Magnant

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Magnant
Magnant
Église Saint-Julien-l'Hospitalier de Magnant.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes du Barséquanais en Champagne
Maire
Mandat
Francine Bonzano
2020-2026
Code postal 10110
Code commune 10213
Démographie
Gentilé Magnantais, Magnantaises
Population
municipale
160 hab. (2019 en diminution de 7,51 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 16″ nord, 4° 25′ 24″ est
Superficie 15,32 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bar-sur-Seine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bar-sur-Seine
Législatives Première circonscription
Localisation
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Magnant

Magnant est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Magnant est située à proximité du lac d'Orient

Topographie[modifier | modifier le code]

Le cadastre de 1813 cite : Bouchot, Chanet[1], Cour de Villiers, Dusy, le Foulon, Grande-Borne, voie de Lambry, bois de Magnant[2], Maladière, les Masures, la Motte, Moulins-à-vents et Vieux-Moulin, Saint-Antoine, Saint-Hilaire et Villiers-le-Bourg au territoire.

Magnant est cité dès le XIIe siècle dans le cartulaire de Molesme[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Magnant est une commune rurale[Note 1],[4]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bar-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,3 %), forêts (8,5 %), prairies (3,8 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %), zones urbanisées (1,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fief relevait de Bars-sur-Seine, cité en 1206 par un acte de transaction entre Milon, comte de Bar et Gui de Jully. EN 1762, Olympe Jubert du Thil était dame de Magnant et l'épouse de César-François, comte de Chastellux. L'abbaye de Montiéramey était seigneur depuis 1178 de tout ou partie de Magnant.

En 1789, le village dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Bar-sur-Aube et du bailliage de Troyes.

Le général de Gaulle est venu à Magnant le , Magnant est la commune où le maréchal Leclerc a été blessé durant la guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Entre le et le , Magnant était au canton de Marolles-les-Bailly puis au canton de Bar jusqu'en l'an X.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 M. Jean-Claude Marisy    
mars 2008 2014 Mme Lucille Coquerelle[11]    
mars 2014 mai 2020 M. Dominique Marisy DVD Agriculteur
mai 2020 En cours Francine Bonzano [12]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2019, la commune comptait 160 habitants[Note 3], en diminution de 7,51 % par rapport à 2013 (Aube : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
438459476456484474479474461
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
508474478422408393394396360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
389360312285283293248210203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
222202186149185190180182179
2015 2019 - - - - - - -
165160-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villiers-le-Bourg[modifier | modifier le code]

Ancien hameau qui est cité en 1154 lorsque Garnier de Vilers est témoin pour un accord avec l'abbaye de Beaulieu. La grange de Villiers apparaît en 1178 dans une bulle d'Alexandre III qui confirme la possession par l'abbaye de Montiéramey. Il dépendait de la Mairie royale de Lusigny. En 1770 le hameau avait vingt maisons et soixante communiants.

Dusy[modifier | modifier le code]

Ancien fief de la châtellenie de Bar-sur-Seine cité dès 1338 qui était à l'abbaye de Montiéramey en 1178[17].

Cour de Villiers[modifier | modifier le code]

Aussi noté Villere. Hameau cité en 1386[18]. Une grange de l'abbaye de Montiéramey citée en 1630. En 1847 il y avait cent habitants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. FOntaine sur la route de Fralignes.
  2. en 1380 il faisait quinze arpents.
  3. Jacques Laurent, Cartulaires de Molesme, Dijon, 1907-1911.
  4. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  12. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21600678
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. Auguste Longnon, Documents relatifs au comté de Champagne et Brie, 1901-1911, III, p54.
  18. Archives départementales de la Côte-d'Or, B 3024, 2e compte, f°76 v°.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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