Maintenon

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Maintenon
Le château de Maintenon.
Le château de Maintenon.
Blason de Maintenon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Épernon
Intercommunalité Communauté de communes des Portes Euréliennes d’Île-de-France (Eure-et-Loir)
Maire
Mandat
Michel Bellanger (UMP)
2014-2020
Code postal 28130
Code commune 28227
Démographie
Population
municipale
4 296 hab. (2014)
Densité 376 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 19″ nord, 1° 34′ 46″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 166 m
Superficie 11,44 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-maintenon.fr

Maintenon est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé au sein d'une vallée fertile au confluent de l’Eure et de la Voise, Maintenon se trouve dans la région naturelle du bassin parisien à l’extrême limite du nord de la Beauce, jouxtant le Thymerais.

Communes limitrophes de Maintenon
Villiers-le-Morhier Saint-Martin-de-Nigelles Hanches
Pierres Maintenon
Bouglainval
Chartainvilliers
Saint-Piat
Mévoisins
Houx

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est composé de différentes couches géologiques. On trouve :

  • d’anciens crétacés de la fin de l’ère secondaire pendant laquelle s’est formée la craie ;
  • du tertiaire moyen formé de sable de Fontainebleau au Parc, ou d’argile, de silex ou encore de calcaire de Beauce ;
  • du tertiaire supérieur formé de sable inférieur, limon des plateaux ;
  • de terrains diluviens (sable et gravier) en vallée de l’Eure et à Maingournois ;
  • des alluvions modernes en vallée tourbeuse de la Voise.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est arrosée par de nombreuses rivières : l’Eure, la Voise, la Marolle, le Guéreau et le canal Louis XIV.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Maintenon est le point de départ de plusieurs routes :

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Maintenon possède une gare sur la ligne Paris-Chartres-Nogent-Le-Rotrou-Le Mans avec deux arrêts par heure en moyenne. La gare est située à plus d'un kilomètre du centre-ville.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune de Maintenon est desservie par de nombreuses lignes du réseau Transbeauce[1] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Maintenon au fil des temps[modifier | modifier le code]

Vue sur les ruines de l'aqueduc de Maintenon.

On découvre pour la première fois le nom de Mestenon dans un document du XIe siècle, Mextenum 1123, Meistenon 1150, Meinthenon 1257. Nom obscur.

Le statut juridique de cette terre évolua et se transforma au Xe siècle en manse seigneuriale.

L'histoire du château remonte au Moyen Âge. Il fut la première forteresse des vassaux et comtes de Monfort. De nombreux seigneurs se succédèrent du Xe au XIIe siècle : Avesguaud (978), Germond Ier (1010), Mainier et sa femme Élisabeth (1107), Guillaume de Maintenon (1160), Amaury et sa femme Émeline (1160-1210), Hughes de Maintenon suivis par plusieurs seigneurs Amaury.

Le château à proprement parler fut construit dans un style Renaissance à partir de 1509 sous l'impulsion du propriétaire des lieux, Jean Cottereau, le trésorier surintendant des finances sous Louis XII, puis sous François Ier et Henri II. À sa mort en 1530, il le laisse en héritage ainsi que les terres environnantes à Jacques d'Angennes, seigneur de Rambouillet, son gendre. Son fils Louis d'Angennes en hérite en 1562 et devient baron de Maintenon.

Ses héritiers vendent la propriété au marquis de Villeray-d'Angennes. Le 27 décembre 1674, Françoise d’Angennes épouse Odet de Riantz, marquis de Villeroy, héritière de Charles François d'Angennes, vend son château et le titre de Maintenon pour 150 000 livres à la veuve du poète Scarron, dame Françoise d'Aubigné qui devient ainsi marquise de Maintenon.

Dès lors, le château s'agrandit et s'embellit par de grands travaux financés par le roi et devient un château quasi royal. Le parc fut dessiné par Le Nôtre. Racine y vint souvent méditer tandis que c'est à Vauban que l'on doit l'aqueduc. Celui-ci ne fut jamais terminé du fait des guerres et du paludisme et les travaux furent abandonnés en 1688. L'édifice qui devait comprendre trois rangées d'arcades superposées était destiné à amener les eaux de l'Eure depuis sa source jusqu'à Versailles.

Le domaine de Maintenon passa ensuite dans la famille de Noailles à la suite du mariage de Françoise-Amable d'Aubigné au duc d'Ayen, Adrien Maurice, fils du maréchal de Noailles. Le roi Charles X sur le chemin de l'exil coucha au château en 1830.

Maintenon fut occupé par les troupes prussiennes de 1870 à 1871. Enfin, la ville a reçu la visite du général de Gaulle et du président Georges Pompidou.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Avant 1789[modifier | modifier le code]

D’une superficie d'un hectare, Maintenon correspondait à deux paroisses et une collecte, circonscription fiscale de base de la perception de la taille. Dépendant de la ville d’Orléans pour le gouvernement et l’intendance, elle était rattachée et dépendait de Chartres au niveau de l’élection (regroupement de collectes), de la subdélégation, pour le grenier à sel, la coutume, le bailliage ainsi que pour le diocèse.

Rattachée au doyenné d’Épernon, Maintenon avait pour paroisses : Saint-Nicolas (le seigneur du lieu, Louis, duc de Noailles, pair et maréchal de France) et Saint-Pierre (pour le grand archidiacre).

