1798)[2] et construit de 1746 à 1748.

L'Hôtel d'Augny est, selon un contemporain, « une des plus belles maisons de Paris[3] », et un autre ajoute : « avec des petits appartements comme chez le Roi, manége couvert, bains, basse-cour, le tout orné de peintures des plus célèbres artistes[4] ». Ont notamment participé à sa décoration Nicolas Pineau, qui fit les sculptures des salons, Pierre Nicolas Huilliot, François Boucher, Jean-Baptiste Marie Pierre et Louis-Joseph Le Lorrain qui ornèrent les plafonds, les dessus de porte et les trumeaux [5],[6].

C'est en ces lieux que se tiendra, du vivant et en présence de Fontenelle, une des premières répétitions de la remise en musique d'Énée et Lavinie par Antoine Dauvergne[7].

Après la chute de Robespierre, c'est à l'Hôtel d'Augny que se tint un Bal des victimes[8].

Au décès d'Alexandre d'Augny en 1798, son cousin Dominique Joseph Parron en hérite et le met en location. Nicolas Duchesne, maître sellier et carrossier, son épouse Antoinette Françoise Gaudry et Théodore Antoine Adolphe Lasalle signent un bail de location de l'hôtel d'Augny d'une durée de 9 ans, pour la somme de 19 000 francs annuel.

Duchesne utilise une partie de l'hôtel d'Augny pour agrandir sa sellerie du boulevard Montmartre et sous-loue les appartements de prestige de l'hôtel au marquis de Livry et à son épouse, mademoiselle Saulnier, ancienne première danseuse de l'Opéra. Ils y installèrent un des plus célèbres club de jeux d'Europe : le Cercle des Étrangers. Sous le Directoire et le Consulat étaient organisés de nombreuses fêtes et bals. Ceux de l'hôtel d'Augny, les « bals des Étrangers », étaient réputés. On venait jouer masqué, ainsi, sous couvert d'anonymat, certaines grandes fortunes y ont été défaites. Comme cette dame d'honneur de Joséphine qui perdit une somme si considérable au Cercle qu'elle fut révoquée des Tuileries. Napoléon interdit les jeux masqués et l'hôtel d'Augny est surveillé de près.

En 1806, Joseph Parron vend sa propriété à la maison Robillard & Cie, une des plus importantes manufactures de tabac au monde. Robillard fit édifier deux ateliers de fabrication de tabac au fond du jardin tandis que les salons continuèrent d'abriter les jeux.

Puis, l'hôtel d'Augny est acquis en 1813 par Jean Joseph Bernard, à qui Savary avait affermé les jeux de Paris pour une durée de six ans[9]. Sous la Restauration, les jeux du Cercle des Étrangers restent très prisés.

En 1819 la maison et le mobilier servant aux jeux sont loués à Boursault. Les ateliers de la manufacture Robillard sont détruits et le jardin reprend sa taille originale.

Bouton de porte avec les initiales AA d'Alexandre Aguado

Sous Charles X, l'activité des jeux commence à décliner, jusqu'à leur interdiction en 1836, sous Louis-Philippe.

L'Hôtel d'Aguado[modifier | modifier le code]

En 1829, Jean Joseph Bernard vend sa maison au banquier Alexandre Aguado pour 500 000 francs. L'hôtel d'Augny devient alors l'hôtel Aguado, lequel transforme entièrement la décoration intérieure, remplaçant les ornementations rococo par une décoration plus sobre, typique de l'époque Charles X. Les balcons en fer forgé ainsi que les boutons de porte sont marqués de ses initiales « AA ».

Aguado conserva l'hôtel jusqu'à son décès, en 1842. La Compagnie d'assurances générales sur la vie des hommes acheta la propriété en 1844, pour 1 000 050 francs.
La compagnie de banque Ganneron & Goüin s'y installe ensuite, mais le fond du jardin est cédé à la société qui gère le passage Jouffroy et qui projetait de réaliser soit une rue, soit un passage couvert entre le boulevard Montmartre et la rue de la Grange-Batelière. Une porte d'accès à l'hôtel devait être prévue. La société opte pour un passage couvert, et la porte existe toujours entre la mairie et le passage Jouffroy.

La mairie d'arrondissement[modifier | modifier le code]

En 1848, il est acquis par la ville de Paris pour y installer la mairie de l'ancien 2e arrondissement, puis celle du 9e après l'extension de la capitale en 1860. Deux ailes latérales construites par l'architecte Alfred-Philibert Aldrophe dans un style semblable au bâtiment central remplacent les communs afin d'agrandir les services de la mairie. L'aile droite est achevée en 1885 et celle de gauche en 1890.

Dans la cour se trouve, à gauche, le monument aux morts du 9e arrondissement et en face, à droite, une statue en bronze de style Art déco, qui représente une allégorie de la Victoire, œuvre de François-Léon Sicard, fondue à la cire perdue dans les ateliers L. Gatti. Cette statue a été présentée au Salon de 1932 sous le titre Le IXe arrondissement à ses morts 1914-1918.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]