Magnus (roman)

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Magnus
Auteur Sylvie Germain
Pays Drapeau de la France France
Genre roman
Éditeur Albin Michel
Date de parution 2005
Nombre de pages 260
ISBN 978-2-07-033648-7
Chronologie

Magnus est un roman français de Sylvie Germain, publié en 2005, qui a reçu le Prix Goncourt des lycéens et le Prix Liste Goncourt : le choix polonais.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans ce roman, un homme, Magnus, à la mémoire lacunaire cherche sa véritable identité, son nom, qu'il ne connaît même pas. Il souffre aussi d'avoir été adopté par la femme d'un médecin-tortionnaire nazi à la suite d'un bombardement où il perd la mémoire. Magnus a un ours en peluche et il va l'accompagner tout au long du récit.

Personnages[modifier | modifier le code]

Magnus : personnage éponyme ayant perdu une partie de sa mémoire : il ne se souvient plus des cinq premières années de son existence à cause d'une grave maladie selon les dires de ses parents adoptifs. Orphelin adopté par les Dunkeltal, il est d'abord appelé Franz-Georg, puis change de nom plusieurs fois et prend enfin le nom de Magnus, en hommage à son ours en peluche, seul témoin des premières années de sa vie. Ses parents adoptifs fuient l'Allemagne pour éviter une arrestation provoqué par les méfaits que son père a réalisés pendant la S.G.M. (c.f Clemens Dunkeltal). Sa vie est très fragmentée, parsemée de mensonges et d'oublis.

Peggy Bell : personnage à la chevelure rousse qui apparaît à plusieurs reprises dans la vie de Magnus. Ils se rencontrent pour la première fois un jour où elle rend visite chez les Schmalker. Magnus lui avait alors volé un baiser et ils ne se revirent que beaucoup plus tard en Angleterre, elle est la première et dernière femme qu'il aura aimée.

Clemens Dunkeltal : père adoptif de Magnus, médecin nazi, et époux de Théa Dunkeltal, qui après la fin de la S.G.M a fui au Mexique car il est accusé d'avoir utilisé la médecine sur les prisonniers des camps. Après une cavale de trois ans, il est déclaré mort sous le nom de Felipe Gómez Herrera. En réalité, il se cache en Autriche où Magnus le retrouve des années plus tard.

May Gleanerstones : femme que Magnus sauve à la suite de son voyage au Mexique, en lui évitant d'être fauchée par une voiture. De onze ans plus âgée que son sauveur, elle deviendra son amante pendant un certain temps. Elle est mariée à Terence, son cousin homosexuel, pour avoir un lien symbolique. Elle meurt de maladie durant sa période de relation avec Magnus.

Terence : Cousin et mari symbolique de May, il mêne lui aussi une histoire d'amour avec Scott qu'il quittera après la mort de May.

Frère Jean : moine que Magnus va rencontrer pendant son immigration en France. Il a d'abord pris ce "moine clownesque" pour une femme lors de leur première rencontre à proximité du village de Bazoches. Ce personnage atypique prend soin de ses abeilles qui semblent lui apporter de l'affection. Il aide Magnus à retourner à la vie en lui faisant partager ce qu'il a découvert: malgré les souffrances dont est jalonnée la vie, celle-ci vaut la peine d'être vécue.

Lothar Schmalker : oncle adoptif de Magnus; il est le frère de Théa Dunkeltal et est devenu pasteur; il s'est éloigné d'elle car il a épousé une femme juive. Il réside au Royaume-Uni et accueille Magnus chez lui. Il compte beaucoup pour Magnus et sa mort va l'attrister. Il aime tout particulièrement le "Sermon sur la Montagne" du Nouveau Testament que Magnus lui lit régulièrement lorsqu'il devient aveugle à la fin de sa vie.

Accueil[modifier | modifier le code]

La critique francophone apprécie ce roman frémissant sur la mémoire impossible d'un siècle de carnages[1],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Kéchichian, « "Accouché par la guerre" », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. https://chapitres.hypotheses.org/1129

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]