Présidée par Louis Henry Houy (avocat au Parlement), la préparation des États généraux eut lieu le 1er mars. Les députés étaient Louis Richer, procureur fiscal, Louis Henry Houy, Pierre Morice, marchand et Mathurin Lavigne, vigneron. Malheureusement, le cahier de doléances est perdu.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Le canton de Maintenon fait partie du district de la ville de Chartres. En l’an IX, conformément à la transformation par l’Assemblée constituante des anciennes divisions de la France monarchique en départements, le canton de Maintenon fait partie de l’arrondissement de Chartres, dans le département d’Eure-et-Loir. Là comme ailleurs, l’état civil passe de la responsabilité du clergé à l’administration.

On assiste également, le 26 février 1792, à la vente de biens nationaux ayant appartenu au clergé, dans le cadre de la spoliation de l'Église de ses biens.

Un autre acte de vente du 22 floréal an III concernant la succession de Noailles met en lumière la situation de toute une noblesse acculée à l’époque à émigrer. La description très précise de la ferme qui est faite à cette occasion donne une très bonne idée de son importance. Par ailleurs, il a été relevé dans des extraits de délibérations du conseil municipal de l’année 1792 que la succession de Noailles est tombée au profit de la République le 26 frimaire an II, ainsi que la décision de fondre les cloches.

Nous assistons également au dépôt à la maison commune des registres de baptême, mariages et sépultures tenus jusque-là par les « deux » curés de la paroisse et à la nomination d’un officier public affecté à leur tenue.

Les manifestations de la République se multiplient : feu de joie pour fêter le succès de l’armée française, chant de la Marseillaise, décision de la destruction des vieilles armoiries et achat d’un bonnet de la liberté.

La lecture de quelques actes officiels, tel celui ayant trait à la laïcisation, permet de mieux cerner cette période de grands bouleversements.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , lors de la deuxième phase de la campagne de France, des soldats allemands, appartenant probablement à la Ire division de cavalerie allemande, massacrèrent près de Maintenon une cinquantaine de tirailleurs sénégalais prisonniers, dont de nombreux blessés, appartenant au 26e régiment de tirailleurs sénégalais[2].

La ville est secouée par l'explosion, dans la gare, d'un train de munitions le 18 février 1944[3].

Un bombardement, par la Royal Air Force, de la gare et du dépôt de munitions de la ville, dans la nuit du 30 avril au , causa la mort de 16 civils et de 7 Allemands[4]. Cet événement est rappelé par un odonyme : la rue du Premier-Mai-1944.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Maintenon est le chef-lieu de son canton. Cette ville appartient à l’arrondissement de la préfecture du département, Chartres, et au département d’Eure-et-Loir, en région Centre.

Dans le cadre d’une politique favorisant l’intercommunalité, elle a participé à la création d'une communauté de communes s'intitulant les Terrasses et Vallées de Maintenon qui regroupe aujourd'hui 10 communes : Bouglainval, Chartainvilliers, Houx, Maintenon, Mévoisins, Pierres, Saint-Piat, Soulaires, Villiers-le-Morhier et Yermenonville.

L’intercommunalité est déjà une réalité pour Maintenon et Pierres, qui ont mené avec succès des projets communs permettant la réalisation d’équipements socio-culturels et sportifs ainsi que de favoriser la mise en œuvre de travaux en cours d’achèvement, tels ceux de l’interconnexion des réseaux d’eau potable.

Maintenon intègre plusieurs hameaux, dont Le Parc, Maingournois et Saint-Mamert[5].

Le dernier recensement datant de mars 1990 fait apparaître une population de 4 440 habitants (2 177 hommes et 2 263 femmes). Depuis 1990, la commune a gagné 279 habitants. En vingt-quatre ans, elle en a gagné 1 127.

365 habitants de 75 ans et plus représentent 8,2 % de la population, alors que 1 137 jeunes en représentent 25,6 %.

2 110 personnes sont actives, parmi lesquelles 180 cherchent du travail. 142 exercent un travail à leur compte ou aident un conjoint. 1 547 personnes vont travailler au dehors. Celles qui exercent dans la commune sont donc une petite minorité. 29,9 % travaillent dans le département, 50,4 % hors du département

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Michel Bellanger UMP-LR Retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 296 habitants, en diminution de -4,13 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 605 1 643 1 542 1 690 1 800 1 842 2 061 1 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 881 1 879 1 920 1 768 1 764 1 887 2 037 2 057 2 057
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 067 2 013 2 045 2 028 2 091 2 134 2 140 2 066 2 304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 978 3 325 3 313 3 388 4 161 4 440 4 472 4 481 4 296
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.
Ce site du Néolithique, s'étendant à la fois sur Saint-Piat et Maintenon, réunit trois dolmens et un menhir. Il a été notamment fouillé de 1983 à 2000 par Dominique Jagu[13] et son équipe.
  • L'église Saint-Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Michel Maunoury, 1914.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Maintenon

Les armes de la commune de Maintenon se blasonnent ainsi :

De gueules à la bande d'or, au franc-quartier d'argent chargé d'une tête de lion de sable lampassée de gueules couronné d'une couronne murale à trois tours de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]